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PHARMACIE LEGALE.
de 50 à 60 gr. d'eau distillée ; après repos onfiltre; le liquide filtré, sursature par l'ammo-niaque en léger excès, se trouble ; on laissedéposer, et la dissolution du dépôt dans quan-tité suffisante d'acide citrique en solutionprécipite par l'oxalate d'ammoniaque, si lesous-nitrate contient du phosphate de chaux.
Azotate de potasse (p. 276). — Entière-ment soluble,.son soluté n'est pas affecté parle nitrate de baryte; il ne l'est que faiblement oupas du tout par le nitrate d'argent ; il fuse parla chaleur, qui, si elle est très-forte, en dégagede l'oxygène. L'ac. sulfuriq. en dégage des va-peurs nitreuses qui bleuissent le papier de gaïac.
Le nitrate de baryte décèlera le sulfate depotasse; le chlorure de potassium serait préci-pité par le nitrate d'argent. Quant à la chauxqui souille les nitres communs, elle sera recon-nue par l'oxalate d'ammoniaque.
La plus grande partie du salpêtre du com-merce étant produite avec l'azotate de soude(ou salpêtre du Chili) qui renferme des quan-tités notables d'azotites, il en résulte quel'azotate de potasse, même raffiné, contienlune proportion plus ou moins forte d'azotitede potasse (Boettger).
Pour faire l'essai des azotates de potasse ducommerce on les transforme en chlo-rures, en les chauffant dans un creuset deporcelaine avec du chlorhydrate d'ammoniaq.,on dose le chlore avant et après l'opération, àl'aide d'une solution titrée de nitrate, d'argent;la différence entre les deux résultats obtenusdonne le chlore qui s'est substitué à l'acideazotique (Joulie); en multipliant le nombretrouvé par le coefficient 1,52 on a l'acide azo-tique contenu dans l'azotate essayé (V. Un.ph. 1873).
BAUME DU PÉROU NOIR (p. 288). — Quandil est pur, il coule au fond de l'eau, ne se sé-pare pas eu deux couches. Lorsqu'on l'agiteavec ce liquide, il y perd peu de son poids, etcède peu ou pas d'huile volatile quand on lesoumet à la distillation avec lui (Geiijer). Jetésur une pelle rougie au feu, il doit répandreune odeur balsamique franche. S'il contenaitdes huiles fixes, il ne serait pas entièrementsoluble dans l'alcool à moins que ce ne soitpar l'huile de ricin.
Sa densité est 1,15 à 1,16, il doit s'enfoncerdans une solution de 1 p. de chlorure de so-dium, et de 5 p. d'eau; une addition de ma-tière grasse ou d'une huile essentielle abais-serait sa densité; agité vivement avec 2 foisson volume d'essence de pétrole, il donne deuxcouches distinctes : l'inférieure est noire, etla supérieure limpide, presque incolore; si lebaume est falsifié, cette dernière couche est,au contraire, colorée et visqueuse ÇSager).
BAUME DE TOLU (p. 289). — 11 doit sedissoudre aisément dans l'alcool et l'éther,céder de l'acide cinnamique et de l'acide ben-zoique par sublimation et répandre une odeurde girotle quand on le dissout dans une lessivealcaline (Geiijer). On reconnaîtra aussi les ré-sines étrangères en le chauffant sur une plaquede fer. S'il est pur, l'acide sulfurique donneune liqueur rouge sans dégagement d'acidesulfureux; s'il est mêlé de colophane, il donneune liqueur noirâtre et de l'acide sulfureux enabondance (THese),
BENJOIN (p. 297). — On y introduit dessubstances résineuses communes dont l'odeursera décelée par la combustion. Onatrouvé aussidans le commerce du benjoin épuisé d'acidehenzoïque. Le benjoin doit fournir 80,100 derésine et 12/100 d'acide. Il doit être presqueentièrement soluble dans l'alcool. Pour cons-tater la proportion d'acide henzoïque on lechauffe à 2 ou 8 reprises avec de l'eau et dela chaux, on filtre et on traite la liqueur parl'acide chlorhydrique dilué; on sèche et onpèse le précipité d'acide henzoïque produit.
BENZINE (p. 298). — Les benzines ducommerce ne sont presque jamais pures, ellessont mélangées d'autres hydrocarbures (toluènexylàne, etc.) et de petites quantités d'acidephénique et de naphtaline; leur point d'ébul-lition peut s'élever de 80 à 120°. Elles sontsouvent mélangées d'essences de pétrole, quel-quefois même, dans de très-fortes proportions.L'essai suivant permet de reconnaître ces mé-langes : la benzine à essayer mise au contactde la poix noire, la dissout- immédiatement sielle est pure, et prend l'aspect du goudron;tandis qu'elle se colore d'autant moins qu'ellecontient plus d'essence de pétrole (V. Un. ph.1873).
BEURRE (p. G13). — Couleur variant dujaune blanchâtre au jaune, fusible de 26 à 30 oc ,très-solublc dans l'éther et dans l'essence depétrole, peu soluble dans l'alcool ; 100 de cedernier ne dissolvent que 3,5 de beurre. Sacomposition chimique très-complexe est : mar-garine 68, butyroléine 30, butyrinc, caproïne,caprine, 2 (Bruméis). Le beurre est préservéde l'altération soit par la fusion, soit par lasalaison.
Le beurre peut contenir du cuivre, s'il a étéfondu et refroidi dans des vases de ce métal,dans ce cas, il prend au contact du cyanurejaune une teinte rougeàtre caractéristique; oumieux, on l'incinère et la solution azotiquedes cendres donne avec l'ammoniaque, lecyanure jaune, etc., les réactions des sels decuivre ; dans la solution aqueuse des cendreson appréciera, si besoin est, la quantité de selajouté, au moyen de l'azotate d'argent.