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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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TOXICOLOGIE.

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tic de l'arsenic métallique réduit se déposesur le zinc, s'y combine probablement, et sedégage, ensuite quand on ajoute une nouvellequantité d'acide sulfurique.

Il est nécessaire que l'expert fasse en mêmetemps, ou immédiatement après l'essai surles matières empoisonnées, une expériencede contrôle, en employant les mêmes réactifset en même quantité que dans l'expériencevéritable.

Sulfures d'arsenic. Les deux sulfuresd'arsenic, jetés sur des charbons ardents, ré-pandent des vapeurs alliacées ; chauffés avecde la potasse caustique et du charbon, ils don-nent, d'une part, de l'arsenic métallique, etde l'autre, du sulfure de potassium.

Acide arsénique. Il précipite en rougebrique par l'azotate d'argent, et mieux en-core par l'azotate d'argent ammoniacal; il neprécipite par l'acide sulfhydrique que si onajoute quelques gouttes d'acide chlorhydri-que. Du reste, mêmes réactifs que pour l'a-cide arsénieux.

Arséhïtë de cuivre. Vert, insoluble, très-toxique; sa poussière seule peut déterminerdes éruptions cutanées de mauvaise nature,l'inflammation dos yeux, des muqueuses de labouche et des voies aériennes. (V. lier. T'h.1859-1860 ; Rép. Ch. 1861 ; J. Ch, m. 1859,1860,1861). Projeté sur des charbons ardents,il répand des vapeurs blanches à odeur alliacée,et laisse pour résidu de l'oxyde de cuivre ;avecl'ammoniaque il donne une solution d'une bellecouleur bleue, qui saturée par l'ac. chlorhy-drique laisse précipiter l'ac. arsénieux ; mêléavec du charbon et chauffé dans un tube, ildonne de l'arsenic et de l'ac. arsénieux ; in-troduit dans l'appareil de Marsh fonctionnantà blanc, il fournit un anneau arsenical ou destaches. L'arsénile de cuivre ou vert de Schéeleest une couleur verte très-répandue dans l'in-dustrie ; il y a encore d'autres verts arsenicaux(vert anglais, mélange de vert de Schéele, de.sulfate de baryte et de sulfate de chaux ; vertminéral ou \evl. de Schéele mélangé de céruse,d'oxyde de cuivre, de bleu de montagne etd'acétate de plomb; vert île Sclnecinfurth ouaeéto-arsénite de cuivre, mélange d'arsénite etd'acétate de cuivre ; vert de Paul Vêronèse,qui a pour base l'arseniate de cuivre ; vert deVienne ou de Mittis ou de Kirehberijcr, quiest un arseniate de cuivre ; eendres certes, mé-lange d'arsénite de cuivre et de sulfate dechaux) dont l'emploi exige certaines précau-tions résumées, en 1860, dans une instructiondu conseil d'hygiène et de salubrité du dépar-tement de la Seine (V. Un. Ph. 1861. p. 212;J. Ph. 1870,1873).

Arsénite de potasse et solution de Puider.

Avec l'azotate d'argent, précipité jaune se-rin, soluble dans l'ammoniaque. Du reste,mêmes caractères que l'acide arsénieux et queles sels de potasse.

Arsénite de soude. Mêmes caractèresque le précédent, excepté sous le rapport dela base.

Arscniates. Solution de Pearson. Mêmesréactions que les arsénites, si ce n'est qu'ilsprécipitent en rouge brique par l'azotate d'ar-gent.

Enfin, nous dirons que les chimistes toxi-cologues établissent pour la recherche de l'ar-senic dans les terres de cimetières, que l'ar-senic naturel aux terrains est a l'état decombinaison insoluble; et au contraire, quel'arsenic échappé des cadavres empoisonnésse dissout par de simples lavages à l'eau dis-tillée.

EMPOISONNEMENTS PAR LES PRÉPARATIONSANTIMONIALES.

Signes de l'empoisonnement. A peu prèsles mêmes que ceux produits par les prépara-lions mercurielles (p. 1101).

Contre-poisons. Faire vomir, puis don-ner une solution de tannin (1 gr. dans 50 ou100 gr. d'eau) ou plusieurs tasses de décoctétle noix de galle, de quinquina gris ou rouge,d'écorce de saule ou de chêne, en un mot detoutes les substances tannifères, une forte in-lusion de café, de la magnésie délayée dansde l'eau; combattre le vomissement avec del'eau sucrée contenant un peu d'opium, de si-rop diacode ou de décodé de pavots; calmerles douleurs d'estomac par quelques sangsues.(V. Acides.)

Réactifs. Chauffées jusqu'au rouge dansun creuset ou au chalumeau, avec de la po-tasse et du charbon, toutes les préparationsantimoniales donnent de l'antimoine métal-lique. Leurs solutés précipitent en jauneorangé par l'acide sulfhydriqiic et les sulfuresalcalins.

Tartrafe d'antimoine et de potasse. Lesoluté d'émétique donne des précipités blancspar la potasse, la soude, l'ammoniaque, leseaux de chaux et de baryte; les carbonatesalcalins le troublent aussi eu bout de quelquetemps. Le chlorure de platine donne un pré-cipité jaune. Les décodés astringents le pré-cipitent en blanc. L'acide sullhydiiqué et lesulthydrate d'ammoniaque sont les réactifs lesplus sensibles; ils peuvent déceler un centmillième d'antimoine. (Voy. plus haut.)

Chlorure d'antimoine. Réaction de l'émé-tique et de l'acide chlorhydrique.

Les autres préparations antimoniales (kei-