GALEGA. — GARGARISME ADOUCISSANT.
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obtenue par l'intermédiaire de ce liquide. Laproduclion de celle huile bleue est augmentée,si on a soin de mêler le galbanum, avant dele soumettre à la distillation sèche, avec 8 foisenviron son poids de sable {Hautefeuille). (V.Un. ph. 1866).
On connaît un Galbanum en larmes, maisil est plus rare dans le commerce.
Le galbanum est formé, sur 100 de : 66 derésine ; 22, 6 de gomme soluble; 1, 8 de bas-sorine ; 3, 3 d'huile volatile.
Stimulant, antispasmodique, de l'ordre del'asa-foetida; mais il n'est guère employé qu'àl'extérieur. Il fait la base de l'emplàlre de sonnom; il entre dans la théri-que, le diascordium,le baume de Fioravanti, le diachylon gommé.(V. pour sa purification, Gommes-résines.)
GALEGA.
Lavanèse, Faux indigo, Rue de chèvre; Galegaofficinalis, L. (Légumineuses.)
Geisrautenkraut, Pockenkraut, al.; Ruda cabruna, esp.
Plante indigène h, à fleurs blanches, petiteset en grappes. Il a eu une grande réputationcommelactifere, sudorifique elalexipharmaque.Inusité.
La racine de G. de Virginie passe pour an-thelminthique ; et le G. toœiearia, pour iné-briant.
GALEOPSIDE.
Chanvre bâtard; Galeopsis grandiflora s.ochroleuca s. villosa. (Labiées.)
Hanfnesselkraut, Liebersclier tbee, al.
Plante O de jachères, très-faiblement aro-matique. Elle contient un principe résineux.
Son décocté (20 : 1000) a éle vanté contrele catarrhe pulmonaire chronique avec dispo-sition à la phthisie. Elle fait la base du thé deBlankenheirn en très-grande réputation en Al-lemagne contre cette dernière affection. Sesvertus médicatrires sont fort pro .lémaliques.
Le nom de galeopsis a été aussi appliqué àl'ortie blanche.
GARANCE.Rubia tindorum. (Rubiacées.) %
Krapp, Faerberroethe, al.; Madder, ANn.; Fah, ar.;Krap, dan., HOL.;Granza, Rubia, esp.; Munjith, ini».;Robbia dei Tintori, it.; Harzana, pol., Rimas, Ruida,pop..; Mariona, rus.; Kraap, su.; Boia, tur.
On prétend que c'est | ? Eput^xvc« des Grecs.
On emploie la racine, qui est longue, cylin-drique, grosse comme une plume à écrire,rouge foncé en dehors et rouge vif en dedans.Sa saveur est amarescenle et légèrement slyp-tique. Elle conlient un principe colorant, rou-ge, nommé alizarine(ac. alizarigue), d'alizari,nom que la garance porte dans le Levant, etque le commerce a conserve; sa synthèse aété réalisée, en 1869, par MM. Graeoe et Lie-bermann, en oxydant, par l'acide azotique,
Vanthracàne, carbure d'hydrogène contenu enquantité notable dans le goudron de houille,puis faisant agir le brome sur le produit ob-tenu (anthraquinone), on a de Vanthraquinonebibromèe qui, traitée par la potasse, donne l'a-lizarine. La garance contient aussi une grandequantité de sucre; aussi ses eaux fermentéesdonnent-elles beaucoup d'alcool, infecté parune huile volatile particulière (essence de ga-rance) ; son odeur parait due aussi à de l'étheracétique et à de l'aldéhyde (V. Un. ph. 1869).
Schunck a fait un travail important sur lagarance, et a démontré que celte racine con-tient un principe initial qu'il a nommé Rubiane,lequel sous l'influence des alcalis et d'un fer-ment particulier contenu dans la garance, de-vient î'alizarjne.
La garance est cultivée dans le midi de laFrance, principalement dans le déparlementde Vaucluse, pour les besoins des arts. Cetteculture a été gravement compromise par l'em-ploi croissant de l'alizarine artificielle. Celled'Orient, et surtout celle qui vient de Chypre,est la plus estimée.
Employée dans le rachitisme. Cette sub-stance est remarquable par la propriété qu'ellepossède de teindre en rouge les os des indivi-dus soumis à son traitement. Dose de la pou-dre*, 2 a /i,0; décocté (pp. 20 : 1000). LesArabes emploient ce dernier pour faciliter l'ac-couchement et combattre la dysurie.
Le Garancin et la Garanciue, produits fortemployés par les indienneurs, sont obtenus dela garance à l'aide de l'acide sulfurique. LaColorine est un produit secondaire de la mêmeréaction.
Aux Indes orientales, la garance a son suc-cédané dans le Rubia manjista, Roxb.
GARGARISMES ET COLLUTOIRES.
(De rapyapt'Ceiv, gargariser.)
Gurgelwasser, AL.; Gargie, Gargarisai, ANC; Gargarismo,esp.; Mondspœlmg, ijol.
Médicaments liquides, magistraux , destinésà combattre les maladies de la bouche ou dela gorge, et dont l'eau est ordinairement l'exci-pient. Les autres composants sont très-variab.Selon leur action, ils sont dits astringents, émol-lients, excitants, etc. On les promène, pendantquelques minutes, dans la bouche ou à la nais-sance de la gorge, sans les avaler.
Le collutoire diffère du gargarisme en cequ'il est employé pour agir seulement sur lesgencives et les parois internes de la bouche(colluere, laver). Il a généralement une consis-tance hirupeuse; on l'applique avec un pinceau,la barbe d'une plume, une éponge, sur les par-lies malades.
Gargarisme adoucissant.
Racine de guimauve. 15,0 Pavot.............n" I