UNIVERSELLE. 499
trtyrrhe , de maflich ßcde faffran , elles font bien inutiles. L'extrait d'aloesfeulpre-
pare comme/e Tai decnt dans mon Traite de Chymie, agiramieux & avecplus de
force que cette grande 8c embaraffante compofition & ii produira des effets fem-
blables a ceux qu'on demande d'elle.
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Ptlules doe'ph angines , de Mynßcht.
Preitez. desfeuilles de fennemondees ,deux onces,De U racine de polypode , une once; de (eile d''ellebore mir , deml once'Des trochifques alhandal, de l'ecorce d? oranges & de la femence de cumm , de chacu*
deux dragmes ,De l'abjintbe , du, cbardon benit, du cbamepytis, &de la veronique, de chacun une
demi poignee ,Des fleurs cordiales, du fioschas trabique , de petite centauree & de chamomille , de
chacunes , une poignee & demie.
Faites infufer tontes ces drogues groffierement concaffees dans une fuffifante quanütedt v'm de malvoiße > & les y faites bouillir enfuite a petit feu jufqu'a la diminutiondes deux tiers de la liqueur; apres quoi vous en ferez* une forte expreßlon, & vous dif-foudrez.huit onces d'aloes fuccotrin dans une hvre de cette decoctton.
Vous fer et. enfuite evaporer la diffolution jufqu'a une epaißeur raifonnable , puisvous y ajouterex.
Des poudres diamofchi & diambra t de chacune deux dragmes ,De Celles de myrrhe, de maflich & de faffran oriental, de chacune une dragme & demie.Des builes de chamomille , de fuccin blanc reftifie t de rofmarin , de cumm & de carvi ,
de chacune dix-hnit gouttes.
Melez. tontes ces drogues, & les incorporeu en teile forte que Von en puiffe formerftne maffe de pilules felon l'art.
R E M A R Q_U E S.
On concaffera les premieres drogues, onles mettra dans un pot de terre verruße,on verfera deffus de la malvoifie ou du vind'Efpagne jufqu'a la hauteur de quarredoigts ou plus, enforte que la mauere trempe tuftifamment, on couvrira le por ,on laiffera les drogues en infufion pendant deux jours chaudement, enfuite 011 lesfera bouillir a pent feu jufqu'a diminution des deux tiers de l'humidite , on coulerala decoction, on preflera fortement le marc, dans la colature on difToudra l'aloes,Sc l'on fera evaporer la diffolution a petit feu jufqu'a confiftence de miel •, puis ony ajoutera le maftich, larmyrrhe, le faffran qu'on aura reduits en poudre fubtile, lespoudres diamofchi &c diambra & les efTences , on agitera bien le rout enfemble,pour en faire une maffe qu'on gardera & l'on en formera des pilules au befoin.
Elles purgent les humeurs tartareufes & pituireuies, elles chaffent les vents, on
scn fert dans l'epilepfie, danslaimelancoliehy pochondiiaque, dansl'apoplexie,dans
le vertige, dans la migraine. La dofe en eft depuis un fcrupule jufqu'a une dragme.
J'ai dit en la defcription precedente, que le mot Aloephangu fignifiearomatique,
l'Auteur de ces pilules les furnomme Aloephangina , voulant dire par la qu'elles ti-
rent leur nom de l'aloes.
II y abeaucoup de drogues inutiles qu'on pourroit retrancher de la deco&ion ,comme le polypode, les ecorces d'orange, les femences , les feuilles d'abfinthe, deveronique, de chardon benit, de chamepytis 6c les fleurs •, ces ingrediens y ont ete
Rrrij
Vertus.
Dofe