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Pharmacopée universelle : contenant toutes les compositions de pharmacie qui sont en usage dans la medicine, tant en France que par toute l'Europe, leurs vertus, leurs doses, les manieres d'operer les plus simples & les meilleures ; avec un lexicon pharmaceutique, plusieurs remarques nouvelles, et des raisonnemens sur chaque operation
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nt i'HARMACOPE'E

R E M A R Q^U E S.

On pulverifera toutes les drogues en les arrofant avec de I'eail rofe, on envelope-ra la poudre dans un morceau delinge molet Sc delie, & on l'apptiquera au front.

Ce frontal eft propre pour fortifier le cerveau.

La vertu de ce remede confifte dans des parties fpiritueufes qui penetrent les po-res du crane, & qui rarefiant unepituite groifiere Sc vifqueufe , donnent plus deliberte aux efprits animaux de circuler.

Front d liquide.

Trenex. une poignee de laitues,Des conferves de rofes & de nenupbar , de cbacunes denn once JOnguent populeum, trois dragmes fSei marin , une dragme ,Extrait liquide d'opium , demi dragme.

Melex* le tout pour un frontal.

R E M A R Q^U E S.

On pulverifera fubtilement le fei, on pilera dans un mortier de marbre les feuil-les de lai&ue, on les melera avec les conferves, l'extrait d'opium, Je fei &I'onguentpopuleum, on fera du tont un frontal, qu'on etendra für un linge, Sc qu'on appli-quera für le front Sc für les temples.

Il eft propre pour calmer les grandes douleurs de tete , & pour faire dorrnir.

Sief.

CHAPITRE XXVII.Des Collyres.

CE que les Grecs appellent Coüouna, les Latins Collyria, les Arabes Sief, eftnomine en Francois Collyres, ce fönt des remedes deftines particulierementpour les maladies desyeux ; mais on a donne ce nora improprement a quelques li-queurs dont on Ce lert pour les ulceres veneriens. Les Collyres fönt ou fecs, ouliquides , les collyres fecs fönt comme les trochifques de Rhafis, la thuthie prepa-ree, le fucre candi, l'iris, le vitriol blanc en poudre qu'on fouftle dansl'oeil avecun petit chalumeau pour difliper les cataractes dans leur commencement: les Colly-res liquides fönt compofez d'eaux & de poudres ophthalmiques, comme k tuthiepreparee dilfoutc dans les eaux d'euphraife, de rofe , de planrain, de fenouil, dechelidoine ; On appelle encore Collyres des onguents opJiralmiques, comme l'on-guent de tuthie Sc plufieurs autres dont il fera parle au Chapitre des Onguents,

Collyre ra,fra.ichij[Ant.Prenez, des eaux de plantain, d'eufrai/e&de rofes , de chacune deux onces ,Du blanc d'ceuf 3 demi once.

Melez, celapour un collyre.

R E M A R Q^ä E S.On brouillera enfemble le blanc d'ceuf avec les eaux diftillees pour faire uriCollyre.Venus. Il eft propre povu: les inflammations de les douleurs des yeux } il lie Sc iladou-

cit

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