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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.

mazône unie au lactate de soude (0,0002), dechlorure de sodium (0,0017) et de potassium(Berzélius), de phosphate calcaire (0,00017),silice (0,00015) (Mitscherlich), de diastase ani-male ou salivaire (Miàlhe) et de sulfocyanurede potassium (Tiedmann et Gmclin). Elle peutêtre altérée dans ses qualités physiques et chi-miques. Elle se charge de l'odeur de différentessubstances. La couleur opaline est quelquefoisremplacée par une nuance noirâtre, verdâtreou jaunâtre, coloration due à du pus, dusang, de la bile, que l'on y décèlera commeil sera dit plus loin. Dans l'hypocondrie, lepyrosis, la gastrite, la goutte, l'hystérie, lecancer de l'estomac, le diabète, etc., la saliveperd sa propriété alcaline pour prendre le ca-ractère acide, ce que les papiers réactifs dé-montrent facilement. On peut retrouver dans lasalive des substances médicamenteuses, commel'iode, le mercure.

Le me pancréatique est alcalin, et contienttrois iermenls distincts, myopsine, amy/o/.si/ie,stéapsine, qui le rendent propre ta agir surl'albumine, Famidon cl à émulsionner lesgraisses. (Un. ph. 1879J

BILE. Liquide sécrété par la vésicule bi-liaire, de consistance de sirop épais, filant, d'unecouleur jaune doré ou verdâtre ou brunâtre,d'une densité de 1,020 à 1,027; ayant, en gé-néral, une réaction alcaline; d'une odeur faibleparticulière, d'une saveur très-amère, solubleen toutes pp. dans l'eau avec laquelle il moussecomme du savon, soluble aussi dans l'alcoolqui n'en laisse que, le mucus; il se putréfie ra-pidement à l'air. Les alcalis 'e fluidifient, lessels métalliques le précipitent, les acides faiblesprécipitent du mucus, les acides forts en sépa-rent la résine sous forme de flocons verts.Abstraction faite de quelques principes acces-soires, la bile peut être considérée comme unvéritable savon de soude, c'est une dissolutionde choléate m taurocbolate de soude (biline,principe amer de la bile). La bile humaine con-tient : eau, sels divers (principalement desphosphates), traces de silice et d'oxyde defer, taurocholate ou choléate de soude, glyco-àholate ou cholate de soude, choline, cholesté-rine, lécitKine ou graisse phosphorée, stéarine,margarine, oléine, traces de savon et de niu-cosine, urée, matière colorante verte (biliver-dine) présentant plusieurs modifications brune[cholèpyrrine, biliphœine), jaunc-rougeàtre (bi-lifulvinc); M. E. Ritter a trouvé, en outre, unematière bleue (V. Un. ph. 1870). 11 n'y a pas de substance albuminoïde dans la bile, aussin'est elle pas coagulée par la chaleur. C'est sur-tout à la matière colorante que l'on doit dedécouvrir facilement la bile partout elle setrouve. En effet, l'acide nitrique lui commu-

nique une teinte verte très-prononcée, qui, parun excès de réactif passe successivement aubleu, au violet, au rouge, puis enfin au jaune.Chauffée à 60° au plus avec de l'acide sulfu-rique et du sirop île sucre, la bile donne uneréaction pourpre et violette (Pettenkofer), der-nière réaction toutefois qui ne lui est pas spé-ciale; elle a été modifiée par M. Strasburg, etappliquée à la recherche des acides biliairesdans l'urine (V. J. ph. 1872).

Le suc gastrique estacide, parl'ac. ehlorhy-drique. Le suc intestinal réagit alcalin.

Pour rechercher l'acide chlorhydriqueGûnzbourg se sert du réactif p/doroalucine-vanilline. (Vanilline, 1 ; phloroglucine, 2;alcool, 30). En évaporant à sec au B.M. 2 à 3gouttes du réactif avec 2 à 3 gouttes d'unesolution très étendue d'acide chlorhydrique,il reste un résidu rouge cramoisi.

Cette réaction est spécifique des acides mi-néraux, la coloration rouge ne se produit pasavec les acides organiques.

Uffelmann a indiqué le réactif suivant pourreconnaître l'acide lactique : En mélange de3 gouttes de solution de perchlorure de feroffic. et 3 gouttes d'acide phénique dans20 IC d'eau décèle l'acide lactique en donnantune coloration jaune, mais si l'acide lactiquerenferme des traces d'acide chlorhydriquelibre, la liqueur devient incolore.

SPERME. Liquide blanchâtre, visqueux,filant, opalin, d'une saveurun peu salée, d'odeursut ijencris, qui rappelle celle du chlore, duchâtaignier ou de l'ivoire râpé ; il verdit les cou-leurs bleues végétales ; chauffé, il ne se coagulepas, bien que laissant déposer quelques floconsglutineux. L'acide azotique lui communiqueunelégère teinte jaune sans le troubler. Il émul-sionne les corps gras neutres, tels que l'huiled'olives (Lonijet). Evaporé, il perd 90 0/0 deson poids; il reste une matière organique jaunâ-tre, coagulable par l'alcool (spermatine), quiprojetée sur des charbons ardents, répand l'o-deur de corne brûlée, et laisse un faible ré-sidu inorganique, composé surtout de phos-phates de chaux et de magnésie. Son caractèrele plus saillant consiste dans les spermatozoaires(animalcules ou filaments ou vers spermatirpies,zoospermes, spermatozoïdes), que Je microscopey fait voir et qui ont été découverts, en 1677,par un étudiant en médecine allemand, LouisIlannn, élève de Leeinvenhœk. Cependant cesanimalcules font quelquefois défaut.En méde-cine légale, il est quelquefois important de pou-voir distinguer sur les tissus, les objets d'habille-ment, de literie, etc., les tacites de sperme, decelles dues à des écoulem. hlennorrliagiques ou