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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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DRAGEES

murs et dans les décombres. Elle est recon-naissante à ses tiges grêles, ligneuses, grim-pantes ; à ses fleurs violettes, en cimes, aux-quelles succèdent de petites baies écarlates,dont le suc contient une matière coloranteque M. Legrip a nommée polychrotte par ana-logie, sans doute, avec celle du safran.

On emploie les jeunes tiges que l'herboris-terie offre ordinairement coupées en tronçonset fendues. Elle a une saveur d'abord amère,puis sucrée. Wittstein a trouvé dans les tigesde la douce-amôre, outre la Solanine, une nou-velle base qu'il a nommée Dulcamarine. Lecorps signalé par Pfaff et nommé par lui Picro-glycion, n'est, d'après Desfosses, qu'un mé-lange de solanine et de sucre.

Sudorifique, dépuratif, fréquemment em-ployé en décodé (pp. 20 : 1000) dans les ma-ladies syphilitiques, dartreuses, psoriques, lerhumatisme. On en fait un extrait*, un sirop. *

DRAGÉES.

Zuckerkoerner, al.; Sugar-plimis, ang.; Grajeas, esp.;Trayes, lat.

Cette forme pharmaceutique a été inventéepar M. Fermond en 1832. Voici les différentsmodes de préparation.

1° Dragées dont le noyau est une pilule.

On met les pilules à recouvrir en dragéesdans une bassine étamée, de forme ronde, etsuspendue au plafond au moyen d'une cordequi passe par les deux anses ; on verse sur lespilules, d'une solution de gomme au tiers, toutjuste ce qu'il faut pour les humecter, on re-mue pour qu'elles s'humectent uniformément;on ajoute du sucre en poudre (les confiseurs yajoutent de l'amidon), on remue de nouveaula bassine en tous sons pour que les pilules serecouvrent d'une couche mince de sucre, puison porte à l'étuve chauffée à 25° les produitsenrobés disposés sur des tamis de crin; onréitère trois fois au moins la même opération.A la dernière couche, on doit remuer long-temps pour que les dragées se lissent bien.C'est le glaçage.

En n'employant que de la gomme arabique,ou en humectant convenablement pendantl'enrobage, on obtient une enveloppe transpa-rente, et si le noyau médicamenteux l'est aussi,on a des dragées qui ont l'apparence des cap-sules de Raquin ou de celles d'Humann.

11 est quelquefois utile de chauffer un peule fond de la bassine.

Ce moyen ne réussit bien qu'autant qu'onopère sur des masses de pilules (5 kilog. etplus). Pour les petites quantités on réussitmieux en mettant les pilules dans une casse-role à fond rond, ou encore une sorte de boîteà argenter les pilules ; on les humecte avec unpeu de mucilage clair ou de blanc d'œufs, et

on les enrobe à la manière ordinaire, avec unmélange de sucre, d'amidon et de gomme ara-bique en poudre.

Par ce dernier moyen on peut recouvrir ex-temporanément toute quantité et toute sortede pilules. Il est même beaucoup plus expédi-tif que la gélatinisation. On emploierait avan-tageusement dans quelques cas, comme robede pilules, la gélatine de carragaheen sèche etpulvérisée.

On colore quelquefois les dragées en rougeavec le carmin liquide.

Beaucoup de pilules de saveur très-amère.et que l'on peut préparer d'avance sans incon-vénients, seraient très-convenablement dispo-sées sous forme de dragées. Il serait de mêmebon d'enrober les pilules qui peuvent s'altérerpar le contact de l'air ; telles sont celles deprotocarbonate de fer, celles de Blaud, etc.

Les résines, au lieu d'être humectées avecde l'eau, sont battues avec de l'alcool faible.

Nous citerons aussi les granuloïdes de Le-perdriel, ou petites dragées contenant chacune5 centigr. de sel (carbonate, citrate de li-.thine,etc.),recouvertes d'une couche de sucre;les sels granulés effervescents des Anglais,préparés à froid avec le sel à rendre efferves-cent (citrate, lactate, carbonate, pyrophos-phate, iodure, etc.) avec de l'acide citrique outartrique, du bicarbonate de soude et un peude sucre; on mêle intimement; l'eau contenuedans les acides suffit pour donner au mélangeune consistance pâteuse; on chauffe au B.-M.dans une capsule, la masse devient spongieuse,on bat alors vivement avec'une spatule jusqu'àce que le tout soit granulé; on passe au cribleet on a le sel en granules, semblables à de lagrosse semoule, qu'on enferme dans des bocauxbien secs. Les poudres granulées de M. Mentelrentrent aussi dans cette catégorie de formes mé-dicamenteuses: ce sont des granules de la gros-seur d'un grain de millet au plus, préparées àla manière des anis de Flavigny. Ce mode degranulation a été adopté par M. Mentel pourles poudres que l'on prescrit à grandes doses,comme le sous-nitrate de bismuth, la magné-sie calcinée, le carbonate de magnésie, Iecous-so,la rhubarbe pulvérisée, l'éponge pulvérisée,l'iodure de fer ; il présente les avantages d'unebonne conservation, d'une administration facileet d'un dosage sûr et commode.

Les Gouttes perlées ou Granules perlés dontl'invention due à M. Guillermond, de Lyon,a été reprise par M. Sarmant, de Marseille,constituent une sorte de granules.

On fait dissoudre dans l'eau, à l'aide de lachaleur, le principe actif à doser, associé àune certaine quantité de gomme et de sucre,puis on introduit ce mélange dans un appareilspécial, constitué par un cylindre formé de