HYDRASTIS CANADENSIS. — HYDROGÊNE.
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Opérez comme il a été dit pour l'eau dis-tillée d'amandes amères, arrêtez l'opérationaussitôt que le produit cessera d'être très-odo-rant.
Séparez alors l'huile essentielle de l'eauaromatique, et distillez celle-ci ; il se sépareraune nouvelle quantité d'huile essentielle quipassera dans les premiers moments de l'opé-ration ; vous la séparerez et vous la mélange-rez avec le premier produit. (Codex.) M. Pet-tenkoffer conseille de mettre à part le 1/8 enpoids du tourteau délayé dans l'eau froide, etde ne l'ajouter que lorsque ce dernier a ététraité par l'eau touillante et refroidie ; cettepetite quantité est suffisante pour fournir leîérment (émulsine ou synaptase) nécessaire à latransformation de l'amygdaline en hydrure debenzoïle, acide cyanhydrique et glucose, dont lemélange constitue l'essence d'amandes amères.On a ainsi le maximum de rendement. Lemeilleur moyen de la conserver consiste à ladessécher complètement avec du chlorure decalcium (Tilder).
On préparera de la même manière Yhuile vo-latile de moutarde. (V. Rev. ph., 1855-56.)
Ces deux huiles sont aussi plus pesantes quel'eau.
L'huile volatile d'amandes amères (hydrurede benzoïle) est généralement incolore, sonodeur rappelle son origine ; exposée à l'air,elle absorbe l'oxygène et laisse précipiter descristaux d'acide benzoïque. Elle bout à 180°.Elle contient de l'acide cyanhydrique qui yadhère avec opiniâtreté, mais dont cependanton peut la débarrasser en la distillant sur dela potasse. La proportion d'acide varie de 8 à14/100. Entièrement exempte d'acide, ellen'est pas plus vénéneuse que les autres huilesvolatiles. (V. Un. Ph. 1868, p. 37).
L'essence d'amandes amères ou de noyau,dont les distillateurs se servent pour faire laliqueur de noyau et le kirsch artificiel, se com-pose d'huile essentielle d'amandes amères, 1 ;alcool rectif, 7. On entend aussi sous ce noml'huile volatile même retirée des noyaux, oumieux des semences d'abricots ou de pèches quine diffère pas chimiquement de celle d'amandesamères.
HYDRASTIS CANADENSIS.
Racine orange ou jaune, Sceau d'or, hydrastedu Canada (Renonculacées.)Plante herbacée f> qui croît au Canada etaux États-Unis, et que les Indiens utilisentpour teindre en jaune la soie, la laine et latoile. Sa racine grosse comme une forte plumeà écrire, noueuse, d'un jaune foncé, a uneodeur nauséeuse, une saveur très-amère. Onl'a vantée comme tonique, contre la dyspepsie,les affections scrofuleuses. On l'emploie, en
Amérique, en décoction (pp. 60 : 1000), tein-ture, extrait; elle contient : gomme, albumine,amidon, acide gallique, sucre, sels solubles etinsolubles; en outre, M. Parrish et M. Duranden ont retiré, en 1851, un alcaloïde, Yhydras-tine, qui, d'après quelques chimistes, ne seraitque de la Bébéerine, analogue à la Zantho-picrite, alcaloïde extrait antérieurement parRodie, de Vècorce de Bébéeru, originaire de laGuyane hollandaise, et qui jouit de propriétésfébrifuges. L'hydrastine est en cristaux jaunesbrillants, insolubles dans l'eau, peu solublesdans l'alcool froid et dans l'éther, solublesdans le chloroforme, l'alcool bouillant, et dansl'acide chlorhydrique affaibli. Elle est pur-gative à la dose de quelques centigrammes. Lamatière cristalline, jaune, neutre, que lesmédecins prescrivent, sous le nom àhydrastin,à la dose de 5 à 50 centigr., est un mélangede chlorhydrate de berbérine et d'hydrastine(V. Un. ph. 1863, 1865, 1872). — On appelleaussi racine jaune la racine du Xanthorrhizaapiifolia (renonculacées), plante de l'Amériquedu Nord, employée aux États-Unis, dans lateinture en jaune, et en médecine, commetonique dans les affections de l'estomac; serapprochant du quassia amara par ses pro-priétés médicales. Elle renferme de la Berbé-rine (Perrens). D'après Badeker la berbérinedistillée avec un lait de chaux ou l'hydrate deplomb donnerait de la quinoléïne. La Ber-bérine est très-abondante dans le Coptis teeta(p. 412).
HYDROGÈNE.
(De ûSmj, eau, et -(Ewâ«, j'engendre.)Atr inflammable, Gaz des ballons.
"Wasserstoff. al.; Hydrogen, ang.
L'hydrogène est le radical de l'eau. Il a étédécouvert, en 1777, par Cavendish; mais ilavait été entrevu par Paracelse, vers le com-mencement du xvi° siècle.
C'est un gaz incolore, insipide, inodore,combustible. On l'obtient en faisant réagir del'acide sulfurique sur de la grenaille de zincou de fer en présence de l'eau et recevant legaz qui se dégage dans une cloche ou unevessie.
Le gaz hydrogène a été proposé pour guérirles ulcères, le rhumatisme. Sa flamme a étéemployée en Italie comme cautère et pourarrêter la carie dentaire. Sous la pression de0 m ,760, 100 lit. d'eau n'en dissolvent que1 lit. 5 ; par une forte pression, elle peut endissoudre 1/3 de son volume; cette solution,sous le nom d'eaw hydrogénée, a été conseilléedans le diabète.
On a préconisé contre la coqueluche, larespiration des vapeurs exhalées de la chauxd'épuration du gaz d'éclairage (dont l'hydro-