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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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MANDRAGORE. MANGANATES.

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dur et incorruptible est recouvert d'une écorceemployée par les indigènes à empoisonnerles flèches età préparer des liqueurs d'épreuvepour les criminels. Celte écorce est en mor-ceaux épais d'un centimètre, rougeâtres endedans et sur leur cassure, à surface exté-rieure brune, rugueuse. Elle provoque l'éter-nument lorsqu'on la pulvérise et doit être ran-gée parmi les poisons du cœur avec l'Jnée ouOnaijc {Stropliantus hispidus, apocynées). Ellecontient un alcaloïde isolé par MM. N. Galloiset Hardy, en traitant les extraits alcooliquesconcentrés et sursaturés de bicarbonate desoude par la méthode de Stas, en remplaçantl'éther par l'éther acétique, c'est VErythro-phléine, corps cristallisable et pouvant formerdes sels avec les acides.

L'Erythrophléïne jouit de propriétés toxiquestrès-accusées et doit être regardée comme unpoison du cœur, injectée sous la peau a la dosede quelques milligr. elle provoque en 10 minu-tes l'arrêt des battements du cœur chez lesanimaux. Les ventricules s'arrêtent en systole,les oreillettes continuant à battre pour s'arrê-ter ensuite en diastole, avec secousses convul-sives et dyspnée précédant la mort.

L'atropine ne ranime pas les mouvementsdu cœur détruits parTErythrophléîne ; le Cu-rare en retarde les effets.

VErythrophleum Couminga, espèce voisinedu Mançone, originaire des Seychelles, esttrès-analogue et toutes les parties en sont vé-néneuses.

MM. Gardois cl Hardy y ont trouvé un prin-cipe analogue à celui du Mançône.

MANDRAGORE.Atropa mandragpra ; MavSpa-p'j*; (Solanées.)

Alraun. ai..; Mandrake plant., ang.; Jabora, Ustrang,ab..; Ych-ruj, beng.; Apcmon, ÉOTPT,; Mandragore,esp-, it.; Ali-Liin, hol,; Merdam giaa, ptu.; PoarzyJtziele, fol.; Caafjutie, tam.j Insan keuku, tvh.

Plante à feuilles très-grandes, partant immé-diatement du collet de la racine. Les fruits sontdes baies jaunes, charnues, de la grosseur

(JKjf. 95.)

d'une petite pomme. Toutes les pal lies de celteplante sont narcoliques et dangereuses (fig. 95).

La racine, qui est longue, fusiforme, quel-quefois très-grosse el bifurquée en forme decuisse, particularité qui lui a valu les nomsd'anWirojpomorpAonet de sevd-homo, au ne odeurnauséeuse et une saveur acre. Elle est narco-tique. Anciennement; au temps d'Albert leGrand, par exemple, on produisait l'aneslbésiepar son moyen dans le même but qu'aujourd'huion pratiqueTéthérisation (V. ce mot). Chez lesChinois, dit-on, elle est fort usitée à cet effet.

Elle passait aussi jadis, sans doute par signa-ture, pour un puissant aphrodisiaque. On nel'emploie plus que rarement et a l'extérieur encataplasmes, sur les tumeurs scrofuleuses etsquirrheuses.

MANGANATES.

Mangansaures salz, al.; Man^anoyradt sait, su.

Combinaisons des acides mangamque MnO 3et permanganique, Mn ! 0 7 , avec les bases.

Manganate de potasse. Pour l'obtenir, on pul-vérise et on mêle bien ensemble o p. de nilre,2 p. de carbonate de potasse et 1 p. de bioxydede manganèse, et on chauffe au rouge dans uncreuset jusqu'à fusion du mélange. On obtientainsi un produit vitreux de couleur verte, très-déliquescent. Dissous dans l'eau, il la colore enbeau vert qu'une plus grande dilution l'ait pas-ser au violet et ensuite au rouge, teinte queles acides lui donnent également. C'est cetteparticularité qui lui a valu le nom de Camé-léon minéral.

Le permanganate ou hypermanganate de po-tasse (caméléon violet), s'obtient par plusieursprocédés. D'après celui de M. Béchamp, quiest une modification du procédé de MM. Per-sonne et Lliermite, on dessèche rapidementdans une bassine en fer un mélange de per-oxyde de manganèse (10 p.) lavé à l'acide azo-tique, et de potasse caustique (12 p.), mis enpâle avec un peu d'eau distillée; la masse al-caline verdàtre est chauffée au rouge sombredans une cornue de grès, l'on l'ait arriverun courant d'oxygène ou d'air, privé d'acidecarbonique; on traite par l'eau chaude, et dansla liqueur on fait passer un courant d acidecarbonique jusqu'à ce qu'elle ait pris la teinterouge caractéristique du permanganate, onlaisse reposer, on décante, on évapore rapi-dement à une température inférieure à l'ébulli-tion; par refroidissement, le permanganatecristallise.

M. Boettger chauffe dans un creuset de fer1 p. de peroxyde de manganèse pulvérisé etquand l'oxygène commence à se dégager, ilajoute, par portion, et en agitant, à p. de po-tasse caustique et 2 p. de chlorate de po-tasse; la masse est ensuite bouiliie avec 80 p.