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Pharmacopée universelle : contenant toutes les compositions de pharmacie qui sont en usage dans la medicine, tant en France que par toute l'Europe, leurs vertus, leurs doses, les manieres d'operer les plus simples & les meilleures ; avec un lexicon pharmaceutique, plusieurs remarques nouvelles, et des raisonnemens sur chaque operation
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f4 . P.HARMACOPE'E

On peut fuivant les occaiions fubftkuec le fucre au miel rof*.L'eau vulneraire d'arquebufade donr je donncrai la defcriprion dans fon Heu,

eft encore une excellente injeftion pour les plpyes. On employe fort fouvent

au meme ufage, l'eau de chaux &c l'eau pliagedemque.

CHAPITRE XV.

Des Lavements ou Clyfleres,

C LTST ER, feu Clyfmus , feu Enema, fönt des mots grecs qui fignifient lesdeux premiers, lavement, &c le dernier, inje&ion.Le Lavement, a ce qu'on dit, eft de l'invention d'une efpece de Cicognc quiavec fon bec fe met de l'eau de la mer dans le fondeinenc quand eile eft confti-pee; mais quoiqu'il en loir, c'eft une injeclion qu'on fair entrer dans les intef-tins par le moyen d'une feringue , ou quelquefois d'une veffie pour remedier äplufieurs maladies , comme pour amolir & evacuer les matieres qui par un troplong fejour , s'y fönt rendurcies Sc deffechees , pour chaffer les vents Sc les vers ,pour exiter l'urine, pour häter l'accouchement, pour arreter le cours de ven-ire ; on peut dire que les lavements fönt des meilieurs Sc des plus falutaires re-medcs de la medecine , quand ils fönt donnez a propos, mais on en abufe fou-vent, car un grand nornbre de perfonnes accoutument tellement leurs inteftins aces fbrtes de rcmedes dont elles ufent tous les jours en (ante comme en maladies ,qu'elles rendent leur ventre pareffeux Sc incapable de faire de lui-meme fes fon-dtions. Leur defTein eft de fe rafraichir en tenant toujours leurs entrailles nettesSc lavees , mais elles ne prennent pas garde qu'elles empechent par la que la di-geftion ne fe falle auffi bien qu'elle fe feroit > car il eft bcfoin d'une certame quan-tite d'excrement dans les entrailles pour exciter la fermentarion des alimens dansl'eftomach , de meme que quand nous voulons donner une fermentation douce a.plufieurs infuiions, nous mettons le vai/Ieau qui les contient dans le furnier chaud.Aufli voyons-nous que la pluparr de ceux qui fe fönt fait une habitude de prendrctous les jours des lavements, rendent leur temperament fluet & delicat, ils ont leteint bleme, & ils fönt plus fufceptibles des maladies que les autres j on peut mfc-me aller plus loin £< dire que leurs enfans en participent en nailfant des defauts deleur temperament.

Clyßere emollient & laxatif.

Trenez, de la decoäion emolliente & rafrakblffunte ordinwe } une chopine ,De l'eleäiiaire lenitif, une oncc ,Du miel violat, deux onccs.

Melez. le tout four un Cljßere.R E M A R Q^U E S.

On diflbudra dans un monier le lenitif avec le miel violat Sc la decoction pour

faire un lavement.

Vertus. 11 eft propre pour ceux qui fönt conftipez, pour purger le bas ventre des numeurs

biüeutes & aurres, pour temperer l'ardeur des entrailles, pour moderer la fievre.

Quand la perfonne eft difhcile a emouvoir , on peut ajouter dans ce lavement

une dragme de criftai minerai , mais fouvent ce fei picotant trop les inteftins»