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MENYANTHE. — MERCURE.
à 50,0 ; pastilles *, etc. (Voy. aussi Essence dementhe anglaise).2° Menthe crépue ; Mentha crispa, L.
Krausemùnze, al.; Curled mint,ANG.; Kvusemynte, dan.;Menta rizada, ESP.; Kruizemunt, hol.; Menta crespa,it.; Falka, jap.; Mienta kedzierza-wa, pol. Hortelavulgar, por.; Miata, rus.; Krusmynta, su.
Elle diffère de la précédente par des feuillescrispées inégalement dentées, tomenteuses endessous, par son odeur et sa saveur fortes moinsagréables.
3° Menthe verte, Menthe romaine, Baumevert, Mentha viridis, L. (Romische Munze, al.Spearmint, ang. Grone muni, dan. Mentasomme, it.). Cette espèce croît dans les prai-ries et les bois humides de quelques contréesde l'Europe et de l'Amérique du Nord. Elle sedistingue principalement de la menthe poivréepar ses longues étamines saillantes hors de lacorolle.
U" Menthe aquatique , Menthe blanche,Mentastre, Baume d'eau ; Mentha rotundifu-lia, L. (Wassermunze, ai..), plante qui croîtdans les endroits humides des prés de toutela France; cotonneuse, blanche et très-aroma-tique. 35 kil. de la planle donnent ZiO gr. d'es-sence un peu verdàtre, d'odeur de mentheagréable mêlée d'une odeur camphrée très-prononcée (Leraitre).
Les menthes ont toutes à peu près les mêmespropriétés médicinales.
La Menthe de chenal (Horsemint) des An-glais et des Américains, est le Monarda punc-tata (Labiées)) plante herbacée de l'Amériquedu Sud, très-riche en huile volatile camphora-cée, ainsi que ses congénères les M. cocetnea(thé de Patsylvanie), et fistulosa, toutes em-ployées comme antispasmodiques , fébrifu-ges, etc.
11 croît spontanément dans la Nouvelle-Gre-nade, une petite herbe, dite Eerbe du Para-guay ( VandetUà diffusa), semblable à la menthepar son aspect, et dont la décoction est em-ployée comme vomitif par les campagnardsindigènes (V. /. ph. 1872).
MENYANTHE.
Trèfle d'eau, de marais ou de castor ; Trifo-lium fibrinum, Mcnyanthes trifoliata, L.(Gentianées.)
Fieberklec, Wasserklee, al.: Màrsh-trifnîl, Bog-bcan,ang., Bukkeblade, Beskeklœver, Gedeklov, d\n.; Tri-folio palustre, esp.; Drieblad, hol.; Trifogbo, it.;Troylîst, pol.; Trevo d'agua, por.; Triiîstmk, rus.;
Vattenklœfver, su.
Plante % de nos prairies aquatiques et desmarais. Sa racine ou plutôt son rhizome estféculent. Feuilles* toutes radicales, rondes,pétiolées et formées de trois grandes folioles.Fleurs blanc rosé en panicules. Elle est ino-dore, et sa saveur est très-amère. M. Nativelley a trouvé, en 1838, une matière blanche,
cristallisée, très-amère, la mènyanthine. M. Kro-meyer a donné le même nom h une matièreblanche, poisseuse, incristaîlisable, qu'il re-garde comme un glucoside. (V. Un. ph., 1862-1864.)
Amer tonique, stomachique, fébrifuge, em-ménagogue; on en fait un extrait, un sirop.Elle entre dans le sirop de raifort composé.Ses propriétés diffèrent .peu de celles de lagentiane. Les feuilles sèches, état sous lequelon les trouve en pharmacie, sont, dit-on, em-ployées par quelques brasseurs en guise dehoublon dans la fabrication de la bière. Infusé(pp. 10 : 1000).
MERCURE \
Vif-argent, Hydrargyre, Mercure cru ;hydrargyrum.
Quecksilber, al.; Mercury, Quicksilver, AN(ï.; Abuk, Zi-bakk, au.; Choûi-yn, ch.; Quecksolv, dan.; Parah,duk., ind.; Âzogne, Mercurio, esp.; Kwikeilver, hol.;Argenté ^ivo, Mercurio, it.; Seemab, per.; Azougue,Parada, Basa, por.; Rtut, Jivoé, Serebro, nus.; Sutan,San.; Quicksilfver, su.; Basam, tam., tel.; Djibâ, tur.
Le mercure, le seul des métaux qui soit li-quide. Sa découverte remonte à la plus hauteantiquité. Un nouveau métal, le Gallium fondà 30°. (Lecoq de Boisbaudran et Jungfleish).
Il n'est fait mention du mercure ni dansl'Ancien Testament, ni dans Hérodote. Aristotedit que Dédale, qui vivait 1300 ans avant Jésus-Christ, donna le mouvement a une Vénus debois en coulant du mercure dedans, ce qu'ilavait appris des prêtres de Memphis. Pline etDioscoritle parlent du mercure et indiquent lamanière de l'obtenir du cinnabre. Avicenne etRhazès l'employèrent à l'extérieur contre lesda lires el la vermine. C'est à Jean Carpi, mé-decin à Uo!ogne-la-Grasse, que l'on fait l'hon-neur de la découverte des propriétés antisy-philitiques du mercure.
Les Romains le nommaient Argenlum 'vi-vurn. Le nom A'Hydrargyrum, qui vient dugrec û3"pap-j"J?cç et qui signifie eau argent, pa-raît lui avoir été donné par les alchimistes quile nommaient aussi agita mctallorum. Ce sontencore eux qui le nommèrent Mercure , soitparce qu'ils voyaient entre ce mêlai el la pla-nète de ce nom un rapport mystérieux quel-conque, soit parce qu'en le voyant dissoudreles autres métaux et s'en emparer avidement,ils le comparaient au dieu des voleurs ; onconnaît leurs vaines recherches pour sa trans-mutation en argent noble.
Il existe à l'état natif, mais en très-petitesquantités. C'est de son sulfure qu'on l'extraitpar une sorte de distillation à Idriaen Carniole(Autriche), et surtout à Almadenen Andalou-sie (Espagne), d'où il nous vient contenu dansdes bouteilles ou potiches de fer contenant3/i kil. 500 de mercure (fig. 96). Le mercure