1272
APPENDICE PHARMACEUTIQUE.
l'essai des rendions particulières à ehaquebase.(Voy. les tableaux, p. 55-57 et les quatre tabl.synoptiq., p. 58-73). Signalons le procédé deséparation de la potasse et de la soude, au moyendu perclilorate d'ammoniaque, recommandépar M. Sclilœsing (V. J. ph. et Un. ph. 1872).
Analyse des minerais et des minéraux. —On commence par déterminer la quantité d'eauque le minerai ou le minerai peut contenir, enchauffant à l'étuve un poids connu de ce der-nier réduit en poudre très-fine; la perte, aprèsl'opération, représente la quantité d'eau. Onessaye ensuite si le minéral est soluble dansl'acidechlorhydrique, l'acide azotique ou l'eaurégale.' Dans le cas où cette solubilité n'a paslieu, on procède d'une manière semblable àcelle qui a été indiquée pour l'analjse des sili-cates, c'est-à-dire que l'on rend le minéralattaquable par les acides en le calcinant préa-lablement dans un creuset d'argent ou de pla-tine (1), avec un tondant [carbonates de potasse,de soude, de baryte ; potasse caustique, oxydede plomb ou les azotates correspondants; spathduor). La dissolution du minéral opérée, onisole la silice, s'il s'en trouve en résidu, puison procède à la séparation des autres corps(acides et bases). Les réactifs généralementemployés a cet eP'et sont : Pacifia sulfhydriqw,le carbonate et le sulfhydrate d'ammoniaque,les alcalis caustiques.
Les minerais peuvent se diviser en deuxgenres distincts : les uns sont des composéssalins {silicates, phosphates, carbonates); lesautres sont des arséuiurcs, sulfures, arsênto-sulfures. Pour les premiers, le mode d'analyserentre dans celui que l'on a indique pour lessels et les minéraux. Quant aux seconds, oncommence généralement par les griller pourse débarrasser d'abord de la majeure partie dusoufre et de l'arsenic qu'ils renferment. Le ré-sidu du grillage est mêlé avec un excès d'azo-tate de potasse, puis calciné au rouge ; toutl'arsenic passe à l'état d'acide arsénique, leSoufre à l'état d'acide sulfurique ; en traitantpar l'eau, on dissout l'arséniate et le sulfate
(1) Jin passant, nous dirons qu'en vertu (les propriétéschimiques du philiue, on doit préserver les creusets dece métal du contact immédiat du charbon de bois à destempératures élevées, ni y exécuter d'opération qui en-traîne la séparation d'ac. silicique; on ne doit jamais yehauffer ou fondre les alcalis caustiques, les azotates, no-tamment ceux des alcalis et des terres alcalines, les sul-fures alcalins, ou les sulfates mêlés avec de la poudre decharbon, les métaux à l'état de régule (plomb, bismuth,étain, cadmium, etc.), les substances arséniferes ou anti-monifères, le phosphore ou l'acide phosphorique, lesphosphates acides, mêlés avec des corps contenant dueharbnn ou d'autres corps désoxydants; il ne faut pas yporter au rouge-blanc les oxydes métalliques (0( des deyiomtt, de bismuth, de cuivre, de nickel, etc.), susceptiblesde perdre leur oxygène & cette température; ni y fairebouillir ou évaporer des liquides contenant du chlore, dubrome, de l'iode, du fluor, ou dans lesquels ces corpspeuvent se développer.
de potasse ; les métaux qui sont oxydés, for-ment le résidu insoluble dans l'eau; on letraite à chaud par l'acide sulfurique et on yfait passer tin courant d'acide sulfureux quiréduit l'acide arsénique, et le fait passer àl'état d'acide arsénieux. Cette réduction opérée,on dirige dans la liqueur un courant d'acidesulfhydrique qui précipite l'arsenic à l'état desulfure; les autres métaux, sépares ultérieure-ment, sont ainsi exempts d'arsenic.
Analyse des cendres de végétaux. —- L'a-nalyse des cendres végétales a pour but de faireconnaître la nature et la proportion des ma-tières inorganiques absorbées par ces plantes,a l'organisation desquelles celles-ci sont néces-saires. Les sul stances que l'on rencontre habi-tuellement dans les cendres de plantes, sont :potasse, soude, chaux, magnésie, oxydes de fer etde manganèse; acides silicique, phosphorique,sulfurique, carbonique; chlore; on y trouvequelquefois aussi : fluor, iode, brame, cuivre.— Pour analyser les cendres d'une plante, oncommence par l'incinérer après l'avoir préala-blement nettoyée, mais sans la lever afin dene pas enlever une partie des sels soluhles.Les bois, les chaumes, et autres matières decette nature, se dessèchent fortement, puissont brûles sur une plaque ou dans un four-neau en tôle. Les grains sont incinérés dansdes creusets de Hesse; il en est de mêmepour les racines, les fruits, préalablementdécoupes en tranches minces et desséchées;dans tous les cas, les cendres sont encoregrillées au rouge faible dans une capsule depl-atine à fond plat, en les remuant conti-nuellement, puis réduites en poudre très-fine.
MM. Fréséuius et Wffl ont divisé les cen-dres végétales en trois groupes : 1° cendresContenant une forte proportion de carbonatesalcalins et terreux, provenant généralementde l'incinération des bois, herbes, lichens, tic;2" cendres où prédominent les phosphates al-calins et terreux : c'est le cas de la plupartdes cendres de graines; 3° cendres riches enacide silicique, telles que celles qui provien-nent des tiges de graminées, cYèquisétaeêes, etc.Cette division n'est établie que d'après la na-ture des composés dont l'existence est, nonpas exclusive, mais seulement prédominante.Ainsi, outre les corps précédemment énoncés,presque toutes les cendres contiennent deschlorures, des phosphates alcalins, terreux etferrugineuse, des sulfates alcalins, et, commeimpuretés étrangères à leur composition, du.sable et du charbon. — L'analyse qualitativefait reconnaître parfaitement à quel groupeappartient une cendre.
1 er Groupe. — On dissout la cendre dansl'acide chlorhydrique pour séparer immédiate-ment la silice libre ou combinée, le sable, le