SULFATE DE CINCHONINE BASIQUE. — SULFATE DE CUIVRE.
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contenant 6 équivalents d'eau. Dans les li-queurs aqueuses concentrées, il forme desprismes à 3 équivalents d'eau; ses solutionsalcooliques le fournissent en beaux cristauxprismatiques renfermant 2 équivalents d'eau.
Cabact. — Le sulfate à 6 équivalents d'eau(soit 13,60 pour 100) est le sel officinal. Il sedissout dans 96 parties d'eau à-)- 12°, et trèsfacilement dans l'alcool; il est insoluble dansl'éther. Ses solutions sont fortement lévogyres,sans fluorescence; elles ne se colorent pas parle chlore et l'ammoniaque. Il est combustiblesans ré>idu. 100 parties de ce sel cristallisécontiennent 7i,06 de cinchonidine et 13,60d'eau.
Essai. — Dissous dans 40 fois son poidsd'eau bouillante, et additionné d'un excès detartrate droit de potasse et de soude, le sul-fate basique de cinchonidine fournil, par re-froidissement de la liqueur, des cristaux detartrate droit de cet alcaloïde. Après 24 heu-res, l'eau mère filtrée ne se trouble pas paraddition d'une ou deux gouttes d'ammonia-que, si le sulfate employé était pur.
Sulfate de cinchonine basique.
Sulfata de cinchonine du Codex de 18C6.Su6 sulfas cinchoninus.
S'obtient, comme le sulfate de quinine, enremplaçant seulement l'écorce de quinquinajaune par celle de quinquina gris. Le préci-pité déterminé dans les décoctions acides parle carbonate de soude, lavé et desséché, esttraité à plusieurs reprises par l'éther ou lechloroforme, qui dissolvent la quinine et lais-sent pour résidu la cinchonine. Celle-ci, re-prise par l'eau aiguisée d'acide sull'urique,donne du sulfate de cinchonine qui cristallisepar la concen tr. des solut ions bouill., en prismesrhomboïdaux, courts, durs et transparents.
Ce sel se dissout dans 05 p. 5, d'eau à -f-13°,et dans 14 parties d'eau bouillante; danso p., 8 d'alcool à 80 e froid et dans /ri partiesde chloroforme à -f- 15°, presque insolubledans l'éther. A 100°, il perd toute son eaude cristallisation, soit 4,99 pour 100 de sonpoids; il fond ensuite vers 120". Ses solu-tions sont amôres, dextrogyres et non fluo-rescentes; elles ne verdissent pas par le chloreet l'ammoniaque. 100 parties de ce sel cris-tallisé contiennent 81,44 de cinchonine et4,99 d'eau.
Ce sel, seul ou associé au sulfate dequinine, peut rendre des services comme fé-brifuge, mais son action est variable. Il nepeut remplacer le sulfate de quinine dans lesaccès pernicieux des fièvres un peu graves,mais il peut marcher de pair avec ce dernierdans le traitement des fièvres intermittentessimples. Dose : 50 centigr. en une seule fois ;
en Algérie, elle peut être portée au double.Suivant M. Moutard-Martin, il s'administreaux mêmes doses et de la même manière quele sulfate de quinine (V. Un. ph. 1873).
Sulfate de cuivre*.
Vitriol bien, de Chypre ou de Vénus; Coupe-rose bleue, Sulfate de deutoxyde de cuivre;Cupricum vitriolatum, s. sulphnrieum, Sul-fas eupricus.
Sclrwelelsaures Kupferoxyd, Kupfer-vifriol, AL.; Sul-pbate of eopper, Blue vitriol, ang.; Zungbar, Zagh elnabas, Iladjera zergua, ar.; Blaauwe vitriol, dan.;Vitriolo azul, esp.; ICopper-rood, hol.; Solfato di rame,Vetriolo turchino, it.; Vitriolo de cobre, Coparosaazul, por.; Sernokisloi okis rr-edi, Mednoi, Kuporos,rus.; Kapporvitriol, Svafvelsyrad Kopparoxid, su.;Tooriskoo, tam.; Gbeuz tachi, tur.
En gros cristaux d'un beau bleu foncé,d'une saveur styptique désagréable, se dis-solvant dans 4 parties d'eau froide et dans2 d'eau bouillante. Exposés à l'air, ils s'ef-ileiiiissent à la surface; chauffés à 100°, ilsperdent i- équivalents d'eau, le 5 e ne se dé-gage qu'à 2Î3°, le sel anhydre est blanc.
On ne le prépare pas en pharmacie. Il estl'objet d'une fabrication en grand, et provient1° du chauffage du cuivre avec l'acide sulfu-rique concentré; 2° du grillage des pyritescuivreuses; 3° de la calcination des lames decuivre saupoudrées de soufre, et que l'onhumecte lorsqu'elles sont encore rouges defeu; 4° du traitement des carbonates de cui-vre naturels par l'acide sulfurique; 5° enfinde l'affinage de l'argent.
Pour quelques usages pharmaceutiques lesulfate de cuivre doit être privé du sulfate defer qu'il contient souvent. Pour cela on le dis-sout dans de l'eau bouillante légèrement ad-ditionnée d'acide azotique; on fait bouilliravec un excès d'hydrate de, bioxyde decuivre, on filtre , et l'on fait cristalliser.A défaut d'hydrate de bioxyde de cuivre,on pourrait verser dans la dissolution bouil-lante un peu de soude ou de potasse causti-que qui précipite le peroxyde de fer; ou l'agi-ter avec du carbonate de cuivre basique ré-cemment précipité et encore humide. M. HenriWnrtz convertit le sulfate ferreux en sulfateferrique en faisant bouillir la solution de sul-fate de cuivre avec de l'oxyde puce de plombou avec du bioxyde de baryum, et précipite àchaud le peroxyde de fer, à l'aide du carbo-nate de baryte. (V. Rev. pharm. 1859-60.)
Il est employé à l'extérieur comme léger ca-thérétique dans les cas d'aphthes et môme dechancres, puis comme astringent, anliépilep-tique, etc. On l'a employé à l'intérieur depuis0,007 jusqu'à 0,1 comme antispasmodique, fé-brifuge et vomitif. On le fait entrer dans descollyres, des injections, des lotions. Comme
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