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Dictionaire, ou traité universel des drogues simples : ou l'on trouve leurs differens noms, leur origine, leur choix, les principes qu'elles renferment, leurs qualitez, leur etymologie, & tout ce qu'il ya de particulier dans les animaux, dans les vegetaux, & dans les mineraux ; ouvrage dependant de la Pharmacopee universelle
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Ifö S P.

geätre. On ne trouve ordinairement dans cette.cap-iule quune femence qui a la figure dun petit rein;auie, noire: fa racine eft dure, ligneufe.

La feconde efpece eft appelleeSpWium z. ClufiiHifpamci, Raü Hirt.bparttumfrutex minus, Dod.^partium Hifpanicum flore candido , J.B.^partium Hifpanicum majmflure alba, Park.rjeudofpartium album «CpiMAci/, Ger.^partium tertium flore albo, C.B. Pit. Tour-nefort.

Ceft un arbriffeau beaucoup plus grand que le pre'-ceaent ; car ll furpaffe quelquefois la hautenr d'unnomme; mais fes verges fönt plus tendres & pluspiiantes ; i| ne porte point de feuilles, fes fleurs &J« irtms fönt femblables ä ceux de la premiere efpe-«, excepte que Ies fleurs fönt un peu plus grandes,de couleur blanche, & que les fruits &ks femenceslont plus petits.

*Jt?^\ & l autre ef P ece croiffent aus P ai's chaud*E P F 6 « en Efpagne, en terre fablonneufe &*V*lV es fleunfient au Prinremps, dies contien-nent beaucoup d'huile, & de fels effentiel & fixe.fn„>o n * i qU r e leS fomm »« tendres , les fleurs, les"uns, & les femences du Spartium purgent par haut

pris'en decoffi ^ ""^ *"** ***• * mt

rJlTJ Um vi f nt ,P eut - e "'e defp^rusoufparum; quifigmfie un peut dard ■ p arce que les verges de cette

W» r-; e /'° n i. Une fisure en luelque maniere approchanteü» cehe-d'ua ptm dard, ou bien spartium, Grscc,T T/°" ? r5 "'^*'» ?«* fponte feminatur.

dSt^ 1 dlr01t '**< >" /e /"»«*.• parce que l e fruitae cetie; plante ne contient.qu'une femence.

S P E R G U L A.Sperguh, Dod. J. B. Raü Hift.nefb "^"S*'« ^'^ ma pr, C. B. Pit.. Tour*

Sagiaa Spergttla, Ad K, Lob.*£«»* Spergula, Ger. emac.i>agw<e Spergula major, Park.

Eft une efpece de Morgeline , ou une plante qnipouffe plufieurs tiges ä la hauteur d'environ un piedrondes, nouees, un peu velues, rameufes; fes feuil-'les fönt petites, menues, etroites, jaunätres, difpo-fees en rayon autour de chaqtie nceud des Manches-ies fleurs natffent aux fommets des tiges. dies lontcompofees de plufieurs petites feuilles blanche! difpo-lees en rofe , foutenues par un calice a cinq feuilles-Lorfque cette fleut eft paffee, l'on voit paroitre en faplace unpetit fruit membraneux, prefque rond, le-quel remerme de petites femences rondes, noiresptaa-menu« que Celles de la Rave; fa racine eft Ion!i* e ? injpk, garnie de Sores Manches. Cette plante

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croit dans les champs, dans les bleds, dans les pttii-rages; eile augmente le lait des vaches qui en man.gent; eile contient medioerement du fei effentiel &de l'huile.

Quelques Auteurs ont ecrit que la femence de cetteplante dtoit vomitive, mais l'experience ne s'y ra<porte pas; on en donne aux poules öc auxpigeouspour leur nourriture.

SPERMA CETISperma Ceti.

Ell Francois, Nature de Baleiae , ou Blasede Baleiae.

* Eft la cervelle d'une efpece de Balelne male apel-ilee Orca, Byaris, Cachalot.

Ce grand poiflbn eft commun dans la Mer le longde la cote de Galice en Efpagne- 8t en Norwegue ; Ueft long d'environ vingt-cmq pieds, & ü peut avoirdouze pieds de hauteur ou d'epajffeur; fes dents pe-fent chaeune une livre: on ks employe ä divers ou-.vrages.

Quand on a fepare la cervelle de la tete de la Ba*leine; on la fait fondre par une chaleur lerne, onlaverfe dans des moules faits en pain de fucre ou eile farefroidit ; il s'en fepare une huiJe & une Jjumiditeaqueufe, ijui ra feroient corrompre ü on ne les laifibitegouter. On met refondre cette cervelle , on la jettedans les memes moules & on la laiffe encore egouter;on rei'tere cette Operation jufques ä <:e que la matierefoit bien purifide & bien blanche: on ja coupe alorsdoucement avec "on couteau pour la reduire en ecaiifesluifantes comme nous la voyons.

Cette matiere a e'te appeüee Sperma cell, parce queJes Anc/ens croyoient que c'dtoit Ja femence des Ba-leine», qui nageoit für les eaux de la mer, & qui e'toitpouffee für le rivage, oü l'on la ramaffoit. Plufieursmodernes ont rejette cette opinion, mais ils en ontvoulu etablir cne autre qui n'etoitguere plus vrai-fem-blable. Ils ont dit que la drogue appelle" Nature deBakine, etoit un bitume maritime, ou une efpece d'e-cume de mer qui etoit chafiee par Je veat für le riva-ge, oü l'on la recueilloit.

II eft dtonnant que l'origine de cette drogue ait et6cachee fi long-tems; car ii n'y a guere plus de trenteans qu'on fait qu'elle eft tiree de la tete des Baleines.Le premier eclairciflement que nous en eumes ä Pa-ris, fut dans les Conferences de defunt Monfieur l'Ab :be" ßourdelot.

La Nature de Baieine nous eft ordinairement en-voyee de Bayonne 6c de Saint Jean de Luz: on doitla choifir en belies dcailies Manches, claires, luifantes,eile jaunit en vieillifiänt: eile contient beaucoup d'hui-le & un peu de fei volatil.

Elle eft refolutive & adoueiffante , on l'employedans les pommaöes pour adoucir &poür lapeau,dansles emplatres, dans les onguems pour refoudre les du-retez des mammelies; dans les lavemens pour la dy-fenterie, dans les injeäions de Ja matrice poutadoa-

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* Pomet, Hifioire des Dioguet t .

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