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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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PHARMACIE LÉGALE.

tique ; ce soluté précipite en blanc par l'eauet laisse un liquide qui, filtré, donne unprécipité brun par l'acide sulfhydrique ou unsulfure.

Le sulfure d'antimoine n'est pas falsifié dansla véritable acception du mot, mais il peutcontenir naturellement des impuretés. La for-mule d'essai ne fera pas reconnaître le fer etl'arsenic qu'il contient souvent. Le fer don-nera une coloration rougeâtre au soluté clilor-hydrique si l'on a employé de l'acide pur, etle liquide qui retient cette coloration après laprécipitation par l'eau, précipitera en bleu parle prussiate de potasse ferrugineux. Quant àl'arsenic, qui existe dans tous les sulfuresd'antimoine naturels, sauf celui des mines del'Allier, on l'y découvre de la même manièreque dans l'antimoine métallique. L'ammonia-que, employée jusqu'à présent pour enlever lesulfure d'arsenic au sulfure d'antimoine, estun moyen défectueux, car non-seulement l'am-moniaque enlève l'arsenic, mais encore jus-qu'à 60/100 de sulfure d'antimoine lui-même(Gant).

Sulfure d'antimoine hydraté (p. 969).Traité par 6 ou 7 fois son poids d'un solutébouillant de potasse caustique, il ne laissequ'un léger résidu blanchâtre d'oxyde d'anti-moine soluble en totalité dans l'acide chlor-hydrique. Du reste, même formule d'essai quepour le sulfure d'antimoine ordinaire.

Le kermès peut être falsifié par de l'oxyderouge de 1er, de la brique pilée, de l'ocre,du soufre doré d'antimoine, du soufre, despoudres organiques (santal, bois de Bré-sil, etc.). Le fer sera décelé de la même ma-nière que dans le sulfure naturel. La briquepilée,le soufre, l'ocre et les poudres rougesvégétales seront laissés presque entièrementindissous par l'acide clilorliydrique. Ces der-nières sont carbonisées et forment des petitspoints noirs, très-distincts, si on délaye lekermès dans un peu d'acide sulfurique. Quantau soufre doré, il est soluble aussi à chaud dansl'ac. clilorliydrique et la potasse caustique, maisil communique à l'essence de térébenthine unecouleur jaune-orangé, et celle-ci laisse déposerpar le refroidissement des cristaux de soufreen abondance, tandis que le kermès pur necède que des atomes de soufre.

Sulfure d'antimoine sulfuré (p. 969).Le soufre doré d'antimoine est soluble à chauddans 12 fois son poids d'acide clilorliydrique,moins une petite quantité de soufre. Le so-luté est incolore. (V. Y Essai ci-dessus.)

Le foie d'antimoine, souvent mêlé de bri-que pilée et de matières terreuses, sera essayécomme les produits ci-dessus par l'acidechlorhydrique.

Sulfure de fer (p. 972). Soluble dansune grande quantité d'acide sulfurique dilué,avec dégagement d'acide sulfhydrique.

Sulfure rouge de mercure (p. 973). Lachaleur le volatilise complètement sans produc-tion de globules mercuriels. Chauffé avec lapotasse ou la chaux, il donne du mercure mé-tallique et est dissous par l'eau régale, maisnon par l'acide azotique ou chlorhydrique sé-parément; il ne teint pas l'alcool bouillant, etl'acide acétique avec lequel on le l'ait digérerne précipite pas en jaune par l'iodure de po-tassium.

On le mélange avec l'oxyde rouge de fer(colcothar, ocre rouge), le minium, la mineorange, le sulfate de baryte, le talc, le chro-mate de plomb bibasique, la brique pilée et leréalgar. Ce dernier seul sera volatilisé par lachaleur. S'il y a du minium, il y aura forma-tion de globules de plomb. Le réalgar, quiest ajouté dans le pays même d' nous vientle cinnabre, sera dévoilé par l'odeur alliacéequi se dégage lorsqu'on projette un peu desulfure de mercure sur des charbons ardents,ou en faisant bouillir le cinnabre avec un so-luté de potasse, saturant le liquide filtré parl'acide muriatique, et y faisant passer de l'hy-drogène sulfuré qui donne naissance à un pré-cipité de sulfure jaune d'arsenic.

Sulfure noir de mercure (p. 97/i). Lachaleur le volatilise, sans qu'il reste ni char-bon, ni phosphate calcaire.

Cette formule d'essai prévoit le charbonanimal, la plombagine, qu'on y introduit quel-quefois. Si l'on incinère le résidu-, on obtien-dra une poudre blanche de phosphate calcaireou grise de plombagine.

Sulfure de potasse (p. 971). Dans safabrication, on substitue en partie ou en to-talité le carbonate de soude au carbonate depotasse ; on le reconnaît par l'expérience sui-vante : une solution à froid de 100 gram. defoie de soufre dans 200 gram. d'eau donne,au bout de six semaines, du sulfate de soudecristallisé en gros prismes hexagonaux, efflo-rescents à l'air (Adrian).

SULFHYDRATE DE SOUDE (p. 975). Ona mis dans le commerce, sous ce nom, ducarbonate de soude arrosé avec un soluté desulfhydrate de soude vrai. Traité par l'acétateou l'azotate acide de plomb, ce mélange donneun précipité de sulfure de plomb insignifiant.

TAMARIN (p. 979). On découvrira le cui-vre tout simplement en plongeant dans lamasse une lame de fer bien décapée, ou bienen incinérant, traitant les cendres par l'a-cide azotique, et ce soluté par un excès d'am-