Druckschrift 
L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
Entstehung
Seite
595
URN (Seite)
  
Einzelbild herunterladen
 

IODURE DE FER.

595

transparent et cristallisé en tables, par évapo-ration en présence de la chaux vive, sans rem-ploi de la chaleur. Dans ce cas l'iodure con-tient 45 p. d'eau. De son côté, Huraut-Moutil-lard l'a obtenu cristallisé en tables d'un vertpâle, c'est-à-dire exempt de periodure, enabandonnant au repos dans un vase fermé lesoluté évapore à pellicule.

M. Kopp a proposé, pour obtenir du proto-iodure de fer, le moyen suivant : on prendU p. d'iode que l'on triture avec 2 p. d'eaudistillée, puis on y ajoute promptement et entriturant toujours 1 p. de limaille de fer très-fine. Il se dégage alors beaucoup de chaleur ;on chauffe légèrement. On obtient un produitliquide, mais qui ne tarde pas à se solidifier.

Dans l'aménorrhée, les flueurs blanches, laphthisie pulmonaire, les maladies de la peau,comme tonique et désobstruant. Dose : 1 à 10décig., en pilu'es, soluté ou sirop.

On remploie aussi à l'extérieur en lotionset bains, injections, pommades.

L'iodure du Codex de 1837, désigné dans lesformulaires sous le nom de protoiodure, n'estpoint, selon Dupasquier, une combinaison défi-nie, mais un mélange d'iode, de periodure, d'unpeu de protoiodure, et de sesquioxyde de ferou d'oxydoiodure qui lui communiquent uneteinte rouge plus ou moins foncée (1). Lemême auteur a proposé la préparation suivantecomme lui étant préférable dans le plus grandnombre de cas, et en particulier à l'intérieurdans le traitement de la phthisie, il en aobtenu les meilleurs résultats.

Soluté officinal ou normal de protoiodure de fer*.Iodure de fer liquide.

Iode... 37,9 Fil de fer coupé. 5,50 Eaudist.. 400,0

Introduisez dans un flacon bouché à l'émeriet boucliez.

Au bout de quelques jours, la solution pourraêtre employée. Si on en avait besoin immédia-tement, on la plongerait dans l'eau à 80°. Onne doit filtrer de cette liqueur que la quantiténécessaire et au moment de l'employer.

Chaque gramme de cette liqueur contientenviron 1 décigr. de sel supposé sec. Elle peutêtre employée h la préparation de tous lesmédicaments à base de protoiodure de fer,notamment du sirop.

Si l'on voulait obtenir du protoiodure de fersolide de la solution ci-dessus, il n'y auraitqu'à faire évaporer sur l'excès de fer jusqu'àce qu'une petite quantité mise sur un corpsfroid se solidifiât; alors on décante avec soinle liquide en le coulant sur des plaques de

(1) On peut empêcher cette altération par une exposi-tion de ia liqueur aux rayons lumineux, aussitôt aprèssa production. Le sesquiiodure revient à l'état de proto-iodure et l'iode libre se transforme en acide iodhydrique

(GOHDONj.

marbre, de verre ou de faïence (Mialhe). Maisce produit demande à être employé de suite,car il s'altère facilement, même dans des fla-cons bien bouchés. On pourrait cependant leconserver comme le sel des pilules de Vallet.Bonis*., à cette fin, fait intervenir la Incline,et Hanor. le sucre. M. Chauve! ajoute dans lasolution filtrée, au moment de l'évaporation,2 gr. de fer réduit, pour la dose du Codex,et opère le plus rapidement possible ; M. Le-coq propose simplement de recouvra l'iodured'une couche de fer réduit dans les flacons;M. Vezu, de le dissoudre dans le beurre decacao.

Le protoiodure de fer pur et parfaite-ment sec, est blanc, pulvérulent; c'est sonhydrate qui est coloré en verdàtre ; on peut leconserver sans altération dans des ampoulesde verre fermées aux deux extrémités (DeLuca).

Le soluté officinal de Dupasquier est unefort bonne préparation, mais on peut lui re~procher d'être trop dilue. En effet, ajouté àun sirop, il le décuit à ce point qu'il est né-cessaire de rapprocher celui-ci; pour entrerdans une forme solide, il faut le soumettre àune longue évaporation. Nous croyons doncqu'on adopterait avec avantage la formule sui-vante, proposée par Huraut-Moutillard, pourremplacer celle de Dupasquier :

Iode ..... 85 Limaille de fer. 25 Eau distillée. 200

On introduit d'abord l'iode, puis 160,0 d'eau,et enfin le fer dans un ballon; on agite, lemélange s'échaulfe graduellement jusqu'à latempérature de 80° environ et se décolore, onfiltre sur un flacon contenant 20 à 30,0 defils de fer ou de pointes de Paris bien déca-pées; on lave le ballon avec les 40,0 d'eaurestant et l'on jette sur le filtre; enfin on lavele filtre avec Q. S. d'eau pour obtenir juste300,0 de produit. Ce soluté contient un tiersde son poids de protoiodure de fer.

Pour le conserver, on emploie deux flacons,dont l'un d'une capacité de 30 à 40 grain., etdans lequel on met quelques pointes de Paris,tenu constamment plein pour le préserver ducontact de l'air, sert au détail de la pharma-cie; et l'autre, d'une grandeur indéterminée,tient en réserve le surplus du soluté iodolérré,conservé comme l'indique Dupasquier, et des-tine à remplir le premier flacon aussitôt qu'uneportion quelconque de son contenu en a étéretirée. M. Caries recommande de remplacerles pointes de Paris par deux morceaux de filde fer occupant toute la hauteur du flacon.

Le soluté iodoferré, à ce degré de concen-tration , est très-propre à revêtir toutes lesformes pharmaceutiques. ( V. Sirop et pilule»iodoferrées. )

Pour remplacer la solution officinale de