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Pharmacopée universelle : contenant toutes les compositions de pharmacie qui sont en usage dans la medicine, tant en France que par toute l'Europe, leurs vertus, leurs doses, les manieres d'operer les plus simples & les meilleures ; avec un lexicon pharmaceutique, plusieurs remarques nouvelles, et des raisonnemens sur chaque operation
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UNIVERSELLE.

R £ M A R Q^U E S.

Oh incifera les herbes , on concaflera les bayes, Sc l'on fera du tout une forte

decoction, de laquelle on prendra une livre, Sc Ton y diflbudra les ele&uaires Scle miel, pnis on y ajoutera l'huile Sc la terebentine qui s'uniront enferable par lachaleur > Sc le lavement fera fair.

II eft propre pour ouvrir les conduirs de l'iirine, pour guerir les coliques nephre- Vertus.riques &c venteufes j on peut au lieu de la benedi&e , employer le diaphxnic oul'eiecTruaire de p(yllio, on fait quelquefois ladecocHon dans du vin blanc ; les lave-mens dans lefquels il entre des huiles ou des graifTes, purgent moins fort que ceux il n'en entre poinc, parce que les fubftances graffes emouffent par leurs parriesrameufes , les pointes des purgatifs.

CHAPITRE XVI.Des Suppofitoires.

LE S Suppofitoires fönt des medicamens folides qu'on formoit autrefois et*gland , mais a prefent on leur donne une figure plus commode qui eil cellecfevtpetit bäton de la grofleur & de la longueur d'un petit doigt, arrondi Sc fait enPyramide. Ils ont ete invencez pour fuppleer au defaut des lavemens t pour lefquelspiufieurs perfonnes ont de la repugnance, auili le mot de Suppofitoire vient du verbeLatin Supfonere qui iignifie fubftituer, ou mettre une choie a la place d'une autre.Ce remede eil propre pour lachcr un peu le ventre , on le met (oi-mc-me dans lefondement, ou bien on l'y fait mettre par un autre , on le garde quelques momensou le plus qu'on peut, ahn qu'il ait le tems de penetrer Sc de ramohr un peu lesmatieres, Sc de picoter l'inteftin rectum pour l'exiter , mais il s'en faut bien qu'ilagifle autant que le lavement.

La matiere ordinaire des Suppofitoires eft le miel commun cuit en une confiften-ce fohde ; on Peguife d'un peu de tel, Sc on lui ote fa partie phlegmatique, tantpour le rendre convenable a l'intention qu'on peut avoir, que pour lui donner plusd'aerete, on le fait cuire jufqu'a. ce qu'il foit noir , 6c qu'etant refroidi, il devien-ne aifez dur pour en faire de petites quilles longues d'un doigt.

Suppofitoire.Trenez. du miel commun , deux onces. Du fei marin , deux dmgmes.Queces deux Ingrediens cuifent enfemble afettt feu jufqu'a se qiitls ayent acquisme conßflence aßet* dure dont on former a des fuppoßtoires*

R E M A R Q_U E S.

On mettra dans une grande cuillere de cuivre ou de fer, ou dans un petit poelonle miel Sc le fei, on les fera boüillir enfemble ä" petit feu, jufqu'a ce que la matiereait acquis une confiftence folide , ce qu'on connoitra fi l'on en met refroidir un pe-tit morceau, on la verfera alors toute chaude für le eul d'un petit monier renverfe ,& l'on en formera des Suppofitoires für un marbre ou für une planche graiflee d'unpeu d'huile.

On introduit ce remede dans le fondement, Sc on le garde le plus long-temps Vertus,qu'on peut , il fait vuider le ventre de fcs exeremens groffiers.

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