DATTES.
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non sessiles, par ses feuilles linéaires lancéo-lées, et non ovales lancéolées, enfin par sesbaies moins grosses.
(Fia- 62.)
3° Lauréole , L.mâle ; Daphne lau-reola, L. à baiesnoires.
4° Thyjieléé ;Daphne thyme-lea, L.
Lesdaphnés sontsdes arbustes ou ar-brisseaux de la fa-mille des Thymé-lées, qui croissentdans toute l'Europeet principalementdans les Alpes, enSuisse, et qui sontremarquables parlaténacité des fibresde leur liber.
Leurs parties, quisont toutes très-âcres, jouissent à peu près des mêmes proprié-tés ; leurs feuilles sont purgatives à la dose de10 à 30 grammes, leurs baies le sonl égalementau nombre de 5 à 15; mais ce sont surtout leursécorces qui nous intéressent. D'après l'analysede Gmelin et Baer, elles contiennent, entre au-tres substances, du sucre, de la cire, de l'acidemalique,une matière colorante jaune, une ma-tière neutre, cristalline (Daphnêine ou daph-aine) analogue à l'asparagine, et une résinetrès-àcre. C'est à cette dernière qu'elles doi-vent leur propriété vésicante, et probablementaussi celle qui les fait employer autrement quecomme épispasliques. La daphnine peut se dé-doubler en glucose et en daphnétine, et donne,à une température élevée,- en vase clos, un su-blimé cristallin, Yombeltiferone, qui se produitaussi dans la distillation sèche de la plupartdes résines des ombellifères (Zwenget). Vau-quelin avait trouvé dans le D. alpina unehuile volatile acre qui se transforme lentementen résine : c'est probablement le même corps quecelui des chimistes allemands pris à une épo-que différente. Pallas y a trouvé une matièreverte demi-fluide et très-acre, mais qui ne pa-rait être autre chose que la résine colorée parde la chlorophylle. (V. Un. ph. 1873).
Toutes ces écorces peuvent se substituer lesunes aux autres sans qu'il en résulte de grandsinconvénients. Cependant nous ferons remar-»quer que l'écorce de la Lauréole est moins ac-tive que celle du Garou et du Mézéréum. C'està tort que des auteurs parbnt de l'écorce dethyraélée comme existant dans le commerce,attendu que cet arbrisseau ne peut en fournir,en raison de sa petitesse.
La plupart des pharmacopées étrangèresindiquent l'écorce de Mézéréum comme étantseule usitée en France, quand, au contraire,on ne connaît que celle de garou.
Cette écorce, telle que la droguerie la pré-sente, est longue de 32 à 65 centimètres, con-volutée à ses extrémités, plane à sa partiemoyenne, qui a de 2 à 3 centimètres de lar-g< ur, mince, sèche, inodore, très-tenace, jaunepaille à l'intérieur, rouge brune, lisse à l'exté-rieur, d'une sa eur peu prononcée d'abord,puis d'une grande âcreté. Elle arrive pliée endeux, la face interne en dehors et disposée enpetites bottes. Los Anglais préfèrent l'écorcede la racine à celle du tronc et des branches.
L'eau, mais surtout l'alcool, l'éther et lescorps gras, sont aptes à se charger des prin-ci] es actifs du garou.
Dans quelques campagnes, on ne connaîtpas encore d'autres vésicants. Pour s'en servircomme tel, on en coupe un morceau de lalongueur que l'on désire, on le met à tremperpendant une heure dans de l'eau ou du vi-naigre, puis on l'applique par la face interneou par la face externe, si on enlève la pelliculebrunâtre. On la maintient avec une bande pen-dant 24 heures.
Le garou est un irritant, un purgatif, un diu-rétique et un diaphorétique, selon les doses. Ahaute dose, c'est un poison. Intérieurement, ilest employé, mais fort peu en France, dans letraitement de la syphilis constitutionnelle et lesaffections dartreuses rebelles. Pour cet usage,on l'administre sous forme de décodé ou d'in-fusé (pp. 5 : 1000), ou de sirop. 11 entre dansquelques tisanes composées. Dose de la poudre :5 à 25 centigrammes. Mais c'est surlout commeépispastique pour l'entretien des vésicatoiresque le garou est usité. Pour cet emploi, on lemet sous forme de pommades, de taffetas, depapiers, de pois à cautères. On en prépareaussi un extrait aqueux, un extrait alcoolique ^et un extrait éthéré.
Une autre espèce de daphne, le daphnetarton-raire ( daphne randùans , La»., Passe-rina tarton rairo, De Cand.), connu vulgaire-ment sous les noms de Gros rotombel, Trin-tanelle malherbe, est employé quelquefoiscomme purgatif; son écorce paraît jouir ai^si depropriétés épispastiques comme le garou ; il aservi à préparer des pommades plus activesmêmes que la pommade au garou. Ce daphnequi croît sur les bords de la Méditerranéecontient probablement de la daphnine (Hétet).
DATTES*.
Dattel, al.; Date, ang.; Balah, ab.; Oatils, ESP.;Dadels, hol.; Datteri, it.; Khouraiâ, tiîR
Ce sont les fruits du Phœnix dactylifera(Palmiers), grand arbre qui croît en Asie et