Vercus.
loe PHARM ACOPE'E
R JE M A R Q^U E S.
On coupcra les meines & les herbes, on les metrra botiiüir avec Ies fleurs 8c Ie$femences dans l'eau jufqu'a diminution du tiers, on coulera Sc on exprimera la de-codtion pour s'en fervir avec des liuges qu'on rrempera dedans, Sc qu'on appli«quera chaudement für tout le bas ventre , ou für unc autre partic du corps qu'onvoudra ramolir.
Cette fomentarion eft propre pour ramolir Sc pour difpofer les maricres etran-geres du bas ventre a etre evacuees ; eile eft propre pour les duretez du foyc, de larate , & de la matrice.
Pour bien fomenrer un malade , il fällt avoir deux grands linges molets & a de-mi-ufez, les plier en quarre, & les bien imbiber dans la fomentatation, laqueile auraete mife für un peu de feu pour enrretenir fa chaleur „ on en prendra un , Sc apresl'avoir un peu tort, on l'appliquera für Je bas ventre, ou für une aucre parrie ma-lade , & on l'y laiffera jufqu a ce qu'il commence a paroitre rrop froid au malade ,alors on le retirera, Sc Von mettra en fa place l'autre linge imbu de la meine deco-ction chaude , on rcmoiiillera celui qui aura ete retire , Sc Ton continuera a chan-ges ces linges alternativement pendant une heure au moins , enfuite Ton efluyerala partie fomenree ; on pourroit fomenrer le malade avec un linge feul, mais la fo-menration ne fe feroit pas fi exaetemenr, car il faudroit attendre que le linge qu'onauroit retire fut humeefteou rechauffe dans la decodtion avant que de le reappliquer^Sc cependant il eft a craindre que le malade ne s'enrume » au heu qu'en ayant deuxlinges tout prets , on applique Tun a la place de l'autre dans le meine tems qu'on 1cretire.
On doit avoir eu la precaution de mettre fous le malade un drap double en fix ou enhuit,pour empecher quela fomentarion qui peut couler des linges ne moüille fon lir.Fomenra- On peut encore remplir deux fachets de toile deliee avec les Ingrediens qui enrrenction en fa- dans la fomentarion , puis les faire boihllir comme il a ete dir , Sc les apphquer al-ternativement für le bas ventre a la place des linges ; cette derniere fomentarion eftplus longue ä faire que la precedenre , maiselle eft meilleure , parce que les her-bes boüillies etant appliquees en fubftance für le bas ventre, le ramoliuent Sc l'hu-medent davantage.
Forwntation propre aux dißocations & attx contußons.
Vrenet, des feuilles de romarin , d'hjelles t de grande confoude } de fcordium, d'ori-gan & de rofes rottges, de ebaeune une poignet ,De l'ecorce de grenades, des bayes de laurier & degenierre t de ebaeun une once.
Quetous ces ßmples bien melez. faient enfermez. dans des fachets, Cr bouülttit en-fuite a peut feu dans deux pintes de gros vin, jufqu'a diminution du tiers, apres quotils feront appltquez. chaudement für les parties malades en firme de fonientatwn.
R E M A R O^Ü E S.
On concaffera bien les bayes Sc l'ecorce de grenade , on hachera les herbes, 8cVon melera le rout enfembie , on remphra de ce melange , des fachers de toile de-liee qu'on aura fairs a la grandeur proportionnee de la partie malade für laqueileon veut les apphquer , on clorra ces fachets , Sc on les fera boüillir en un pot cou-verr, dans du gros vm noir ou d'un rouge fonce qu'on apelle vin de reinte , juf-qu'a diminution du tiers , on laiffera refroidir a demi la decocüon, Sc apres avoir
chets.