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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.
de lin, ou on la prépare avec de l'encre d'im-primerie fluidifiée par l'essence de térében-thine seule. Ue goudron de houille liquide esttrès-convenable pour cet emploi.
Encre de Chine (Behrens).
L'auteur broie de la suie fine avec de lateinture de cachou jusqu'à consistance pâ-teuse en ajoutant quelques gouttes de tein-ture de musc. Il évapore le tout à une doucechaleur et en remuant jusqu'à ce que la pâtesoit devenue très-ferme. Il lui donne laforme d'un gâteau plat, l'enveloppe de toileet la presse très-fortement, d'abord à froid,puis entre des plaques chauffées modérément;le produit se laisse très-bien broyer avec del'eau, et des traits foncés, faits au pinceau surle papier, prennent en séchant un bel éclat mé-tallique (V. Un. ph., 1860).
D'après M. Paul Champion, l'encre de Chinea pour base le noir de fumée (noir de lampe),ou, pour les encres de première qualité, lenoir obtenu par la combustion de la graissede porc ; on en fait une pâte avec une colleforte préparée avec la peau de Buffalos. On lamélange intimement avec un peu d'huile depoix, et on chauffe à 50 ou 60° dans une chau-dière en fonte; pendant le brassage de la pâle,on y ajoute du camphre de Bornéo et du musc. —La meilleure encre de Chine est très-noire, lé-gère, et présente une cassure lisse et vitreuse.On en fait la base des encres indélébiles.
Encre incorrodible.
Faites fondre à une douce chaleur 5 p. decopal en poudre dans 32 p. d'essence de la-vande, et colorez a\ ec du noir de fumée, duvermillon ou de l'indigo. — Pour écrire surles flacons à acides. >
Encre d'horticulture
Pour écrire les étiquettes sur zinc, les jar-diniers se servent d'un soluté aqueux de chlo-rure de platine, ou tout simplement de sul-fate de cuivre tenant du noir de fumée ensuspension. Cette encre est indestructible.Mais l'encre au chlorure de platine résiste mieuxaux influences météorologiques. Avec : chlor.de platine 1, gomme arabique 1, eau dis-tillée 10 , on a une encre qui noircit im-médiatement sur le zinc. Les parties noiresétant inattaquables par les acides étendus, onpeut avoir des caractères en relief, en trai-tant par l'acide nitrique très-étendu, la plaquede zinc sur laquelle on a tracé des caractères(Boettyer). Les pharmaciens pourraient s'enservir à faire des étiquettes métalliques pouria cave, pour les plantes des jardins botani-ques. Le vernis au goudron de houille con-vient aussi comme encre d'horticulture.
Voici la recette d'une encre à écrire sur lezinc :
Vert-de-gris puhérisé, 30Sel ammoniac pulv.... 30Noir de fumée ou ma-
tière col. minérale. 8Gomme arabique .... 8Eau ................ 300
Agitez cette encre au moment de s'en ser-vir; et pour écrire se servir de préférenced'une plume d'oie. Pour écrire sur le fer-blanc, on emploie le liquide suivant : acidenitrique, 10; eau, 10; cuivre, 1.
Encre au bleu de Prusse (A. Vogel).
MM. Stephen et Rasch ont découvert dansl'acide oxalique le moyen de rendre le bleude Prusse soluble. On triture du bleu dePrusse avec 1/5 à 1/6 d'acide oxalique et unpeu d'eau pour faire une pâte homogène, quel'on étend d'eau suffisamment pour avoir uneencre bleue solide qui peut aussi remplacerle bleu en liqueur pour le linge. Elle ne sup-porte pas le mélange avec la moindre quan-tité d'encre noire à la noix de galle. (J. ph.,1864.)
Encre bleue.
Indigo flor...........
Carbonate de potasse..Sulfure d'arsenic......
Chaux vive .......... 16
Eau................ 400
Faites bouillir jusqu'à solution complète,passez et ajoutez :
Gomme arabique en poudre.......... 16
Les encres bleues généralement employéessont préparées soit avec le sulfate d'indigoplus ou moins neutralisé, soit avec du bleude Prusse basique soluble, soit avec du bleude Prusse rendu soluble par l'acide oxaliqueou le tartrate d'ammoniaque. — L'encre bleuerouennaise est préparée d'après la méthodesuivante : bois de campêche, 750; alun, 35 ;gomme arabique, 31; sucre, 15. —On fait uneencre ùleuc-noireayec : noix de Galle concassée170, girofles concassées 8, sulfate de fer 46,sulfate d'indigo en pâte légèrement acide 46 ;acide sulfurique 1,75, eau de pluie 240(V. Un. ph. 1868).
Encre d'imprimerie.
Le principal ingrédient de l'encre d'impri-merie est le noir de fumée broyé avec unehuile siccative (h. de lin, de noix) épaissiepar l'action du feu et souvent par une addi-tion de résine. On prépare généralement cetteencre avec l'huile de noix qu'on fait chaufferdans un vase de cuivre ou de fer, jusqu'àcommencement de décomposition ; en con-tinuant à chauffer, elle s'enflamme, on lalaisse brûler quelque temps, ce qui la rendplus siccative, on chauffe pendant 2 ou 3heures jusqu'à ce qu'elle acquière une con-sistance épaisse et qu'elle file bien à froid