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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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TABLEAU DES QUANTITÉS D'EXTRAITS.

Le docteur Scudamore prépare son extraitacétiquede colchique, en évaporant, à une doucechaleur une infusion saturée de bulbes secsdans du vinaigre distillé jusqu'en consistancede miel épais.

Aujourd'hui on admet généralement que lesextraits acétiques de colchique sont plus éner-giques que les extraits aqueux et alcooliques.

5° EXTRAITS ÉTHÉRÉS OU ÉTHÉRIQUES.

Ces extraits sont peu nombreux. Celui defougère mâle (Voy. Huile), de sérninoides deligué , id. de phellandrie; ceux de digitale, degarou, de serncn-contra et celui de cantha-rides sont les seuls employés. On épuise lessubstances par l'éther, dans l'appareil à dé-placement, et on distille les liqueurs pour enretirer l'éther. Le résidu est l'extrait.

L'éther, comme véhicule d'extraction desprincipes de la digitale, ne vaut rien, car ilne dissout pas la digitaline.

Quant au garou, on épuise d'abord par dépla-cement 1000 d'écorce très-divisée, avec 7000d'alcool à 80° c; l'extrait mou alcoolique estagité souvent pendant 2/j h. avec 1000 d'étherrectifié du commerce; on décante, on distilleet on évapore le résidu de la distillation enconsistance de miel. (Cod.)

La plupart des extraits préparés à l'aide del'éther pourraient l'être à l'aide du chloroforme[ext. chloroformiq.) ou du sulfure de carbone(crf. sulfo-cwrborriques. V. Un. Ph. 1870).

6° EXTRAITS RÉSINEUX (V. RÉSINES).EXTRAITS HYDRALCOOLICO-ÉTHÉRIQUES.

Nous devons encore mentionner des extraitsobtenus chacun à l'aide de plusieurs véhi-cules : l'eau, l'alcool et l'éther; nous les nom-merons Extraits hi/dmlrootico-éthéiiqurfs. Cemode de préparation, proposé par M. Dausse,est principalement applicable à l'obtenlion riesextraits de plantes extracto-aromatiques. Onpulvérise la substance, on la place dans le cy-lindre à déplacement muni de tous les acces-soires convenables; on verse alors dessus unpoids égal d'éther sulfurique, on déplace en-suite cet éther par de l'alcool à 86 e , et cet al-cool à son tour par de l'eau. On recueille sé-parément le liquide élhérique, et on le distillepour en retirer l'éther qui passe sans secharger sensiblement des produits qu'il adissous et qui consistent principalement enhuile volatile. Le toluté alcoolique est mêléau soluté aqueux, et le mélange est sou-mis aussi à la distillation pour en retirerl'alcool. On évapore le résidu au B.-M. enconsistance d'extrait en y incorporant a la finle résidu de l'évaporation de Tel lier. On ob-tient ainsi des extraits qui possèdent tous lesprincipes actifs des substances qui les four-nissent, et qui peuvent facilement être distin-

gués les uns des autres au goût et à l'odorat.Comme on le comprend aisément, ces extraitsne sont pas entièrement solubles dans l'eau.

Le procédé de M. Pierlot consiste à intro-duire dans l'appareil à déplacement la plantefraîche écrasée; on la recouvre d'éther quichasse peu à peu l'eau de végétation, celle-ciest recueillie séparément, on ajoute de nouveléther; lorsque toute l'eau de végétation estdéplacée, on presse et on traite une dernièrefois par l'éther. Les liqueurs élhérées sont dis-tillées au B.-M. à 30°; la dernière partie d'é-ther se sépare par l'évaporation spontanée. Lesuc végétal est agité avec un peu d'éther alcoo-lisé, puis filtré et évaporé en consistance d'ex-trait. On obtient ainsi 10 °/ 0 d'extrait con-tenant 1/5 de principes aromatiques enlevéspar l'éther, et î/5 de matières extractives.

.M. Legrip a appliqué le nom de diélhéralyse(Siï avec, aiUripo; éther, ?.v<ri; séparation) à unprocédé qui consiste simplement à soumettreles végétaux frais, ou leurs différents organes,surpris pendant leur période de plus grandevitalité, à une macération dans l'éther. Dans cetraitement, la fonction de l'éther possède uneaction double et spéciale de di solution d'unepart, et d'expulsion de l'autre. On opère delàmanière suivante : Le tissu végétal, feuilles outiges, fleurs, fruits ou racines, en état de pleinevégétation, est mécaniquement divisé et sou-mis a l'action directe de l'éther dans un ap-pareil spécial à déplacement sans l'interventiond'aucun autre agent. Après un certain tempsde contact, le liquide éthéré s'est coloré envert intense tandis qu'au dessous de lui s'estformée une couche liquide, aqueuse, dense etbrunâtre. La couche éthérée représente toutela chlorophylle dissoute avec la matière grassequi en est inséparable; la couche inférieurereprésente tous les principes immédiats du vé-gétal moins la cellulose, dissous ou non, maisexpulsés toutefois sous la pression puissantede l'éther et tels qu'ils existaient dans les es-paces du végétal d' ils ont été chassés, parun travail d'osmose, sans doute, dont M. Le-grip ne prétend pas donner d'explication.

Les résultats uniformes obtenus par l'auteurpendant de longues et laborieuses études luil'ont espérer que ce procédé, appliqué aux tis-sus végétaux surpris en plein exercice de leursfonctions végétatives, dépouille en réalité ce<tis us de tous leurs principes actifs sans alté-ration et ne laisse enfin qu'un véritable sque-lette dépourvu de toutes traces de ces princi-pes naguère renfermés en lui. On obtient,par cette méthode, sous un petit volume, dansun état de pureté jusqu'alors inconnu, des ex-traits végétaux dégagés de chlorophylle et dematière grasse, d'une identité constante. Larecherche des principes immédiats des végé-