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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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HUILE DE SEIGLE ERGOTE.

HUILE DE l'ALME.

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Agitant bien pour former émulsion. On aremarqué que l'essence de térébenthine aug-mentait singulièrement l'effet de l'Imite de ri-cin. Un mélange de 8,0 de celle-, avec2i,0 de celle-ci, étant administré seul on sonsforme d'émulsion, peut détruire les constipa-tions les plus opiniâtres. Celle même prépara-tion sert avantageusement contre le tœnia. Onaugmente aussi quelquefois son pouvoir pur-gatif, à l'aide d'une ou deux gouttes d'huilede croton.

Les Arabes emploient l'huile de ricin enfrictions, contre les taches de rousseur.

On fabrique à Munich une huile de ricinparticulière, qui jouit d'une très-grande vogueen Ilalie. Celte huile, à la dose de 8 à 15,0,mêlée à l'eau de fleurs d'oranger et a du si-rop d'écorces d'oranges, est prise plus facile-ment et agit plus sûrement que l'huile ordi-naire. M. Huchner a constate que c'était unmélange de 27 parties d'huile de ricin et de28 parties d'alcool aqueux.

Des formulaires donnent, sous le nom S'huilede ricin artificielle, un mélange de : huile decroton, une goutte; huile d'œillatle, 30 gr.Mais c'est bien à tort qu'on emploierait unpareil mélange, qui ne peut èlie considéré quecomme une fraude.

Huile de seigle ergoté.

On l'obtient en traitant, par lixivialion, dela poudre de seigle ergoté par l'éther; onlaisse évaporer celui-ci spontanément et onobtient une huile incolore, translucide, d'unesaveur onctueuse, légèrement acre, et d'uneodeur de seigle ergoté. On peut l'obtenir aussipar simple expression.

L'huile extraite par l'éther paraît être vé-néneuse, tandis que celle obtenue par expres-sion paraît être inoffensive.

Employée par Wright (celle retirée parl'éther) a la dose de 20 à 30 gouttes dans unvéhicule chaud comme du thé, ou en emulsiondans les mêmes cas que le seigle lui-même. Ill'emploie aussi dans les rhumatismes, commehémostatique, et contre les maux de dents.

2° HUILES GRASSES CONCRÈTES.

Quand l'huile est concrète, une élévationde température devient nécessaire pour sonextraction. Le procédé le plus simple consiste,après que la matière a été réduite en pâle dansun mortier chauffé, à l'exprimer promptemententre deux plaques de fer étamees, échaufféesdans l'eau bouillante. Exemple:

Nous donnerons comme rnodus operandi gé-néral, pour l'extraction des huiles concrètes,celle du Bemre de cacao *.

Pour extraire le beurre de cacao, mondezQ. V. de cacao non terré pour en séparer lescorps étrangers, torréfiez-le dans un cylindre

de tôle, autant qu'il est nécessaire pour facili-ter la séparation de l'enveloppe. Brisez lesamandes a l'aide d'un moulin ou d'un rouleaude bois ; séparez les enveloppes par le van, etles germes au moyen d'un crible ; réduisez lecacao en pâte, en le pilant dans un moi lier defer chauffé. Mettez-la au B.-M. a\ec une quan-tité d'eau égale au 1/10 du poids du cacao,chauliez quelques instants, enfermez le toutdans une toile de coutil et soumettez rapide-ment à la presse, entre des plaques de fer éta-mees, chauffées dans l'eau bouillante ; on pu-rifie le beurre de cacao en le faisant liquéfierau B.-M., et le laissant refroidir en repos. Onle sèche entièrement en le plaçant pendantquelque temps sur un lit de gros papier noncollé ; on l'introduit peu à peu, après l'avoirbrisé par morceaux, dans un filtre chauffé àl'eau bouillante ou à la vapeur. On le reçoitdans des bouteilles que l'on bouche avec soinet que l'on conserve a la cave. (Codex.)

On obtient ainsi l'huile ou beurre de muscade.(Codex.)

Un autre procédé, celui de José, consiste àmêler à la pâte 1/5 de son poids d'eau bouil-lante, et à presser promptement entre deuxplaques comme ci-dessus. On peut encore,après avoir broyé la matière, la faire bouilliravec de l'eau. Le corps gras vient nager à lasurface; on laisse refroidir et l'on sépare. C'estpar ce procédé, le plus ancien de tous et lemoins avantageux, que dans l'Inde on extraitV huile de palme, la tire du myrka, etc.

Les huiles solides ont besoin d'être purifiéesaprès leur extraction : pour cela on les tientfondues au bain-marie, afin que les fèces sedéposent; ou mieux, on les filtre au papierdans un entonnoir à double fond échauffe parde l'eau bouillante, ou on place le tout dansune étuve, ou encore dans le B.-M. d'unalambic chauffé et couvert. Le filtre de Sep-tier est très-commode pour cet usage.

Les Allemands se servent pour cela d'unesorte d'entonnoir à double fond muni intérieu-rement et presque horizontalement d'un pro-longement tubuleux, en communication di-recte avec le double fond, de sorte que, pourentretenir la température de l'eau du doublefond, il suffit de chauffer avec une lampe l'ex-trémité du tube appendiculaire. (V. fig. 25,

m- 132 -) , ..

Nous ne parlerons ici que des huiles con-crètes suivantes :

Huile de palme.

Concrète, d'une consistance de beurre, d'unjaune d'or, d'une agréable odeur de violetteet d'une saveur très-douce. Elle est solubledans l'alcool bouillant, soluble dans l'éther