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BRUCINE.
dans une bassine en fonte, maintenant enfusion au rouge obscur pendant quelques mi-nutes, dissolvant la masse saline dans Peaudistillée et faisant cristalliser (Codex). On peutaussi le préparer en décomposant un solutéde bromure de fer par le carbonate de po-tasse, absolument comme pour l'induré depotassium. Si le bromure contient de Piodure,on le purifie en additionnant peu à peu sa so-lution aqueuse, portée à l'ébullition, d'eaubromée jusqu'à cessation de vapeurs violettes,puis on évapore à siccité en agitant et on faitcristalliser.
En petits cubes ou parallélipipèdes rectan-gulaires, blancs, d'une saveur piquante et sanseau de cristallisation ; au feu, il décrépite etfond sans s'altérer; très-soluble dans l'eau,mais peu dans l'alcool. D. 2,69. 1 gr. debromure de potassium pur et sec est complè-tement précipité par ls r ,427 d'azotate d'argentet donne le r ,578 de bromure d'argent.
Mêmes incomp. que Piodure de potassium.
Introduit en 1836, par le D r Williams, dansla pratique médicale, pour combattre certainesaffections du foie, il tomba dans l'oubli. Cen'est que dans ces dernières années que l'usageen a été repris en Angleterre et en France,où on l'a employé avec succès comme fondantsédatif général; il exerce une action stupéfiantesur les organes génitaux. On l'administre mé-langé avec du sucre, en solution ou dans unjulep (V. Un. ph., 1864). Il est indiqué dansles cas de goutte accompagnée de douleursvives et d'insomnie, à la dose de 1 à 2 gr. parjour; il est aussi recommandé contre Pépilep-sie à la dose de 1 à 14 gr. par jour. ( Bazin,Namias, etc.); contre l'insomnie des petitsenfants (Moutard-Martin); d'hystérie; contrel'intoxication saturnine, à la dose de 2 à 4 gr.par jour (Habuteau , Biœquoy, etc.); dansl'éclampsie et autres accidents variés, à la dosede 2 à 5 gr. fractionnés (Rey, Colin, Ricard);contre les vomissements des phtliisiques, à ladose de 1 à 2 gr. ; dans la glycosurie, dose 1gr. le matin et 1 gr. le soir (Bouchardat) (V.Un. ph. 1872, 1873, 1874; J. ph. 1877).
Bromure de Sodium.
Se prépare comme le bromure de potassium,dont il a les propriétés médicales : s'emploieaux mêmes doses.
Cristaux incolores du système régulier, sou-vent en trémies cubiques, presque entièrementsolubles dans leur poids d'eau froide, solublesdans l'alcool. 1 gr. de bromure de sodium estprécipité par 18 r ,654 d'azotate d'argent.
Bromure de zinc.
S'obtient par double décomposition entre
le sulfate de zinc et le bromure de potassium.(Yvon.)
On prend 14 gr. 35 de sulfate de zinc et11 gr. 91 de bromure de potassium. On tri-ture les deux sels dans un mortier en verre;il y a promptement liquéfaction ; l'eau est four-nie par le sulfate de zinc et la réaction s'ac-complit. On laisse en contact environ vingtminute-, puis on délaye dans oO grammesd'alcool concentré à 95° et parfaitement rec-tifié. On jette sur un filtre pour séparer lesulfate de potasse : la solution du bromure dezinc doit passer incolore. On l'évaporé d'a-bord au bain-marie, puis on termine au bainde sable, de façon a dessécher suffisammentle bromure de zinc, et on enferme en flaconbien bouché.
L'alcool employé doit être très-pur et nelaisser aucun résidu à l'évaporation, autre-ment le bromure de zinc serait un peu co-loré.
Le bromure de zinc doit être volatil, sansrésidu, et entièrement soluble dans l'eau,l'alcool et l'éther.
BRUCINE.
Angusturine, Pseudangustine, Caniramine;Brucina ou Bruda, Brucium.
On la retire de la fausse anguslure, qui lacontient presque exempte de strychnine, par leprocédé que l'on suit pour l'obtention de laquinine. On l'obtient encore des eaux-mèresalcooliques de la strychnine. On sature leseaux-mères par l'acide oxalique , on évapore ;les cristaux d'oxalate de brucine, lavés à l'al-cool absolu froid, sont dissous dans l'eau. Lasolution additionnée d'un excès do chaux caus-tique laisse précipiter la brucine qui est re-cueillie, séchée et reprise par l'aie, bouillant. Onfiltre, la brucine cristallise au sein de la solu-tion alcoolique ; on la purifie par de nouvellescristallisations. (Codex.)
Substance cristallisable en prismes rhom-boïdaux obliques, contenant 1545 °/o d'eau,inodore, très-amôre, fusible à 105°, solubledans 500 p. d'eau bouillante et dans 850 p.d'eau froide, très-soluble dans l'alcool, inso-luble dans l'éther. L'acide chlorique la coloreen rouge (Leniel et Èponville). (V. Un. ph.,1861); l'acide azotique la colore en rouge-nacarat, et en violet, si l'on fait intervenir leprotochlorure d'étain ou le sulfhydrate d'am-moniaque ou le sulfhydrate de sulfure de so-dium (Cotton). Dans cette réaction de l'acideazotique, il se forme en même temps un alca-loïde, la cacothcline. (Gerhardt et Laurent.)C'est à l'aide de la cacothéline et de l'acidesulfhydrique que M. E. Baudrimont a isolé lamatière colorante violette, qu'il appelle arné-thystine (J. ph. 1869).