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Pharmacopée universelle : contenant toutes les compositions de pharmacie qui sont en usage dans la medicine, tant en France que par toute l'Europe, leurs vertus, leurs doses, les manieres d'operer les plus simples & les meilleures ; avec un lexicon pharmaceutique, plusieurs remarques nouvelles, et des raisonnemens sur chaque operation
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UNIVERSELLE.Trochifques d'afphodele.

V$

Trenex, de la mie de p*in feche, deux onces ,Dumercure fublime'corroßf, une once f

Du camphre , de l'amidon , & de Varftnic ränge, de chacun dem'i once ,De Parjemcblanc, une dragme & demie t Du vinaigre cinq drttgmcs >

Dufucd'afpbodcle epure } ce qu'il cnfaut pour former des trochifques obhngs fclon Varu

R E H A R Q^U E S.

On pulverifera enfemble dans un mortier de marbte ou de pierre le fublime &Jes arfenics; d'une autre part on mettra en poudre enfemble l'amidon & la mie depain feche ; d'une autre part on reduira en poudre le camphre efans un mortier im-hu au fond d'un peu d'efprit de vin ,on melerales poudres , Sc on ies incorporeraavec le vinaigre , & ce qu'il faudra de fuc d'aiphodelepour faire ui>e maife dont onrormera des trochifques ionguets qu'on rnettra fecher a l'ombre pour les garder auau befoin.

Ils fönt propres aux memes ufages que les precedents, mais ils agiflent avec plus Vcrtus.de force , on ne s'enfert qu'exteneurement, le pain , le camphre & l'amidon föntmis ici pour remperer la force des corrofifs, Sc pour lier les autres ingrediens.

Il eft aflez inutile d'employer en cette prepaiation deux fortes d'arfenic, onpour-roit fe contenter d'y mettre le blanc qui eft le plus fort, en une quantite propor-tionnee.

Trochifques a-ßringents , de ]. de Vigo.

PreneL de la mie de pain , deux onces , Des trochifques de minio, une once & demie ,Du vttriol calcine a rougeur, dix dragmes, De la cbaux vive , cinq dragmcs ,De la myrrhe & de l'äoes , de chacun deux dragmes & demie }De l'amidon & du plane t de chacun deux dragmes.

Exites-en des trochifques avec le fuc de plantam,

R E M A R Q^U E S.

On pulverifera enfemble la mie de pain feche , la chaux vive , fes trochifques deminiuin , le colcothar ou le vitriol calcine en rougeur , l'amidon & le plärre ; d'uneautre part on mettra en poudre enfemble , la myrrhe Sc l'aloes, on melera les pou-dres 8c avec ce qu'il faudra de fuc de plantain tire par exprellion , on fera une mallefolide dont on formen des trochifques.

Ils arretent le fang appliques exterieurement, on s'en fert pour le faignement de Vertuenez , on en met dans les narines.

Le colcorhar eft l'ingredient le plus aftringent qai entre dans la comoofitionde ces trochifques , & le plus propre pour arreter le fang du nez.

La chaux & le platre qui fönt alkali corrigenr & diminuent beaucoup de I'acretedu fublime corrouf, le pain & l'amidon fervent au/21 pour temperer la force desautres remedes Sc pour abforber les acides.

Trochifques contre l'a.ßhme.

Prenez, du fucre candi blanc , neuf onces, De tamidon y une once & demie >De riris de Flcremce & du viagiftere de foufre , de chacun une denn once ,De U reghjfe t trois dragmes , Des flettrs de benjoin » deux fcrupules*

Avec du mucilage degomme adraganth , tire dans l'eau de rofes y faites une maffedont vous fornierez* des trochifques feien l'art.