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ASPARAGINE.
ASPÉRULES.
L'ase fétide se présente quelquefois en larmesdétachées; mais le plus souvent il est en massesirrégulières et agglutinées, molles, brunes àl'extérieur, parsemées à l'intérieur de larmesblanches, unies entre elles par une pâte plusfoncée. Ces larmes ne tardent pas à prendreune couleur rouge intense par leur expositionà l'air, propriété qu'elles doivent à leur résine.
Dans le commerce, on distingue, selon queles masses sont plus ou moins pures, l'ase fé-tide en larmes, et l'ase fétide en suite. L'asefétide doit être tenu bien enfermé.
Cette gomme-résine a une odeur forte, ci-reuse et alliacée très-désagréable, que le chlo-roforme annihile complètement, suivant M. I.a-man; sa saveur est amère, acre et nauséeuse;elle forme émulsion avec l'eau; elle est auxdeux tiers soluble dans l'alcool à 80°c. Quantà sa purification, voir Gommes résilies.
Elle contient pour 100; 05 de résine; lit, i-de gomme soluble dans l'eau; 3,0 d'huile vo-latile; 11,0 de bassorine; le reste en matièresdiverses. {Pelletier).
La substance qui nous occupe était connuedes Grecs et des Romains sous le nom de laseret de erîxçov. Le mot osa signifie guérir, enlangue hébraïque. Ce qu'il y a de remarquabledans l'histoire de cette substance, c'est le dé-goût qu'en ont les Européens, qui l'ont nom-mée stercus diaboli, tandis que, chez lesOrientaux, c'est un assaisonnement des plusrecherchés. C'était le cibus deorum des an-ciens. 11 ne faut pas disputer des goûts.
Pour les médecins, c'est un antispasmodiqueprécieux; Boerhaave dit n'en pas connaître deplus puissant. On l'emploie surtout dans l'hys-térie, l'hypocondrie, les affections nerveusesdes organes respiratoires. Il est aussi emmé-nagogue, vermifuge, carminatif, incisif.
Furm. pltarm. et dose. — Poudre*, 1/2 à 2gr.; alcoolé* et éthérolé, 1 à k gr.
On l'administre sous forme de pilules, depotions, et surtout de lavements, émulsionnéparle jaune d'œuf. La médecine vétérinaireen fait un grand usage.
Incomp. : les préparations prussiques.
Les Arabes se frottent le corps avec un mé-lange d'écorce de scille et de poudre d'asa-feetida, pour éloigner les punaises.
ASPARAGINE.
Althcine, Agédoite, Asparamide, Malamide ;Asparagina.Découverte, en 180o, par Vauquelin et Ro-biquet.
Substance neutre, blanche, cristallisée, ino-dore, d'une saveur faible, que l'on retire de laracine de guimauve et des jeunes poussesd'asperges. On l'obtient de celles-ci en en ex-primant le suc, le filtrant et l'évaporant en
consistance sirupeuse. On abandonne ce siropà lui-même pendant un mois. On traite alorsla masse cristalline qui s'est formée, par l'al-cool, on évapore celui-ci et on laisse cristalliser.
Il résulte des recherches du docteur Me-nici, de Pise, et de Piria, que la vesce(vicia sativa) étiolée contient de l'asparagineen quantité notable.
L'asparagine a encore éié trouvée dans laracine de grande consolide (Blondeuu et Plis-son) ; dans les sucs de réglisse (Robiquel), debetterave (Rossignon), de lactucarium (Auber-giér); dans la belladone (Biltz), dans les jeunespousses du houblon (F. G. Leroy), etc., etc.11 y a qq. années, MM. de Lucca et Lîbaldinienont trouvé de grandes quantités dans les pro-ductions tuberculeuses du Stigmaphylbyn Ja-trophœfolium, malpighiacée du Brésil.
Diurétique peu et même point employé enFrance, mais qui l'est en Italie, en Piémont.
ASPERGE.Asparagus o/jîcinalis.' (Asparaginées.)
Spargel, al.; Sperage, ang.; Yerumya, halcion. ar. ;Esparrago, Esparraguera, esp. ; Nakdun, ind. ; Spa-ragio, Asparago, Sperzie, it. ; hol. ; Mtargiah, Szparog,pol. ; Nakdown, tam. Rouch kanmas, tlr.
Plante b que l'on cultive dans les jardinspotagers, et dont on emploie, en pharmacie:1° la racine sèche*, qui se compose d'un fais-ceau de fibres de la grosseur d'une plumed'oie, fauves, inodores et d'une saveur dou-ceâtre; 2° les jeunes pouces ((lirions, bour-geons, pointes), les mêmes que l'on mangesur les tables.
Ce sont des diurétiques peu actifs, qui ontla singulière propriété de communiquer à l'u-rine une odeur forte et désagréable. La racineest ordonnée sous forme de tisane. Elle estune des cinq dites apéritives. On prétend quefraîche, son action est plus marquée.
Les turions contiennent de l'asparagine.C'est Broussais qui découvrit, en i829, l'ac-tion sédative, sur le cœur, des turions d'as-perges ; et ce fut le célèbre mathématicienFourier, de l'Institut, qui, affecté d'unehypertrophie du cœur, conçut, le premierl'idée d'en préparer un sirop.
Furm. pkarm. et dose. — Racine : infusé(pp. 20 : 1000; extrait*, 1 à 4 gr.; Turiuns :extrait, i à 4 gr,; sirop (sirop* de pointesd'asperges), 10 à 50 pi'.
ASPÉRULES.
On connaissait jadis, en pharmacie, deuxplantes rubiacées de ce nom :
1° Aspérule odorante, Hépatique ou Reinedes bois, Petit Muguet; Asperula odorata.
Waldmeister, Steroleberkraut, al.; Sweetsented, VVooddroof, ano. ; Asperula, esp. ; it.; for.; Welriekendrawkruid, hol.