UNIVERSELLE. 105
On peut faire ce mucilage dans les eaux diftillees de plantain, de rofe, ou autcesappropriees aux indications qu'on a.
Mucilage pour affeter l'hemofragie.
Trenez. des fernem es de pfylltum & de coing , de cbacunesdemi'once.Taites-lesinfujer cbaudement pendant douz-e heures dans un demifetier d'eati de plan-tain , & autant d'eau de rofes ; enfuite faites-les bouillir a petit feu jufqu a la colli(omftiondu tiers, puis coulez, cela & tirez,-en le mucilage par exprejßon.
REMAROUES.On mcttra les femences de coing &: de pfyllium dans un pot de terra, on ver-fera deflus les eaux diftiiiees , on couvrira le pot & on le placera für les cendreschaudes dix ou douze heures, puis on fera bouillir l'infunon doucement dans lememe pot couvert , la remuant de tems en tems avec une elpacule d'yvoke ou debois , jufqu a ce qu'il fe foit confume environ le tiers de la liqueur, 6c qu'il fefoit fait un mucilage , on le coulera au travers d'une etamine, 1'exprimant le mieuxqu'on pourra.
II eft propre pour artet« le crachement de fang & les autres heraorragies, on leDiele avec une partie egale de fyrop de coing ou de rofes feches, & i'on en prendune cuilleree a la dofe.
tJ\4ucilage de cole de poiffons.
Trenet, de la colle de poiffon coupee par petits morceaux , une once.lnfufez.-la cbaudement dans une chopine d'eau commune , puis tiret,-en le mucilagefelon l'art.
REMARQUES.
On coupera par petits morceaux la colle de poiflbn , on la mettra dans un petitpot, on verfera dellus l'eau chaude , on couvrira le pot & on le placera iur les cen-dres chaudes , on laiflTera infufer la matiere , l'agitant de tems en tems jufqu a- ccqu'elle foit entierement diffoute & qu'il fe foit fait une colle.
Ce mucilage eft fort propre pour ramolir les duretes , on le fait dritter dans plu-ficuis emplatres.
On peut au lieu de l'eau commune , fe fervir de fucs on de deco&ions appro-priees.
Si l'Ixumidite fe confume trop & qu'il n'y en ait pas aflfez pour diffoudre la collede poiilbn , on peut y ajouter un peu d'eau chaude.
Mucilage de peau de belier.Trenet, la peau d'un belier nouvellement horche , coupeiL-la avec fa laine par petitsmorceaux, puis faites-la bouillir a fett modere dans une fujjifante quantite d'eau com-mune , jufqu a, ce quelle foit tout-a-fait fondue dans l'eau ; coulei* enfuite la de'co-itwn& exprimez, fortement la lame } pour en tirer le mucilage.
R E M A R Q^U E S.
On prendra la peau d'un belier nouvellement ecorche , on la coupera par mor-ceaux , &on la fera bouillir dans une quantite d'eau fuffifante a petit reu jufqu'a.ce qu'elle loit entierement difloute , on coulera la diflolution , on exprimera for-tement la laine qui fera reftee, Sc fi le mucilage n'eft pas alfez epais, on pourra entüte evaporer une partie de l'humidite.
Vertus.Dofe.
Verws.