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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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MISCELLANÊES.

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On obtient une encre à marquer le linge sansnitrate d'argent, comme suit : Limaille defer, 100; acide pyroligneux, 400. Faites dis-soudre à une douce chaleur. On mêle cet acé-tate de fer liquide avec un soluté contenant :eau, 500; sulfate de fer, 100; gomme, 50.Mêlez et ajoutez un peu d'encre ordinairepour colorer. Elle n'est pas aussi solide quecelle au nitrate d'argent. Une autre encreà marquer le linge se prépare avec : noix degalle concassée, 8, bouillie avec Q. S. d'eau,et sulfate de fer, à- Avec cette encre on traceles caractères sur le linge préalablementtrempé dans une dissolution de gomme ara-bique 2 et cyanure jaune 3, dans 9 d'eau,puis séché et poli avec un lissoir de verre oud'ivoire. On marque aussi le linge avec unepâte semi-liquide, composée de : sulfate demanganèse, 30 ; eau, 30 ; sucre pulvérisé, 60 ;noir de fumée, 4. On laisse sécher, on trempela marque dans une solution de potasse caus-tique, on fait sécher de nouveau, puis on laveà grande eau.

Encre bleue à marquer le linge.

Nitrate d'argent ctist. 100 Gomme pulvérisée ... 150

Ammoniaque........ 300 Sulfate de cuivre.... 50

Carb. de soude crist.. 100 Eau distillée......... 380

Dissolvez le sel d'argent dans l'ammonia-que, et versez la solution dans celles du car-bonate, du sel de cuivre et de la gomme.

Encre noire d'aniline à marquer le linge(Jacobsen).

Solution cuivreuse.Chlorure de cuiv. crist. 8,52 Chlorhydrate dam. 5,35

Chlorate de soude..... 10,05 Eau distillée...... 60,00

Solution d'aniline.

Chlorhydr. d'aniline. 20 Glycérine............. 10

Eau distillée........ 30 Eau gommeuse,à50°/o- 20

On prépare cette encre indélébile en mêlant,au moment du besoin, à p. de la solutiond'aniline avec 1 p. de la solution cuivreuse.Les caractères tracés sur le linge, soit à laplume, soit à la brosse, soit au pinceau, ontune teinte verdàtre, qui devient rapidementnoire, surtout par l'emploi d'un fer chaud àrepasser que l'on passe sur l'envers du lingeou mieux par l'exposition à la vapeur. (V. Un.pli. 1868.)

Encre rouge à marquer le linge.

Chlorure de platine... 4 Eau distillée.......... 00

On écrit sur le linge apprêté avec le solutéci-dessus. Lorsque l'écriture est sèche, onécrit sur chaque lettre avec le soluté suivant :

Proto-chlorure d'étain. 4 Eau distillée......... 00

Aussitôt les caractères prennent une bellecouleur pourpre.

Encre solide de voyage.

Noix de galle......... 84 Acétate de fer....... 4

Garance de Hollande., o Indigo liquide....... 2 : i

Sulfate de 1er........ 11

On fait infuser la noix de galle et la ga-rance dans Q. S. d'eau chaude. On filtre, ondissout le sulfate, puis l'acétate et l'indigo.On évapore à siccité, et le résidu est mouléen gâteaux de grandeur convenable. 1 p. decette encre sèche dans 6 p. d'eau chaude,donne une bonne encre.

M. Boettger prépare une encre portative pourvoyages, en saturant de bleu noir d'aniline oud'autres couleurs d'aniline (pour avoir desencres bleues, violettes, rouges, vertes, etc.)des feuilles de papier buvard blanc, qui sontensuite réunies et pressées l'une contre l'au-tre, de manière à former un tout compacteet facile à empaqueter. Un petit morceau dece papier trempé dans une faible quantitéd'eau donne immédiatement de l'encre.

Encres diverses avec les couleurs d'aniline

(Fuchs).Pour préparer l'encre rouge, bleue, verteou jaune, on prend la couleur d'aniline cor-respondante, que l'on trouve maintenant dansle commerce à l'état solide. Le mélange de :couleur d'aniline 15, alcool fort 150, eau depluie bien pure ou mieux eau distillée, envi-ron 1000, est chauffé doucement pendantquelques heures, jusqu'à cessation d'odeuralcoolique ; on ajoute alors une solution de60 de gomme arabique dans 250 d'eau et onlaisse reposer.

Encres de sympathie.On donne le nom d'encres de sympathie, ouencres sympathiques, à des liquides employésà tracer sur le papier des écritures incolores,susceptibles d'être rendues lisibles, et de lais-ser des traces (délébiles ou indélébiles) sousl'influence de la chaleur, de la lumière, oud'agents chimiques convenablement choisis.On emploie les encres de sympathie pour en-tretenir des correspondances secrètes, soitsur papier blanc, soit entre les lignes d'unécrit ou d'un imprimé quelconque. Les sub-stances employées pour faire des encres desympathie sont très-nombreuses, car on peutdire que l'on a aujourd'hui plusieurs centai-nes de ces encres. Nous citerons les solutionsaqueuses étendues de chlorure de cobalt (connuedepuis près de cent cinquante ans), d'acétateou de nitrate de cobalt, mêlées de 1 jlx de selmarin ; elles donnent une encre sympathiqueavec laquelle l'écriture, invisible sur le pa-pier, apparaît en bleu par une légère applica-tion de la chaleur, puis disparaît ensuite pardegrés à mesure que le chlorure de cobaltreprend de l'eau, et reparaît de nouveau parla chaleur. Avec une solution de chlorure decobalt mêlée de chlorure de fer, les caractères,au lieu de paraître bleus par la chaleur, ontune couleur verte. Les sels de nickel donnent