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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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ACIDE ARSÉNIQUE.

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congelable

liquide visqueux, oléiforme,zéro.

Les oxydes de cuivre, d'urane, de cobalt, denickel, d'argent, de mercure, insolubles dansla potasse et dans la soude, se dissolvent dansces alcalis par l'addition de l'acide arsénieux.

Celte substance, d'une célébrité funèbre,jouit néanmoins de propriélés curatives réelleset même héroïques. Ces propriétés paraissentd'autant plus incontestables qu'elles ont étédécouvertes à des époques et dans des paysfort différents. Slevogt et Willan le considé-raient comme le fébrifuge par excellence et ledonnaient à des doses élevées. Il est préconisépar tous les médecins comme escharolique an-ticancéreux, et, à ce titre, il fait la base dela célèbre poudre de Rousselot et de toutesses variantes. Enfin il a été administré avecsuccès par les docteurs Gardlestone, Biett, Ca-zenave, comme antidartreux, principalementdans les affections chroniques rebelles, tellesque la lèpre, le psoriasis. En effet, on emploiejournellement, dans certaines affections de lapeau, les liqueurs de Fowler et de Pearson,les pilules asiatiques, qui lui doivent leurs pro-priétés.

Le docteur Boudin expérimenta sur unelarge échelle (ses statistiques portent sur2500 fiévreux) l'acide arsénieux comme fébri-fuge, et en a obtenu les meilleurs résultais.Voici l'ensemble du traitement : Exemple : unsujet entre ci 6 heures du soir, pour une fièvrequotidienne dont le frisson commence à midi. Onle fera vomir le soir même. 11 prendra le lende-main matin, k à 5 heures avant l'accès, une po-tion avec 3 centigrammes d'acide arsénieux, etson alimentation n'éprouvera aucun arrêt. Sil'accès revient, l'acide sera donné à 6 centigram-mes en deux prises. En cas de fièvres rebelles,on peut ajouter à cette dose 3 autres centi-grammes administrés en lavements. Le retourau vomitif est également indiqué dans ce cas.L'acide arsénieux sera continué après la cessa-tion des accès a 3 centigrammes, pendant untemps variable de 10 jours à un mois, selonl'ancienneté de la fièvre et sa tendance à pa-raître. Le régime sera succulent pendant toutle traitement.

Selon le D r Fuster, l'acide arsénieux convientmieux dans les fièvres tierces que clans les fiè-vres quartes ou quotidiennes. Le docteur Bou-din, l'a aussi conseillé sous forme de cigares etcigarettes contre les névralgies, l'asthme.

11 a encore été employé dans les maladiesdes os, la goutte, la syphilis; contre la mor-sure des animaux venimeux. Aran, M. E. Bar-îhez, l'ont prescrit en solution aqueuse (pp.0,05 : 500) contre la chorée; A. Becquerel,M. Cahen, en pilules de 5 milligr., 2 par vingt-quatre heures, contre diverses névroses.

Uni à l'acétate, au sulfate de morphine ouà la morphine, on l'a employé, en Amérique,comme caustique dentaire. (J. ch. m., 1862.)

Dose : 2 à 6 milligram. (1/5 à 1/8 e de grain)dans un excipient approprié. Il forme la basedes pilules asiatiques, de diverses poudres etpâtes escharotiques. Le remède antieancèreuxde Lefebvre ou Lefebure de Saint-lldefonse estun soluté de 20 centigrammes de cet acidedans une pinte d'eau distillée. Il l'administraità l'intérieur par cuillerée, dans du lait édul-coré avec du sirop diacode, et à l'extérieur, enlotions ou associé à la pulpe de carotte.

Dans les hôpitaux allemands, on emploie,sous le nom d'Acide arsénieux liquide, un so-luté de 0,05 d'acide arsénieux dans 250,0 d'eaudistillée.

Une cuillerée, portée progressivement à six,le matin à jeun, dans du lait sucré, commefébrifuge. (Foy.)

Incompatibles : hydrosulfates, eau de chaux,azotate d'argent, décodés astringents.

D'après les expériences de MM. Schmidt etStuerzwage, l'acide arsénieux, même à petitescloses, introduit dans le torrent de la circula-lion, diminue de 20 à ZiO °/ 0 l'élimination del'urée et de l'acide carbonique, à laquelle cor-respond la production d'une quantité équiva-lente d'albumine et de matière grasse. Cesobservations tendent à confirmer les relationspubliées sur les Mangeurs d'arsenic de la Sty-rie, c'est-à-dire sur ces hommes qui se sontpeu à peu habitués à prendre des doses d'acidearsénieux qui, dans des circonstances ordi-naires, produiraient un empoisonnement mor-tel, produit au contraire de l'embonpoint danscertaines conditions. Ces relations, d'abordIrès-contestéesetmême ridiculisées, sont main-tenant confirmées. Le même moyen est em-ployé pour donner une belle robe aux chevauxel faciliter l'engraissement du bétail.

Acide arsénique.A cidum arsenicum.

Découvert par Schéele, en 1775.

S'obtient en chauffant l'acide arsénieux avecde l'eau régale (formée de k p. d'acide azo-tique et de 2 p. d'acide clilorhydrique), etévaporant à siccitô, à une température assezélevée; ou mieux en faisant passer un courantde chlore clans une dissolution chaude et sa-turée d'acide arsénieux dans l'acide clilorhy-drique pur, distillant pour recueillir la majeurepartie de celui-ci, et concentrant ensuite parévaporation. (J. Girardin). Aujourd'hui on leprépare en grand, dans l'industrie des couleursd'aniline, en faisant passer un courant de chloredans de l'acide arsénieux en suspension dansl'eau.