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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS.

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d'abeilles, il reste toujours à la surface duchloroforme une épaisse couche blanche inso-luble; de plus, le cérat à la cire végétale estentièrement soluble dans une forte solutionalcoolique de potasse caustique ; le cérat à lacire d'abeille ne s'y dissout que très-incom-plétement (Roucher). Le cérat préparé avecl'huile d'oeillette au lieu d'huile d'amandesdouces rancit beaucoup plus vite que celui àl'huile d'amandes douces. En outre, il présentebientôt dans le haut du pot qui le renferme,et autour du couvercle, une sorte de peau oumembrane très-adhérente (Lepage, de Gisors).

CHARBON ANIMAL (p. 364). — Traité parl'acide chlorhydrique, il ne doit pas faire ef-fervescence, et cet acide, après avoir agi surlui, ne doit pas donner de précipité par l'am-moniaque ou son carbonate. Le noir lavé àl'acide peut contenir du chlorure de calcium,même après les lavages à l'eau ; pour s'en as-surer, on en prend 50 gr. qu'on fait digérerpendant quelques minutes dans 100 c. cubesd'eau distillée ne contenant pas d'acide car-bonique, on agite, on jette sur un filtre, et leliquide filtré se trouble ou précipite par l'oxa-late d'ammoniaque, suivant la quantité dechlorure de calcium que retient le noir. Epuisépar le lavage, il perd à peu près 90 0/0 deson poids, et incinéré avec son poids d'oxyderouge de mercure, ou par un jet de gaz oxy-gène dirigé lentement à sa surface pourrendre la combustion plus complète et plusrapide, il ne doit laisser qu'une très-faiblequantité (2 à 3 0/0) de cendres grisâtres.

Le charbon animal, livré comme pur, nel'est souvent pas. Il peut contenir du phos-phate et du carbonate de chaux provenant desos avec lesquels il a été obtenu: l'effervescencepar l'acide chlorhydrique et la précipitationdu soluté chlorhydrique par l'ammoniaqueou son carbonate, dénoteront ces impuretés.L'ammoniaque précipite le phosphate de chauxon solution; le spsqui-carbonate indique lechlorure de calcium provenant du carbonate.On peut encore s'assurer de la présence deces sels par l'incinération. Le charbon d'ivoirebien préparé ne doit pas en contenir plus de1/200. On voit qu'il s'agit du charbon animalchimiquement pur et non du noir animal ducommerce. Celui-ci doit contenir les sels dechaux naturels des os; mais frauduleusementon y ajoute quelquefois des matières terreu-ses, des cendres noires ou pyriteuses de Pi-cardie, du mâchefer, du charbon de schiste;le bon charbon animal ne doit pas donnerplus de 85/100 de cendres d'un vert grisâtre.Le mâchefer et les schistes seront reconnus àla cendre jaune résultant de l'incinération etau fer contenu dans le soluté chlorhydrique;les cendres pyriteuses, par leurs cendres rou-

geâtres, dont le soluté chlorhydrique accuse laprésence du fer par les réactifs appropriés.

On essaie le noir animal par l'expérimenta-tion directe de son pouvoir décolorant, compa-rativement avec un noir type de bonne qualité,à l'aide d'un instrument particulier, le décolo-rimêtre de Payen (V. Payen, Préc. de Ch.indust. 5 e éd., t. II), qui permet^d'établir unrapport d'intensité des nuances entre deux li-quides décolorés (l'un par le noir type, l'autrepar le noir à essayer), par conséquent entreles'pouvoirs décolorants des noirs essayés.

M. Corenwinder a proposé de reconnaîtrela valeur du noir animal d'après la quantitéde chaux qu'il peut absorber. Il prépare d'abordun liquide composé de 20 gr. d'acide sulfuri-que à 66° et d'eau distillée pour parfaire unlitre; d'autre port, il dispose un soluté de su-crate de chaux tel qu'un litre soit exactementsaturé par le litre de liquide acide. Si on agitepar exemple 50 gr. de noir à essayer avec 1décilitre du soluté titré de sucrale qu'on laisseen contact une heure, que l'on filtre, et qu'onprenne 5 centilitres (50 c. cub.) du liquide fil-tré, on reconnaît, par le nombre de centilitresde liquide acide qu'il aura fallu pour neutrali-ser la chaux du sucrate, la quantité de cet alcaliabsorbée par le charbon ; il s'ensuit donc queplus un noir aura absorbé de chaux, moins ilfaudra de liqueur acide pour enlever la chauxdu sucrate, et meilleur il sera au point de vueindustriel. En effet, la force décolorante desnoire est en rapport avec leur force absorbante.

On peut préparer le Sucrate de chaux enfaisant dissoudre dans l'eau 125 à 130 gr. desucre, y ajoutant 15 à 20 gr. de chaux vive.On fait bouillir, on filtre, et on complète unlitre avec le liquide filtré. C'est ce liquide quel'on titre.

CHLORAL (p. 308). — Outre les propriétésdécrites qui permettent de reconnaître la pu-reté du cliloral, savoir : la couleur, l'odeur, lasolubilité, la densité, nous ajouterons qu'il nedoit pas précipiter l'azotate d'argent, ni donnerde fumées blanches au contact de l'ammoniaq.,autrement il contiendrait de l'acide chlorhy-drique; sa vapeur ne doit pas décolorer le pa-pier de tournesol, ni décomposer tes ioduresou colorer en bleu le papier amidonné ; lecontraire, indiquerait la présence d'un excèsde chlore. Un autre indice d'impureté est lacoloration en brun, au contact des alcalis caus-tiques, qui révèle la présence d'huiles chloral-cooliques et un produit mal rectifié. Si on faitréagira froid le sulfure de sodium sur le clilo-ral en solution aqueuse, et alcoolique, le li-quide s'échauffe et prend une belle couleurrouge (E. Baudrimont). L'ac. azotique ajoutéa chaud a de l'hydrate de cliloral mélangé de

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