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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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NOIX DE GALLE.

une matière extractive amèrc (nîgelliné), 25°/ 0d'huile grasse et moins de 1 °/ 0 d'une huilevolatilenydrocarburée.àrefletbleu ffiluckiger).

Les semences du Nigella sutiia (cu-min noir, tout-épice, quatre-épices), plantecultivée eu France, en Egypte et beaucoupdans l'Inde, ont des propriétés emménagoguestrès-prononcées. M. Pellacano y a trouvé deuxalcaloïdes, la nigelline et la connigelline.

Les semences du X damascena, L. {Cheveuxde Vénus, Vatte d'araignée), plante élégantedes jardins, ont une odeur de fraise et passentpour fortifiantes, carminatives, emménagogues,anticatarrhales, aphrodisiaques.

NOIX DE GALLE ».

Galle, Galle de chêne; GaUa quercina, s. tar-dai, s. iiactoria.

Gallaepfel, al.; Galnus, Galls, ang.; Afis, ar. ;-tché-tzé, ch.; Galdœbel, dan.; Agallas de Levante, e^p.;Galnoot, HOL.; Majuphul, ind. ; Noce di galla, it.;Mazu, per.; Galas, pol.; Galha, por.; Tschernilnoieorechi, rus.; Gallœpplen, su.; Machakai, TAM.; Mazzi,

TUR.

On donne le nom de galles de chêne ou denoix de galle à des excroissances formées parla piqûre d'uu insecte hyménoptère, le cynipsgallœ tinctoriœ [Diplolepsis gallce tinctoriœ ,sur les bourgeons «lu quereus infectoria, petitarbre haut d environ deux mètres, qui abondedans l'Asie-Mineure, et spécialement le longdes côtes de la Méditerranée. Les bourgeons,les feuilles et les rameaux tendres de ce végé-tal sont plus particulièrement sujets à être atta-qués par l'insecte, qui y dépose ses œufs. Lessucs de l'arbre alors abondent en cet endroit,s'y concrètent et forment l'excroissance nom-mée gtdle. Vers la fin de juillet, le jeune insecteayant passé par tous les degrés de transfor-mation, perfore sa prison et s'échappe. Commeles galles sont plus estimées lorsqu'elles con-tiennent l'insecte, elles sont ordinairementrecollées \ers le milieu de juillet.

Elles se présentent dans le commerce sousforme de corps globuleux ou pyriformes hé-rissés de tubérosités nombreuses. Lorsqueles galles ne sont pas perforées, elles sontcolorées en vert olive et lourdes galles vertes,bleues ou noires), tandis que, après la sortiede l'insecte, elles sont plus légères et ont uneteinte brun -jaunâtre, presque blanchâtre{galles blanches).

Le Levant, l'Italie, l'Espagne, la France,fournissent des noix de galle.

Les meilleures galles sont celles qui viennentd'Alep et que l'on désigne dans le commercesous le nom de galles d'Alep ; elles sont gar-nies d'aspérités pointues qui leur ont valu lenom de galles épineuses; elles sortt à peu prèsde la grosseur d'une noisette, lourdes, fon-

cées et ne contiennent presque pas de gallesblanches et percées. Les galles de Smyrnesont un peu plus grosses, moins lourdes,moins foncées et mêlées de galles blanches ;elles sont moins estimées que les précédentes.Plusieurs espèces de chênes qui croissent enEurope et dans l'Ouest de. l'Asie produisent desexcroissances semblables, pour l'origine et lanature, aux galles du commerce. Le tamarixorientaiis donne aussi un produit analogue.Dans le commerce, on nomme gallon de Hon-grie ou de Piémont une anomalie de la cupuledu gland" de chêne ordinaire, produite par lapiqûre d'un cynips, et gallon de Turquie oudu Levant, Yelauëde, un produit analogue dé-veloppé sur le Quereus œgilops.

La saveur âpre de la noix de galle est due autannin ou acide gallotannique ou cpicrcitanniquequ'elle renferme dans la proportion de 60 â 70%.On y trouve aussi du sucre, de la résine etdes substances protéiques. L'acide tannique estle type d'une famille nombreuse de corpsauxquels les plantes doivent leurs propriétésastringentes. Les substances tanniques furentlongtemps considérées comme identiques àcelles de la noix de galle, mais les recherchesfaites dans ces dernières années ont prouvéque le tannin des différentes plantes jouit depropriétés distinctes. (V . Acide tannique.) Gui-bourt y a trouvé 2 0/0 d'un principe colorantjaune, Y acide lutéogallique. Berzélius y admetde l'acide pectique.

L'eau, l'alcool et l'éther aqueux se chargentfacilement des principes actifs de la galle.

L'infusé aqueux ou la teinture alcoolique degalle est un réactif excellent pour déceler lefer, la gélatine et les alcalis végétaux qu'ilsprécipitent de leurs solutions.

Le tannin est presque exclus, retiré de lanoix de galle, de préférence à l'écorce de chêne,et se distingue suivant la provenance en tanninphysiologique et pathologique. (V. p. 220).

Les Romains ont connu la galle sous le nomde galla. Selon Mérat et Delens, son nom vien-drait de la ressemblance de cette excroissanceavec la gale de l'homme.

La galle est un puissant astringent. Sonusage en médecine repose entièrement surcette propriété. On l'emploie sous forme dedécodés ou d'infusés, en compresses, en lave-ments contre les diarrhées, et surtout en in-jections contre les hémorrhagies passives, leségonorrhées. Rarement on s'en sert à l'inté-rieur ; on l'a cependant employée comme anti-dote de l'émétique et des alcalis végétaux. LesAnglais l'emploient en poudre quelquefois tor-réfiée, mêlée à des graisses, en topique contreles hémorrhoïdes. L'extrait de galle a été pré-conisé par quelques médecins pour combattrele taenia.