DIGITALINE.
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quelque cas accumuler son effet, ce qu'il im-porte de surveiller.
Les Italiens eh font un contro-stimulant. Ahaute dose, c'est un poison.
Form. pharm. et doses,. — La digitale revêtà peu près toutes les formes pharmaceutiques.Poudre* (la conserver à l'abri de la lumière),5 centigr. à 1 gr. par jour; infusé (pp. 5:1000) ;extrait aqueux*, 10 à 30 centigr.; extrait avecfécule, 10 à 20 centigr.; extrait alcoolique*,5 à 20 centigr.; teinture alcoolique*, 10 à 40gouttes ; teinture éthérée*, id.; alcoolature, 5à 20 gouttes; saccharure, 5 centigr. à 2 gr.;sirop *, 10 à 50 gr. ; macération pendant 12heures 0,10 a 0,40 dans 100 gr. d'eau. C'estcette dernière forme qui paraît être la meil-leure préparation de digitale (Dujardin-Beau-inetz, etc.).
La teinture alcoolique, la teinture éthéréeet l'infusé (pp. 20 : 1000) sont encore fré-quemment employés à l'extérieur.
On a employé quelquefois la digitale ferrugi-neuse,!), ferruginea. En Allemagne et en Italie,on se sert du D. parviflora, Lam. ; D. tutex, L. ;D. lutea.
Les feuilles de digitale sont quelquefoisadultérées par un mélange de feuilles d'an-née ou de verbascvm.
Les jardin ers donnent le nom de Fausse di-gitale à la Cataleptique ; Draeoeephalum virgi-nianum. On nomme quelquefois Petite digi-tale la gratiole, à cause de ses fleurs qui ont,dans leur petitesse, quelque analogie avec cel-les de la digitale.
hicomp.: sels de fer, de plomb, d'argent,sulfate de quinine, décodés astringents.
DIGITALINE*.
Princ ; pe actif de la digitale isolé en 1844,par MM. Homolle et Quevenne, et entrevu 20ans auparavant par Leroyer, de Genève.
La digitaline amorphe s'obtient comme suit:
2000 p. de feuilles de digitale sèche de l'an-née, gross èrement p^lvériséeset préalablementhumectées, sont mises dans un appareil a dépla-cement, garni à la douille de coton cardé, puistraitées par l'eau froide de manière à obtenir6000 de soluté marquant 1,050 au minimum.
Les liqueurs sont précipitées par un léger ex-cès (500 p.) de sous-acétate plombique et jetéessur un filtre. Ou y ajoute un soluté de carb. sodi-que (80 p.) jusqu'à ce qu'il n'y forme plus deprécipité, et le Ii uide filtré est débarrassé de lamagnésie, qu'il retient encore, par le phosphatede soude amm. (40 p.) Le soluté, filtré de nou-veau, est précipité par le tannin en excès (80 p.),et le précipité recueilli sur un filtre est mêlé en-core humide avec de la litharge (50 p.) et ducharbon animal (100 p.). La pâte molle qui
en résulte, placée entre des papiers non collés,puis séchée à l'étuve et pulvérisée, est épuiséepar Q. S. d'alcool à 90 c. dans un appareil à dé-placement. Le soluté alcoolique évaporée aubain-marie laisse un résidu qu'on épuise parde l'eau distillée, et que l'on reprend par del'alcool à 90°. Chassez celui-ci et épuisez lerésidu par le chloroforme, la digitaline dissoutese dépose par l'évaporation spontanée du véhi-cule, sous forme d'une masse d'apparence rési-neuse et friable. (Codex de 1860.)
La digitaline amorphe se présente sous formed'une poudre blanc jaunâtre, d'une odeur aro-matique sui generis, d'une saveur amère exces-sive : 1 centigr. suffit pour communiquer uneamertume prononcée à 2 litres d'eau; insolu-ble dans la benzine, à peine solubledans l'eaufroide, elle se dissout en toute proportion dansl'alcool et dans le chloroforme, peu solubledans l'éther. Elle est neutre, non azotée, seramollit à 90° et entre en fusionà 100°. L'acideazotique la jaunit, l'acide chlorhydrique concen-tré la colore en vert, l'ammoniaque et la soudecaustique la colorent en jaune brun; humec-tée d'acide sulfurique et exposée aux vapeursde brome, elle se colore en violet. Sous l'in-fluence de l'acide sulfurique alcoolisé et d'unetrace de perchiorure de fer, la digitalineamorphe ou cristallisée prend une magnifiquecoloration bleue-verdàtre persistante. (Lafon.)Dans le cas où une prescription médicale nespéculerait pas l'emploi d'une des deux digi-talines amorphe ou cristallisée, il faut tou-jours délivrer la digitaline amorphe.
M. iNativelle a obtenu la Digitaline cristal-lisée par le procédé suivant qui a été adoptépar le Codex :
Feuilles de digitale des Vosges en poudre
assez fine........................... l,000gram.
Acét ite plombique neutre cristallisé..... 2:>0 —
Eau distillée.......................... 1,000 —
La digitale doit être cueillie la secondeannée au moment où les premières fleursapparaissent.
Il est très-important que l'acétate de plombn'ait aucune réaction alcaline. Une légèreacidité serait préférable. On dissout dans l'eaufroide le sel plombique, on ajoute la poudre,on mêle intimement, on passe le tout à tra-vers un tamis en crin n° 3 et on laisse encontact vingt-quatre heures, en ayant le soinde mélanger de temps en temps.
On met ce mélange dans un appareilà déplacement, on le tasse suffi animent, eton l'épuisé jusqu'à cessation d'amertume avecde l'alcool à 60° centésimaux. On obtientenviron six parties de liqueur. On satureexactement cette liqueur par une solution debicarbonate sodique, dissous à saturation