QUINQUINAS.
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se dissout, en effet, dans partie à peu prèségale d'eau.
Selon Wertheim, l'alcaloïde liquide, obtenupar Gerliardt, en distillant de la quinine oude la cinclionine avec une lessive concentréede potasse, et nommé quinoléine, Lexical,Leukol, leucoline, qui fait d'ailleurs partiedes produits de la distillation du goudronde houille, serait un bon fébrifuge.
Le Quinobaume de Gosselin est une com-binaison ou mélange de 1,2 de quinine avec30,0 de résine de copahu aromatisé avecquelques gouttes d'essence de sassafras. Il estemployé contre la gonorrbée.
On a nommé Quinoîdine (Sertuemer), qui-nine brute ou amorphe, un mélange qui existeen grande quantité dans les quinquinas desIndes néerlandaises et anglaises. Ses combi-naisons avec les acides sont amorphes et trèssolubles. C'est un produit d'altération desalcaloïdes du quinquina sous l'influence dela lumière : il parait prendre naissance pen-dant la dessiccation des écorces au soleil etdans la fabrication du sulfate de quinine de*eaux-mères duquel il est précipité par lesalcalis sous forme de matière résineuse (Qui-noîdine brute). C'est un mélange en propor-tion variable des alcaloïdes du quinquina ac-compagnées d'une foule d'impuretés qui enconstituent souvent la majeure partie. M. de\ rijrecommande son emploi comme excellentfébrifuge sous forme de borate.
Le borate de quinoîdine constitue unepoudre amorphe très hygrométrique, plus oumoins jaunâtre, solublè dans 3 parties d'eau;100 parties contiennent ",ii parties de quinoî-dine pure. On le prépare en chauffant 2 partiesde quinoîdine avec 1 partie d'acide borique et20 parties d'eau distillée. Une partie de laquinoîdine, spécialement celle qui porte lenom d'alcaloïde amorphe (chinoîdine de Ser-tuerner ; diconchonine de liesse) est dissouteet se combine à l'acide borique; on laissereposer, on filtre à chaud et on recommencela même opération avec le liquide filtréjusqu'à ce qu'il ne se sépare plus de matièrerésineuse par l'ébullition. On évapore ensuitele liquide jusqu'à ce qu'il ne pèse plus que lepoids de quinoîdine employée; on laisse re-poser 12 heures à 15°. Il se sépare de l'acideborique. La solution claire est évaporée ensuiteau B.-M. (de Vrij). Un gramme de borate dequinoîdine donne le même résultat que 0.66Ude sulfate de quinine. M. de Vrij a indiqué lemoyen de purilierla quinoîdine au mo\en del'oxalate d'ammoniaque (Un. ph. 1860) etd'extraire la quinidine de la quinoîdine. (Un.Ph. 1871).
Le quinio du Brésil est de la quinine bruteretirée de l'écorce fraîche du quinquina par
la chaux, puis l'alcool; il est analogue auquinium et à la quinoîdine, mais moins impurque celle-ci (Batka).
Le nom de Quinetùni a été donné parM. de Vrij au produit constitué par le mé-lange des alcaloïdes contenus dans le quin-quina et ce produit a été proposé pour rem-placer la quinine.
On a introduit, en Amérique, sous le nomde quinine douée, une préparation qui, d'aprèsM. Procter, est un mélange de cinclionine etde glvcvrrhizine impure dans la proportion de3 à 1 (V. J. Ph. 1870).
Un produit qui nous semble appelé à jouer unrôle important en thérapeutique, est le Qui-nium ou Extrait alcoolique de quinquina par lachaux. Extrait complet oupolychreste dequina,de Delondre et A. Labarraque. On l'obtienten broyant un mélange de quinquinas de com-position telle que celui-là représente h ou 2 p.de quinine et 1 p. de cinclionine, lui ajoutantmoitié de son poids de chaux éteinte, traitantce mélange par l'alcool bouillant jusqu'à épui-sement et évaporant ; le résidu est le quiniumqui représente33/100 de son poids d'alcaloïdes,plus les autres principes actifs du quinquina,en un mot toute la matière de celui-ci, moinsle ligneux. 11 est donc infiniment plus richeque les extraits ordinaires de quinquina, etles préparations qu'on en obtient sont donc,beaucoup plus actives et plus uniformes dansleur action, le quinium étant un produit doséchimiquement. D'autre part, le quinium repré-sentant les divers éléments du quinquina, il ades avantages, des réussites que n'a pas lesulfate de quinine, dans des cas de fièvre,hors toutefois les cas graves. C'est donc untonique et un fébrifuge de grande importance.Il est amorphe, cassant, inodore, de couleurfauve, de saveur amère, fusible.
Pilules de quinium. — Elles sont du poidsde 15 centig. 10 pilules dans les 2à heure*comme fébrifuge et 1 pilule, matin et soir,comme tonique. — Vin de quinium. — Il estpréparé avec : vin blanc généreux 1000 p.,quinium h p. 1/2, dissous dans 54 p. d'alcoolà 36°. Dose : 100 à 200 gram. dans les 24 h.comme fébrifuge et de 30,50 à 100 grammescomme tonique et préservatif.
QUINQUINAS.
Ecorces du Pérou.
China, Chinarindo, ai; Périmai! bark. \ng.; China.ar-, it., por.; Kànabark, dan., su.; Qttina, esp., por.;Kina. hol. Chiuaia korka, rus.; Ivina-kina. tur.
Les écorces de quinquina, dont l'importancethérapeutique est connue de tout le monde,sont fournies par diverses espèces du genreCinchona, de la famille des Rubiacées.
Le genre Cinchona est caractérisé par desstipules caduques, des fleurs disposées en