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TARIF GENERAL DES MEDICAMENTS
AVIS» ESSENTIEL
Les poids adoptés comme base, dans le Tarif général, pour la fixation du prix des substances simplesou composées, sont le kilo, l'hecto, ledéca, le gramme et le décigramme. Lps prix des autres quantités,celles qui se rapportent aux anciens poids en particulier, seront trouvés : l'once (30 grammes), en pre-nant le résultat de la division par 3, du prix de l'hectogramme (1) ; le gros (4 grammes), en prenant lamoitié du prix du décagramme. On jugera des exceptions à faire. Quant aux autres quantités inter-médiaires appartenant à la pondération actuelle, un point important à considérer, est de faire uneconcession convenable, à mesure que le nombre d'unités de même ordre augmente. Autrement, enconservant le même prix à toutes, quel qu'en soit le nombre, on arriverait, dans certains cas, à fairepayer le double de. ce qu'il faut. L'acétate de morphine, par exemple, coté 50 cent, le décigramme,donne pour 9 décigrammes, au même prix, Afr.50cent.; tandis que le grammen'estque de2fr. 50c. (2).
Les colonnes blanches placées à la gauche des pages sont destinées : la première, à recevoir des ob-servations diverses, et principalement l'indication du lieu ou de la place qu'occupent les médicamentsdans l'officine ou ses dépendances ; la seconde, à recevoir, en chiffres ou lettres convenus, le prix d'achaton de revient, par exemple, le mot prudentiam, dont nous parlons plus bas, pour les prescriptionsmagistrales.
Nous ne saurions trop engager nos confrères à prendre ces deux mesures. La première leur épar-gnera du temps; par la seconde, ils sauront jusqu'à quel point peuvent être poussées, sur le prix devente ordinaire, les concessions qu'ils sont journellement obligés de faire par des considérationsfort diverses et dont les principales sont : l'état de fortune du malade, la quantité des substances etmême l'emploi qu'on veut en faire. Sans le prix coûtant en regard, on agit le plus souvent en aveugle,et partant on s'expose à des mécomptes.
Nous n'avons pas fait ce travail nous-mêmes, pour des motifs qu'on appréciera. Du reste, on rem-plira facilement cette lacune à l'aide du Catalogue ou prix-courant général de la Pharmacie centrale deFrance.
Pour les médicaments composés, le prix d'un certain nombre d'entre eux seulement a été donné. Onétablira celui des autres, soit par analogie de composition et de préparation avec ces derniers, soit enayant recours au Tarif des manipulations.
L'astérisque ou signe ^ indique la substance que l'on devra donner ou employer quand il y a plu-ralité de substances ou de leurs parties, et que la demande ne spécifiera pas.
Quelques interlignes ont été ménagés afin que chacun pût, sans nuire à l'ordre alphabétique, réparerles omissions qui auraient pu être faites, ou inscrire les nouveaux médicaments qui pourraient surgir.
Le petit nombre de prix laissés en blanc se rapportent ou à des substances presque exclusivementemployé s dans les arts et dont il valait mieux laisser fixer le prix par les pharmaciens, selon les loca-lités et l'importance de la consommation, ou à des matières médicamenteuses pour lesquelles nousavons manqué des renseignements nécessaires, ou qui n'ont qu'une valeur conventionnelle qu'il étaitimpossible de fixer.
Après le nom d'une substance, nous en donnons en général la synonymie. Cependant, pour ne pastrop surcharger le Tarif, nous n'y avons pas mis les synonymes peu usités, les ayant indiqués dans leDispensaire. Quelques substances, afin d'éviter des renvois nuisibles à la promptitude des recherches,ont été lépétées sous leurs différents noms; d'autres", d'un intérêt moindre, ne l'ont pas été. Toutesles fois donc qu'on ne trouvera pas une substance avec le nom sous lequel on la cherche, il faudrarecourir à la table des matières.
En terminant les observations nécessaires à l'intelligence du nouveau Tarif, nous dirons que nousn'avons point eu la prétention de l'imposer à qui que ce soit ; nous ne le considérons que comme unguide propre à faire disparaître un grand nombre d'inégalités fâcheuses et involontaires, qui nuisenta tous les pharmaciens, et que chacun s'empressera sans doute d'éviter (3).
(t) On pourrait encore former le prix de l'once en multipliant le prix du décagramme par 3. Mais nous préféronsle premier moyen. Le répertoire généraldonne le prix des quantités intermédiaires les plus usitées.
(ï) Si une concession mathématique était nécessaire, on obtiendrait à peu près ce résultat en concédant d'undixième par cliaqne unité additionnelle, que ce soit les déci, les mono, les déca ou les hectogrammes. Pour l'acétate demorphine, que nous prendrons encore pour exemple, on a : pour le 1 er décigramme, 50 c, 2« 45, 3« 40, 4 e 35, 5« 30,6« 25, 7« 20, 8e 15, 9« 10, 10« 0b; total 2 fr- 73 c. pour 2 fr. 50 Une substance cotée 1 fr. le gramme donne :1" gramme 1 fr., I' 90, 3* 80, 4' 70, S* 60, 6« 50, T 40, 8« 30, 9* 20, 10 e 10; total 5 fr. 50 c. Le décagramme decette même substance est généralement coté 5 fr. On opérerait de même en passant du déca à l'hecto.
Ce système de concession, comme on le voit, est fort simple, et peut être facilement retenu par l'esprit. Cependantnous ne le présentons que sous forme de proposition, et pour certaines occasions seulement; car, en général, nos affairesroulent sur de trop petits intérêts pour exiger quelque rigueur; nous dirons plus, c'est que nous-mêmes, dans nosprix, nous n'avons pas toujours suivi ce système.
Nous nous sommes bien trouvé, à plusieurs reprises, de l'emploi d'un système consistant à ajouter au prix de laquantité immédiatement inférieure le prix de la différence entre cette quantité inférieure et la quantité à tarifpr,prix que l'on calcule en se basant sur celui de la quantité immédiatement supérieure. Si l'on prend encore peurexemple l'acétate de morphine, et si l'on a à établir le prix de 0 gr. 70, on cherche d'abord le prix du décigranme(quantité immédiatement inférieure) • ce prix est 0 fr. 50 ; on calcule ensuite, d'après le prix porté dans la colonnerbservée au gramme (quantité immédiatement supérieure), le prix de la différence entre 0 gr. 10 et 0 gr. 70, c'est-à-dire le prix de 0 gr. 60; ce prix est 1 fr. 50 que l'on ajoute à 0 fr. 50, prix du décigramme, ce qui donne 2 fr.dour 0 gr. 70.
3) Il serait bien à désirer pour la considération pharmaceutique que les pharmaciens français adoptassent unemarque générale, c'est-à-dire connue d'eux tous, le mot prudentiam par exemple, déjà adopté pai beaucoup pourindiquer sur les ordonnances magistrales le prix des médicaments, de telle sorte qu'une de ces formules exécutée soitdans la même localité, soit dans des localités diverses, fut tariâée uniformément; les dix lettres de ce mot représen-tent les chiffres 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 0 et peuvent en recevoir toutes les combinaisons.