SULFURE DE MAGNÉSIUM. — SULFURES DE MERCURE.
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bisulfure de mercure, c'est-à-dire à deuxsubstances totalement inolfensives, d'où il ré-sulterait que ce serait l'antidote, par excel-lence, du sublimé corrosif.
A ce composé MM. Bouchardat et Salidrasproposent de substituer le suivant :
Persulfitre de fer hydraté, — Pour l'obteniril suffit de verser goutte à goutte une disso-lution neutre de sulfate ferrique dans un excèsde dissolution de foie de soufre, étendue d'eau.On obtient ainsi un précipité noir, gélatineux,qu'on prive de sulfure de potassium en excès,par des lavages à plusieurs reprises avec del'eau bouillie et des décantations, et que l'onconserve sous l'eau, dans un ilacon bien clos.
On ne peut obtenir ce persulfure de fer enversant la dissolution du sulfure alcalin dansune dissolution ferrique; car l'oxyde ferriquese réduit alors à l'état d'oxyde ferreux pen-dant qu'il se précipite du soufre.
MM. Bouchardat et Sandras ne regardentpas ce composé comme l'antidote seulementdu sublimé, mais encore des préparations decuivre, de plomb et de l'acide arsénieux; ilsprétendent qu'il a sur le peroxyde de fer hy-draté cet avantage, que, changeant la naturedes quatre poisons que nous venons de citer,il conviendrait surtout dans le cas où la sub-stance suspecte appartiendrait à l'une ou àl'autre de ces séries, sans qu'on put, à priori,décider laquelle. Cependant ces auteurs avouentque dans les expériences sur les chiens, lesulfure hydraté ne leur a pas donné de résul-tats aussi bons contre l'acide arsénieux que leperoxyde de fer gélatineux (Voy. Toxicologie).
C'est ici le lieu de mentionner les nitrosul-fares, obtenus par M. Roussin, en 1858; ils nediffèrent des nitro-prussiates que par la substi-tution du soufre au cyanogène. L'un d'eux, lehinitrosulfure de fer, est employé dans l'essaidu chloroforme (V. Essai des médicam.); onl'obtient en faisant bouillir un mélange desolutions d'azotite de potasse, de sulfhydraled'ammoniaque et de protosulfate de fer (V. Rev.I>h., 1858-59).
Sulfure de magnésium.
On peut l'obtenir en décomposant un so-luté de sulfate de magnésie par un autre desulfure de baryum, on filtre et on fait évapo-rer; ou en faisant passer un courant d'acidesulthydrique à travers de l'hydrate de ma-gnésie délayé dans de l'eau, mais le plus sou-vent on a, dans ce dernier cas, un sulfhy-drate de sulfure de magnésium, à moins qu'onn'ait soin d'éviter l'emploi d'un excès d'acidesulthydrique. Ce sulfhydrate de sulfure se dé-compose par l'ébullition en acide sulthydriqueet en une masse blanche gélatineuse, qui est lesulfure de magnésium ; on produit encore ce-
lui-ci avec facilité en faisant passer de la va-peur de sulfure de carbone sur un mélangede magnésie et de charbon, réduit en boulette^et chaude au rouge (Frémy).
Il a été recommandé par Autenrielh dansle traitement de la gale, des dartres, scro-fules, catarrhes; contre-poison dans la plupartdes intoxications métalliques aiguës, exceptecependant dans les empoisonnements par l'ar-senic. Dose : 0,2 à 1,0. Il est moins irritantque les autres sulfures alcalins.
Sulfures de mercure.
On connaît, en pharmacie, deux sulfures demercure :
1° Sulfure rouge de mercure, Cinnabre.Bisulfure de mercure, Ciniiubaris, Hydrargy-rum sulphuretum rubrum, Sulfuretum hydrar-gyricum (Rothes Schwefelquccksilber, Zinnober,al. ; Red sidfuret ofmercvry, Cinnabar, ang. :Zangafer, ar. ; Choit teha, eu. ; Cinabrio, esp. :Cinubi'o, vt. : Krasnaia sernistaiia rtut, rcs. :Cinnober, su.)* (1).
On le nomme quelquefois deuto et persul-fure, bien qu'il soit le seul sulfure de mer-cure qui existe chimiquement parlant.
11 forme des mines considérables, dont lesplus célèbres sont celles d'idria en Carniole.et d'Almaden en Espagne, où on en retirepresque tout le mercure du commerce.
Le cinnabre est en masses d'un rouge desang, que l'on trouve formées intérieurementd'aiguilles brillantes, il est inodore, insipide,volatil, insoluble dans les dissolvants ordi-naires. Sa densité est 8,1.
Sa poudre (Cinnabrepréparé) qui est d'unrouge vif, quelquefois très-beau, porte, dansles arts, le nom de Vermillon. (Vermillion,Vermil, ang.; Yn-chou, en.; Bermellon, esp. :Vermiljoen, hol.; VermtQNcme, it.) Le Vermil-lon de Chine a une réputation méritée.
Le produit dont nous venons de parler estle Cinnabre naturel. On fabrique en France unsulfure de mercure qui porte le nom de Cin-nabre factice, de vermillon français.
Les pharmacopées indiquent de le prépareren introduisant 21 parties de mercure dans 3de soufre en fusion, pulvérisant et sublimantle produit. Les beaux vermillons sont prépa-rés par vois humide. Le procédé de M. Fir-menich consiste à faire bouillir avec du soufreune solution de monosullure de potassium(provenant de la réduction du sulfate de po-tasse par le charbon) ; li litres 1/2 de la solu-tion de polysulfure de potassium obtenu sontchauffés au B. M. avec du mercure (5 kil.) Hdu soufre (2 kil.), on agite, on porte à la tem-
(lj La plupart des auteurs écrivent Cinabre : non-avons adopté l'orthographe Cinnabrk fondée sur l'él;mologie latine Cinnabaris, et grecque.