Druckschrift 
L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
Entstehung
Seite
1270
URN (Seite)
  
Einzelbild herunterladen
 

1270

APPENDICE PHARMACEUTIQUE.

zote, de protoxyde d'azote et d'azote; un pa-reil mélange se rencontre toutes les fois quel'on traite" une matière organique par l'acideazotique, et souvent il se forme en même tempsde la vapeur cyanhydrique, dont la séparationserait préalablement opérée par le bioxyde demercure, qui donnerait du cyanure de mer-cure. On absorbe l'acide carbonique par lapotasse, puis le bioxyde d'azote par le sulfatede protoxyde de fer, et le résidu (protoxyded'azote et azote) est brûlé avec l'oxyde decarbone; il se forme de l'acide carboniquequ'on absorbe par la potasse; reste l'azote donton mesure directement le volume. A cause deses propriétés négatives, on termine toujoursune analyse par la détermination de ce der-nier gaz. Il est des cas la séparation di-recte devient, pour ainsi dire, impossible; onbrûle alors le gaz avec un volume déterminéà'oxyyéne, et par la nature et la quantité desproduits qui prennent naissance, on recon-naît quels sont les gaz qui composent ce mé-lange.

Un mélange de métalloïdes se présente rare-ment dans les analyses; en tous cas, si onapplique à ce genre de recherches les con-naissances que l'on possède sur les proprié-tés chimiques et physiques de chacun de cescorps, on parviendra à en opérer la sépara-tion.

Quant h Yanah/se des acides, des métaux,des alliages, d"S oxydes métalliques, elle ren-tre dans cell des composés salins, aux re-cherches desquels se ramènent, pour ainsidire, presque toutes les analyses minéralespar voie humide. En effet, pour les mé-langes d'acides, qui se présentent rarement, onsuivra la méthode générale, c'est-à-dire qu'onles fera passer dans les combinaisons ou selsinsolubles, de composition connue, dont lepoids fera connaître, à l'aide d'un calcul fa-cile, celui de l'acide. Le mélange d'acidesle plus fréquent à rencontrer est celui desacides sulfuriepie, azotique, et chlorhydrique.Il sera mis en contact et agité pendant quel-que temps avec un excès d'oxyde d'argent très-divisé : l'acide chlorhydrique se précipi-tera à l'état de chlorure d'argent; au moyende Veau de baryte, l'acide sulfurique sera pré-cipité à l'état de sulfate de baryte ; resteral'acide azotique qui, combiné avec l'oxyded'argent, pourra être isolé à l'état d'azotated'argent. Le poids de chacun de ces sels (chlo-rure d'argent, sulfate de baryte, azotate d'ur-gent) fera connaître celui des acides; il suffirad'une simple règle de proportion basée sur leséquivalents chimiques.

Les mélanges d'oxydes ou de métaux (al-liages) s'analysent par des procédés analogues.Pour la plupart des alliages on procède par

voie humide; pour d'autres, on a recours "à laeoupellation. Le plus généralement, on traitel'alliage réduit en limaille, par l'acide azoti-que, l'acide chlorhydrique, ou X'eau régale. Sil'alliage est composé de métaux que l'acidesulfhydrique précipite, on emploie l'un desdeux derniers acides; si l'un des métauxs'oxyde, mais ne se dissout pas dans l'acideazotique, alors on emploie ce dernier. Si on a,par exemple, à analyser la soudure des pîom-biers (plomb et étain), ou l'alliage des carac-tères d'imprimerie (plomb et antimoine), enles traitant par l'acide azotique, le plomb sedissout dans les deux cas, et l'autre métal seprécipite, savoir : l'étain à l'état d'acide-tastannique, l'antimoine à l'état d'acide antimo-nieux ; onévapore jusqu'à siccité, et l'on reprendle résidu par l'eau dist., l'azotate de plombseul se dissont; on le précipite par un sulfatesolnble. Si on a un alliage, comme le mé-tal d'Alger (étain et antimoine), composé demétaux s'oxydant tous les deux par l'acideazotique, on emploie l'eau régale, qui dissoutles deux métaux ; on ajoute de l'acide tartri-que pour empêcher la précipitation du chlo-rure d'antimoine par l'eau, puis on met ladissolution en contact avec une lame d'étain,qui précipite l'antimoine sans toucher à l'étaindissous ; la différence de poids de la lameavant et après l'expérience fait connaître celuide l'étain entré en dissolution dans la liqueur;on en tient compte dans le dosage de cemétal. Supposons qu'on ait à faire l'ana-lyse d'un alliage plus complexe tel que lelaiton, qui, outre le zinc et le cuivre, contientpresque toujours des traces d'étain et de plomb.On le traite par l'acide azotique; ces métauxsont convertis en azotates solubles, sauf l'étainqui passe à l'état d'acide métastannique, onévapore à siccité et on reprend par l'eau dist.qui dissout les trois azotates ; l'acide métastan-nique restant comme résidu, sera séparé par fil-tration ; on précipitera ensuite de la solution leplomb à l'état de sulfate, par l'acide sulfurique ;le cuivre à l'état de sulfure, par l'acide sulfhy-drique; le zinc à l'état de carbonate, par uncarbonate alcalin. On suivrait une marcheanalogue pour opérer la séparation d'autresmétaux composant un alliage donné.

Analyse des sels. Dans ce genre d'ana-lyse, on a 2 questions à résoudre : reconnaîtreVacide et reconnaître la base. Envisagé aupoint de vue de l'acide, un sel peut présentertrois cas : 1° l'acide du sel est solnble etnon gazeux (sulfates, hyposulfates, azotates,iodates, hyperiodates, perchlorates, phosphates,phosphites, hypophosphites, arséniates, chro-mâtes, vanadates, manganates, molybdates) ;2° l'acide est insoluble ou peu soluble (antimo-niates, antimonites, stannates, titanates, tung-