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4©t PHARMACOPE'E
II cntrc trop peu de laudanum dans cette compofition , c'eft liii qui en produkle prineipal effet ; c'eft pourquoi l'on en devroit mettre d'avantage. Voici commeje ferois d'avis qu'on reformät ces trofehifques.
Tracht (ques rtdicotiques , leformez.
Vrenex. de U cerufe , ßx dragmes ,De l'amidon , des gommes arabique & adragantb , de ebaeun demi-once ,Du laudanum , deux dragmes ; du faffran t demi-dragme.
Avec une quanüte fuffifante de mucilage de femence de pfjlium } tire avec l'eati-rofe Jaites une maße dont vous formerei, des troebifques.
Collyre , oh Trochtfques bUncs , de Rhaßs.
Trenez. de ta cerufe lavee dans ?eau de rofes , dix dragmes ,De la farcocolle grofßere macer ee dans le lait, trois dragnies ,Des gommes arabique & adragantb , de chaeune une dragme ,Du camphre t une demi-dragme.
Toutes ces drogues etant pulvertfees feparement, puismelet. enfemble , feront de-trempees dans l'eau de rofes ,ou dans du lau de femme , pour en former des troebif-ques que l'on fera fecher, & que l'on gar dem pour l'ufage, & lorfquon voudra s'enfcr-yir , onpourraj ajouter l'opium quand il fera necejfaire.
R E M A R QJJ E S.
On pulverifera enfemble les gommes arabiques Sc adraganth dans im morriercbaud , & les autres drogues feparement j on melera les poudres & on les corpori-fiera avec l'eau de rofes ou avec lelait de femme, pour faire une ma/fe dont on for-meta de petits trochifques qu'on mettra fecher &c qu'on gardera. On peut y ajou-ter de l'opium dans le tems qu'on voudra s'en fetvk, ß Ja neceffice le requiert.
Ils ne lervent qu'exterieurement, ils Com bons pour les maladies des yeux 5 ilstemperent l'inflammation, ils arretent la fluxion, &c ils detergent la fanie ; on enmet dans Jes collyres , on s'en fert auffi dans les injeefcions , pour moderer l'ardeurdes chaudcphTes & pour les arreter.
Ces trochifques fönt appellez lief par les Arabes , c'eft-a-dire collyre ou remedepour les yeux.
Le lait dans lequel onlave la farcocolle , l'adoucit en enlevant ce quelle peutAvoii" de trop acre , de meine que fait l'eau dans laquelle on lave la cerufe.
Trochifques de plomb.
Prenez, du plomb brule & lave', de l'airain brule , de l'antimoine, de la tutine , desgommes arabique & adragantb, de chaeun une once ,De l'opium , demi-dragme.
Avec un quanttte {ufffante d'eau de rojes , faites-en des trochifqties.R E M A R QJJ E S.
Onbroyera für le porphyre le cuivre brule , le plomb briile , l'antimoine & latuthie, apres les avoir lavez, jufqu'ä ce qu'ils foient reduits en une poudre tres-fubtile', d'une autrepart on pulverifera enfemble hs gommes dans un mortier chauf-fe, on melera les poudres; onliquefiera l'opium en le bartanr dans un mortier avec
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