PHÉNACÉTINE. — PHOSPHATES.
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On emploie l'herbe et surtout les sémi-noïdes £(*. Ces derniers, qui ressemblentassez bien à ceux de fenouil, ont une odeurforte, aromatique, peu agréable.
Narcotique, excitant, diurétique, antiphthisi-que et fébrifuge. Dose : 1 à 3 gr. Peu usitéen France, très-usité en Allemagne, surtoutdans la toux catarrhale, sous forme de pilules,de poudre, de sirop.
M. Hutet a donné le nom de Phellandrine àun produit qu'il croit être le principe actif dupriellandrium et qu'il obtient à la manière dela cicutine. Liquide oléagineux, neutre , très-actif, d'une odeur forte, nauséabonde ; solubledans l'éfher, l'alcool et les graisses.
PHÉNACÉTINE.
Dérivé acétilô de la phénétidine, cristauxincolores, inodores, sans saveur, peu solublesdans l'eau, fusibles à 135°. Antinévralgique àla dose de 0,50 à 0,70.
PHOSPHATES.
Phosphorsaures Salz, al. ; Fosfatos, esp.; Fosfati, it.;Foafat, Fosforsyradt sait, su.
Combinaisons de l'acide phosphorique avecles bases.
Phosphate d'ammoniaque.
On l'obtient, soit en saturant l'acide phos-phorique par l'ammoniaque ou le carbonated'ammoniaque et faisant cristalliser; soit entraitant du phosphate acide de chaux liquidepar un léger excès d'ammoniaque, filtrant,évaporant et faisant cristalliser. Dans le premiercas, on obtient du phosphate tribasique neutre ;et dans le second, du bi-phosphale.
Le phosphate neutre est blanc, cristallisableen prismes rhomboïdatix, efflorescents à l'airen perdant de l'ammoniaque et devenant aci-des, très-solubles dans l'eau, insolubles dansl'alcool.
Diaphonique, antigoutteux, Iithontriptique.— Dose : jusqu'à 20 gram.
Phosphate de bismuth.
Poudre blanche, grenue, qui s'obtient entraitant une solution bouillante de phos-phate de soude par du nitrate de bismuthdissous dans un excès d'acide nitrique. Parune ébullition prolongée le phosphate de bis-muth se précipite. Même emploi que le sous-nitrate de bismuth.
Phosphate de chaux.
Terre des os, Terre animale, Sous-phosphatede chaux; Terra ossium, Phosphas cakicus.
Phosphorsaures Kalk, al.; Bone-earth, aïs.; Fosforsy-rad kalk, su.
_ Le phosphate de chaux des pharmacies s'ob-tient en disposant des os d'animaux quelcon-ques dans un fourneau, en allumant le feu au-dessous et laissant continuer l'opération jusqu'àce que les os soient devenus blancs et cassants.On les laisse refroidir et on les pulvérise.
Ce sont là les Os calcinés, Ossa usta alba*.Autrefois, le phosphate calcaire qu'on obtenaitpar calcination de la corne de cerf (Voy. ce mot)était nommé Corne de cerf calcinée ou préparéepar le feu, Cornu cervi ustum, parce qu'onen préparait une autre en enlevant la matièreorganique par l'ébullition dans l'eau ; celle-làprenait le nom de Corne de cerf préparée phi-losophiquement. On appelait encore le phos-phate calcaire Spode, Ivoire brûlé ci blanc,lorsqu'on remplaçait les os par l'ivoire, ebur.{Sen fil, ar. Ivorio, it.)
Le crâne humain, les os, les cornes, lesdents, les mâchoires, les rachis de divers ani-maux, ainsi que l' Album grœcum (excrémentsde chiens nourris d'os), employés dans l'an-cienne médecine et profondément oubliés au-jourd'hui, ne devaient leurs propriétés qu'auphosphate de chaux.
La Chaux phosphatée des minéralogistes a étéconstatée il y a déjà longtemps dans l'Estrama-dure en Espagne, et récemment, en Angleterre.En France, M. Delanoue, géologue distingué,a reconnu 30/100 de phosphate ferrico-calci-que dans une roche que l'on trouve entre Lilleet Valenciennes sous le nom de Tun.
Dans les Ardennes, à Grandpré, notre con-frère Desailly exploite en grand pour l'agricul-ture des gisements de phosphate de chaux ;ce sel jouant avec les nitrates et les sels ammo-niacaux le premier rôle dans les engrais.
Les minéraux connus sous le nom de Phos-phorite, cVApatite, de Coprolithe et de Chryso-lithe sont des phosphates de chaux.
L'emploi thérapeutique des phosphates dechaux sous diverses formes devient de plus enplus important, grâce aux éludes de la chimiephysiologique ; c'est ainsi que sont adoptéesles préparations nouvelles désignées sous lesnoms arbitraires de lacto, ehlorhydro, eitro-phosphate de chaux, etc., que le pharmacienpeut préparer rapidement en dissolvant duphosphate neutre, dans les quantités théori-ques d'acide lactique, chlorhydrique, citrique.Le médecin prescrit, actuellement, suivant lesindications fournies par les conditions physio-logiques ou pathologiques de l'estomac, lephosphate basique des os ou phosphate tricalcique, le phosphate M calcique ou neutrequi figurait autrefois dans les formulaires sousla rubrique « inusité » et qui ne mérite pas cedédain et, enfin, le phosphate acide ou mono-calcique, dit phosphate sirupeux.