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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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POUDRES.

12 centim. environ. Ce cylindre fixé par deuxmontants solides et renfermé dans une caisseen bois, que surmonte un dôme également enbois fermant à charnières, est traversé par unaxe en 1er terminé par 2 manivelles qui per-mettent à deux hommes de la faire tourner.La pulvérisation s'opère au moyen de /|0 à50 lui. de gobilles enfouie, de 1 cent, de dia-mètre, introduites dans le cylindre avec lasubstance à pulvériser. L'appareil se vide enenlevant deux portes, à fermeture hermétique,placées en regard l'une de l'autre et occupantpresque toute la longueur du cylindre. Cesportes pleines sont remplacées par des portesgrillées qui retiennent les gobilles, en per-mettant à la poudre de tomber dans un tiroirplacé en bas de la caisse, sans répandre define poussière au dehors.

Les poudres impalpables se reconnaissentd'abord à leur impalpabilité, puis à leur aspecttout à fait mat; et, tandis que les particules«les poudres grossières ou d'une ténuité mé-diocre, lorsqu'on les transvase, passent, tom-bent libres d'adhérence des unes aux autres,les particules des poudres impalpables,au con-traire, semblent adhérer entre elles, et lors-qu'on met leur masse en mouvement, ou ellestombent en motions, ou elles coulent en quel-que sorte comme de l'eau, selon la nature ducorps pulvérulent.

L'état pulvérulent in extremis serait-il com-me les \ apeurs et le gaz un état intermédiaireentre la forme solide et la forme liquide? Onsait que c'est par une superpulvérisation queles homœopathes arrivent (ou semblent arri-ver) à dissoudre des proportions infinitési-males de corps qui dans les circonstances or-dinaires ne sont pas solubles; tels sont le fer,l'or, le mercure.

En général, il ne faut pas préparer de tropgrandes quantités do poudres à la fois, car ilest reconnu que les substances se conserventmieux dans leur entier qu'en poudre. Pulvéri-sées, lessubstances attirent puissamment l'hu-midité de l'air et ne tardent pas à fermenter.D'un autre coté, les substances aromatiquesperdent bien plus facilement dans cet état leurodeur dans laquelle résident souvent toutesleurs propriétés.

Les poudres bien sèches ou préalablementséchées à l'étuve doivent être conservées àl'abri de la lumière qui les décolore et les al-tère plus ou moins profondément. Pour celteraison, on se sert avec avantage, pour les con-server, de grillons, sorte de boîtes rondesen bois, et qui en outre ferment parfaite-ment. M. Hérouard préfère les sacs de pa-pier bleu ou gris (?). La poudre de cantha-rides s'y conserve bien (Bormewyri). SuivantM. Breau, certaines poudres ne se conservent

bien qu'en sacs de papier, c'est-à-dire en com-munication avec l'air libre (p. d'aconit, can-tharides, ipéca, réglisse, etc., ele); d'autresse conservent également dans les sacs de papieret dans le verre (p. d'arnica, cannelle, crèmede tartre, quina, etc., etc.); d'autres enfin nese conservent que dans des vases bouchés(p. d'ase fétide, camphre, g. adragante, opium,scille, etc., etc.); en dernier lieu, M. L. Cor-nélis a imaginé, pour conserver les poudres,un flacon à bouchon dessiccateur, ou flacon àlarge ouverture fermé par un bouchon creux,rempli intérieurement de fragments de chaux-vive que retient un double de toile et de papierJoseph (V. Un. ph. 1873). Toute poudre dé-colorée ou modifiée dans son odeur ou sa sa-veur doit être rejetée.

La pulvérisation change ou plutôt semblechanger assez fréquemment la couleur descorps ; quelquefois elle donne une poudre d'unecouleur plus foncée que celle du corps entier,tel est le cas de la plupart des métaux ; d'autresfois, et c'est le cas le plus ordinaire, elle rendau contraire celte couleur plus claire, tel est lecas des gommes, des gommes-résines, des ré-sines. Le cinabre entier est couleur sang debœuf foncé; pulvérisé, c'est le vermillona\ec sa couleur éclatante; l'aloôs entier estvert bouteille ; pulvérisé, il est jaune d'or.La coloration d'une poudre sert souvent de ca-ractère distinctif à/asubstance qui l'a produite.

iVous ferons remarque? également ici, et endehors de l'opinion que nous émettons plusloin, que la pulvérisation modifie les propriétésdes corps au point de vue thérapeutique, en cesens qu'elle les rend plus actifs a mesure qu'onla pousse plus loin. En effet, il est rationneld'admettre que plus un corps, dont une partieseulement est soluble ou le devient par la réac-tion cle nos humeurs, est divisé, plus il pré-sente de surface à l'action de ces dernières et,par conséquent, plus il est actif. Ce fait doit êtrepris en considération sous le rapport posolo-gique. Le 1er réduit par l'hydrogène ne doitlias être prescrit à dose aussi élevée que le ferporphyrisé ; le jalap en poudre impalpableproduira, à dose égale, un effet plus considé-rable qu'en une poudre dans laquelle l'œilaperçoit encore la fibre végétale. Au point devue pharmaceutique, la division plus ou moinsgrande des corps a aussi son influence. Avantqu'on obtînt la gomme adragante en poudreaussi fine qu'on l'obtient aujourd'hui, on enfaisait entrer 0,8 dans le looch blanc; mainte-nant on n'en emploie plus que 0,6, et on ob-tient un mucilage aussi épais.

La pulvérisation peut avoir différents buts.On peut réduire un corps en poudre pour enrendre l'administration possible ou plus facile,pour le rendre apte à entrer dans la composi-