IMPÉRAT01RE. — INJECTIONS.
583
d'un aspect qui rappelle celui du goudron.Elle diffère des goudrons végétaux et miné-raux connus, non-6eulement par son odeurtoute spéciale, mais surtout par ses propriétésphysiques; mélangé à l'eau, l'ichtyol s'émul-sionne; il est soluble en partie dans l'étlierou dans l'alcool. Un mélange de ces deuxderniers liquides le dissout complètement. Ilmiscible en toute proportion avec la vaselineet les huiles;
L'ichtyol est caractérisé surtout par sa ri-chesse en soufre : il en contient environ 10pour 100, tandis que les produits de distilla-tion tie la roche bitumineuse dont 11 provientn'en renferment que 2 à 3 pour 100 avant letraitement par l'acide sulfurique.
Le soufre contenu dans l'ichtyol lui estsi intimement uni qu'il n'en peut être extraitque par la décomposition complète de l'ichtyol.
IMPÉRATOIRE.Ostrantia, Imperatoria ostrulhium. (Ombellif.)
tteisterwurz, Ostranz, al.; Master wort, ant,.; Mes-terurt, dan.; Imperatoria, esp., it., por.; Meesterwortel, hol.; Mœsterrot, su.
On emploie la racine sèche du commerce,qui a assez de rapport avec celle de fenouil.Osann en a extrait une matière crislallisable,Vlmpératorine.
Excitant, carminatif. Dose: la 2,0. Inusité.
Dans quelques cantons suisses, on s'en sertpour aromatiser le fromage.INDIGO.Baptisia s. Indicus color, Pigmenfum indicum.
Nil. ar., per.; Anil, esp.; lodaoo, Endaco, IT.; Tarum,MAL.; Nilini, SAN.; Tchivit, TUR.
Pâte tinctoriale, en pains carrés de 125 gr.environ, d'un bleu magnifique, sans odeur,sans saveur, insoluble dans les véhicules or-dinaires, un peu soluble dans l'aniline (Fol),soluble dans les sels d'alcaloïdes (C. Kœchlin),et dans le chloroforme (Stockvis). Il prend uneteinte cuivrée sous l'ongle. Son principe con-stitutif est Vindigotine, soluble a chaud dansl'acide phénique, d'où elle cristallise très-bienpar refroidissement (Méhu). La synthèse del'indigo a été réalisée par MM. Emmerling etEngler (V. Un. ph. 1872).
On l'obtient en Amérique et aux Indes, deslndigofera anil, argentea et tinctoria (Légumi-neuses), (y.Bull, de rUn.ph. 187/i.) Le Pastelou Guêde, Isatis linetoria, et le Polygonumtinctorium, cultivés en France, fournissent,mais en petite quantité, une sorte d'indigo.
Dans le commerce, on distingue les indigospar le nom du pays qui les fournil : on dit in-digo Bengale, Madras , Guatimala.
Dissous dans huit parties d'acide sulfurique,il constitue ce qu'on nomme indigo en liqueur,bleu en liqueur, de composition ou de Saxe, sul-fate d'indigo. Dans d'autres circonstances il
donne avec le même acide le pourpre d'indigodont la préparation présente quelque difficultéen raison d'un moment de réaction à saisir. Ils'obtient par l'addition de l'acide sulfurique à66° sur l'indigo. Lorsqu'on projette ce mé-lange dans l'eau après quelques minutes deréaction, il se forme un précipite de couleurpourpre qui, recueilli sur un filtre, représenteVadde sulfopurpurique, lequel, ci nibiné à lasoude, donne le su/fopurpurate de soude, au-jourd'hui introduit avec grand avantage dansla teinture en rouge des laines h des soies.
A la suite de l'indigo bleu, nous signaleronsun nouvel indigo vert à reflet bteu, fourni parun Nerprun venant de Cochincliine et appelévert de Chine; la racine du Baptisia tinctoria(papilionacées), connue aussi sous les nomsd'indigo sauvage, herbe au taon, plante ori-ginaire de l'Amérique du Nord et communedans les bois sablonneux des États-Unis; ellecontient une matière colorante bleue analogueà celle des indigotiers. L'eau précipite de sateint, alcoolique une matière résineuse jaune(Baptisin). A petite dose, cette racine est em-ployée aux Etats-Unis comme antiseptique etastringent léger; à haute dose, elle constitueun émôtique et un catbartique violent.
L'indigo a été employé comme tonique etfébrifuge. On l'a préconisé à la dose de 2, 3 etmême de 30 gram. par jour, dans l'épilepsie.
INJECTIONS.
Einspritzang, Inficirung, al.; Injections, ano.; Inyec-cion, esp.; Injezione, it.
L'injection (injectio,) d'injivere, porter dedans,est une préparation liquide, intermédiaire entrele médicament interne et l'externe, destinée àêtre introduite dans les cavités naturelles, plusrarement accidentelles du corps, a l'aide d'uneseringue. Celles destinées à être introduitesdans le rectum seront décrites sous le nom delavements.
(Fig. 86.)
1
L'eau, des hydrolats, des bydrolés, contenanten dissolution des sels et autres substances,constituent ordinairement les injections.