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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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TEINTURES ALCOOLIQUES.

din-Beaumetz a expérimenté cette substancetrès-prônée par les médecins brésiliens dansla syphilis, l'hydropisie, les obstructions viscé-rale?., la goutte, l'épilepsie, etc.

TEINTURES ALCOOLIQUES.

Tinctur, al.; Spirits, ang.; Sabeghlt, ar.; Tintura,ESP., it.; Sprit-tincturer, su.

On donne, en pharmacie, le nom de tein-tures alcooliques à l'alcool chargé des prin-cipes actifs d'une ou plusieurs substancesmédicamenteuses de nature végétale, animaleou plus rarement minérale.

Ces préparations partageaient jadis avec lesalcoolats les noms empiriques de Baumes,d'Elixirs, de Gouttes, d'Essences, de Quintes-sences, etc. Aujourd'hui ces dénominations sontcomplètement bannies des ouvrages dogmati-ques : il en devrait être ainsi du mot impro-pre de teinture, qui, sans rien apprendre surla composition de ces médicaments, présenteune idée fausse à l'esprit. En effet, le motteinture comporte avec lui une idée de cou-leur, et cependant plusieurs de ces prépara-tions sont incolores : telles sont celles de té-rébenthine, de copahu, etc. Ahoolë, nomproposé, en 1822, par Chéreau, est le seulqui devrait figurer dans une nomenclatureméthodique pour désigner les médicamentsqui nous occupent (Voy. le mot Alcoolé).

Les éléments des teintures sont l'alcool ettoutes les substances de la matière médicale,susceptibles de céder quelques principes à celiquide.

Les substances que l'on destine à la prépa-ration des teintures doivent être sèches et con-venablement divisées; divisées, pour que l'al-cool les attaque plus facilement ; sèches, pourqu'il ne soit pas affaibli par leur eau de végé-tation. Le contact est plus ou moins pro-longé, selon que la substance cède plus oumoins facilement ses principes.

L'alcool doit être pur ; à moins d'indicationspéciale, l'alcool laihle devra toujours être del'alcool rectifie étendu, et non des eaux-de-%ie. On doit se servir d'eau distillée, et nond'eau ordinaire; pour étendre l'alcool.

De ce que les principes que l'on cherche àfaire entrer dans les alcoolés ne sont pas éga-lement solubles dans l'alcool à toutes espècesde degrés, il s'ensuit que ce dernier doit va-rier en force. Malgré la diversité des points desolubilité des substances, le Codex a réduit àtrois les degrés de l'alcool pour la prépara-tion de toutes les teintures. Ce sont les 60,80 et 90 de l'alcoomètre centésimal, ou les22 1/2, 31 et 36° de l'aréomètre de Cartier.

L'alcool à 60" est réservé pour les sub-stances qui sont plutôt de nature extractive;l'alcool à 80° sert pour les substances plus

riches en principes résineux et en huilesvolatiles; enfin l'alcool à 90° convient aux ré-sines elles-mêmes, aux baumes, aux térében-thines et aux substances chargées de principesgras peu solubles.

Le Codex prescrit le rapport de 5 d'alcool sur1 de matières médicamenteuses pour toutes lesteintures simples ; il y a cependant quelquesexceptions : dans la teinture de musc et danscelle de cantharides, le rapport est de 1 à10; dans celle d'opium, de 1 à 12 ; la tein-ture d'iode 1 à 12, etc. Les pharmacopéesétrangères formulent, en général, des teinturesmoins chargées que les nôtres.

On détermine l'action dissolvante de l'alcoolsur les substances par la solution, la macéra-lion, la digestion, la décoction et la lixivia-tion. On a recours à la solution quand toutela substance est soluble ; tels sont le camphre,l'iode, e(c. L'opération se fait à froid (à+ 15°)ou à chaud. A froid, rien de plus simple ; ilsuffit de triturer la matière avec l'alcool dansun mortier, ou de mettre le tout dans un fla-con et d'agiter. A chaud, on met les corpsdans un matras que l'on coiffe avec un par-chemin percé de trous d'épingle; on chauffeau B.-M. et on agite de temps en temps pourrenouveler les surfaces. Quand on opère surde grandes quantités, on peut se servir duB.-M. d'un alambic, ou de l'appareil de Cor-riol et Berthemot, qui permet de recueillir lesvapeurs alcooliques, ou mieux encore de(Fia. 130.) l'appareil à déplacement con-tinu. Quand la substancen'est pas entièrement solu-ble, comme cela arrive leplus souvent, on a recours àla macération. Dans ce cas,on prolonge le contact con-venablement, et l'on a soind'agiter de temps en temps.Quant à la digestion et à ladécoction surtout, on n'y aque très-rarement recours.La lixiviation jusqu'à pré-sent n'a uère été employéeà la préparation des teintu-res ; cependant ce procédémérite d'être pris en sérieuseconsidération et d'être géné-ralisé, ainsi que cela résultedes recherches de M. Bui-gnet(V. Ilcv. ph., 1857-58).L'alcool est déplacé par del'alcool de même force cen-tésimale.

L'appareil ci-contre (fig.130) est très-convenable pourla préparation des teinturespar lixiviation, autrement tous les appareils