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PASTILLES ET TABLETTES.
passerage ; Lepidium iberis ( Siatica cress ,ang.). Plantes indigènes de la famille des cru-cifères , employées dans quelques localitéscomme succédanées du cresson, du cochléariaet du raifort.
La passerage (lepidium ruderak), nasitorsauvage, desséchée est, dit-on, propre à détruireles punaises. En Russie, où elle est très-abon-dante, on la considère comme fébrifuge ; leremède populaire est la décoction (Dêcoykress)(pp. 32 : 1000).
PASTILLES ET TABLETTES.
Saccharolés solides (Ch.)
Faefelchen, Mundkiïgelchen, al.; Troches, Lozenges,anc.; Echras, ar.; Pastillas, esp.; Pastiglie, it.; Pas-tiljer, su.
Médicaments internes, officinaux ou magis-traux, composés de sucre uni à des matièresmédicamenteuses, auxquelles on donne d'abordune consistance de pâte au moyen d'un muci-lage ou de la cuisson, que l'on divise en petitesparties de formes diverses, et que l'on fait sé-cher ensuite.
Les matières médicamenteuses que l'on faitservir à la préparation des pastilles sont nom-breuses, et pourraient l'être davantage, puis-que toutes les matières solides, toutes cellessusceptibles de céder ci l'eau quelque principesoluble, tous les aromates, pourraient à la ri-gueur servir à cet usage. Cependant, le 1mlque l'on se propose étant d'obtenir des médi-caments agréables et d'une bonne conserva-tion, ce serait à tort qu'on ferait revêtir laforme de pastilles à des substances d'odeur etde saveur repoussantes, ou à des sels déli-quescents.
Jusqu'à présent les pharmacologistes ontdistingué les tablettes proprement dites despastilles ; mais l'usage portant de plus en plusa confondre ces deux sortes de médicaments,évidemment distincts, nous les avons réunisdans cet article, toutefois en en faisant deuxclasses : 1° pastilles préparées à l'aide d'unmucilage (tablettes proprement dites) ; 2° pas-tilles préparées par la cuite du sucre ou à lagoutte.
Jadis toutes les tablettes étaient préparéespar la cuite du sucre ; on les désignait sous lesnoms de rotules, de. morsuli, de trochisques,à'électuaires solides. Les pastilles d'alors étaientdes préparations qu'on brûlait comme par-fums ; tels sont les clous fumants.
I. Pastilles préparées à l'aide d'un mucilage.
(Tablettes, Tabellœ du Codex.)
On réduit les substances qui doivent en fairepartie en poudre très-fine (1) ; on incorpore
d'abord dans un mortier une partie du mélangeau mucilage, puis on porte celte masse mollesur une table de marbre, et l'on y incorporepar malaxation le reste de la poudre sucrée ;on étend cette masse en couche uniforme aumoyen d'un rouleau, après avoir saupoudré latable avec un peu d'amidon. On saupoudreégalement la surface de la masse. Afin d'avoirdes pastilles de même épaisseur, on se sertde carrés ou de règles en bois ou en fer, del'épaisseur qu'on veut donner aux pastilles,sur lesquelles les deux extrémités du rouleaus'appuient lorsque la pâte est convenablementétendue; à l'aide d'un emporte-pièce on la dé-coupe en pastilles.
On étale ces dernières, les unes à côté desautres, sur des feuilles de papier étendues surdes tamis ou des châssis, on laisse sécher unpeu et l'on porte à l'étuve pour achever ladessication. On aromatise en général les ta-blettes et les pastilles avec une essence appro-priée et quelquefois avec des eaux aroma-tiques. Les quantités d'essences employéespour 1000 p. de tablettes sont : Essencesd'anis, de citrons, de menthe, i p. Teintureîle vanille 10 p. (Codex). Certaines pastilles,celles de Vichy, de magnésie (action des al-calis sur la glucose), de bismuth (effet dû àla réduction, de l'argent contenu dans lebismuth), par exemple, se colorent quelque-lois en brun pendant leur dessiccation.
Les emporte-pièces n'enlèvent ordinairementqu'une pastille à la fois, mais on a imaginédes emporte-pièces multiples, et même descylindres creux percés de trous de la formevoulue ; en roulant ces derniers sur la pâte,chaque trou se remplit ; en continuant à larouler, une nouvelle épaisseur est prise et faittomber la première dans l'intérieur du cylin-dre. Ces moyens ne sont avantageux que dansla fabrication en grand.
Les emporte - pièces sont généralementoblongs ou ronds ; mais il y en a de disposésen losange, en trèfle, etc. Les confiseurs fontdes cannelures à leurs pastilles en passantd'abord en long, puis en travers, un rouleaucannelé sur la pâte étendue.
Quelques pharmaciens ont, à part de rem-porte-pièce, un cachet, portant le nom de labase des pastilles et qu'ils appliquent sur chaquepastille ; d'autres ont des emporte-pièces faitsde telle manière qu'ils coupent et marquent enmême temps.
Pour avoir des pastilles dont les bords soientcoupés net, il est important de nettoyer sou-vent l'extrémité de l'emporte - pièce en le
(t) Béral. en général, préfère l'emploirures à celui des poudres végétales.
saccha-