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Pharmacopée universelle : contenant toutes les compositions de pharmacie qui sont en usage dans la medicine, tant en France que par toute l'Europe, leurs vertus, leurs doses, les manieres d'operer les plus simples & les meilleures ; avec un lexicon pharmaceutique, plusieurs remarques nouvelles, et des raisonnemens sur chaque operation
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ho PHARMACOPE'E

II eft propre pom* arreter les cours de ventre, Ies hemorrhagies, les gonorrhees-,la dofe en eft depuis fix grains julqua un ferupuie , on prefere ordinairement le co-rail rouge aux autres elpeces de coraux pour la Medecine, a caufe de fa ceinture quieft eftimee bonne pour fortifier le cceur ; j'ai fait voir dans mon Traite de Chymie,que cetre teinturene vient que d'unepetite quantite de bimme qui n'a aueune ver-tu en foi; Sc que la qualite du corail ne confifte qu'en ce qu'etant une matiere alka-Une, il detruit les humeurs ( alces ou aeides du corps qui caufoient par leur acrete lesmaladies pour lefquelles on les donne , ainfi le corail blanc me pauoie erre auili efti-mable en Medecine & faire les meines effets que le corail rouee.

A mefure qu'on pulverife le corail rouge , il perd fa couleur , Sc il devient encouleur de chair; l'eau qu'on y mele ne fert que pour le broyer plus facilemenc Scavec plus d'exactitude.

* Quoique je n'aye pas grande eftime pour ce qui fait la couleur du corail rouge >j'ai donne dans mon Cours de Chymie de la onzieme editionpluiieurs manieres detirerla teinture du corail, ces teintures fönt empreintes des qualites desmenftruesqui ont fervi a les tirer, il en eft parle dans les Memoires de 1'Academie Royaledes Sciences.

Les perles, la nacre de perjes, les porcelaines Sc les autres coquillages ont a peupres la meme durete que fe /orail; il faut bien autant de tems pour les broyer fürle porphyre ; mais les yeux d ecrevifle , l'yvoire bmle Sc les autres matieres lern-blables calcinees, n'ont pas befoin dune fi longue trituration , ils cedent facile-ment a la molette.

Les pierres precieufes fönt plus dures que le corail, ainfi dies doivent etre broyeesplus long-tems,

Les marques pour connoitre qu'une matiere eft fuffifamment broyee , c'eftquandeile ne crie plus fous la molette, Sc qu'on ne la fem point fous les doigts.

CHAPITRE XXXI.

De la preßaration de UTuthk <&T de la Pierre calaminaire.

LA preparation de ces deux matieres neft differentedelaprccedente , qu'en cequ'on les calcine, & qu'on les lave avanc que de les pulveiifer , ahn den en-lever les parties les plus falines Sc les plus iulphureufes.

On prendra donc une de ces deux drogues, par exemple de la mthie h quantite qu'ontoudra, on la mettra rougir dans un creufet entre les charbons ardents, on I'etein-dra en la jettant dans un vaifleau rempli d'eau Sc l'y laiflänt pendant un quart d'heu-re , on retirera la tuthie de l'eau, & on la remetrra rougir de eteindre encoredeuxfois comme devant en de nouvelles eaux; enfuite la tuthie etant hors de l'eau Scegouree , on la broyera für le porphyre avec une molette , y rhelant ce qu'il faudrad'eau de rofe ou de plantain jafqu'a. ce quelle ioit en poudre impalpable, alorsonla formera en petits trochifques, & on la fera iecher.Veitus. Elle eft deflicative Sc propre pour les maladies des yeux, c'eft la bafe de l'onguentpompholix , on en mele dans les collyres & dans dubeure frais; eile nettoye lafänie des yeux en deftechant Sc fortifiant les fibres.

Plufieurs fe contentent de laver la tuthie lans la calciner, ce qui ne fait pas unedifference fort coniiderable.

CHAPITRE.