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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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ACAJOU. ACETATES.

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par évaporation à siccité du suc exprimé desgousses vertes {Bablahs) de Yacacia vera (légu-mineuses), le même qui produit la gomme ara-bique.

Il est en pains noirâtres de 125 à 250 gram-mes. Sa saveur est âpre et styplique.

2° Suc d'acacia faux, de pays ou d'Alle-magne (Schlehendomsaft,Deutscher Akaciensaftal.), obtenu à la manière du précédent, maisdes drupes du prunus spinosa ( rosacées ) denos contrées. D'un rouge brun et d'une sa-veur de pruneaux acerbes.

Ces deux extraits étaient jadis employéscomme astringents ; on leur a substitué le ca-chou. Dose : 1 à U grammes.

Incompatibles : toutes, les substances quiprécipitent par le .tannin.

V Acacia Fumesiana (légumineuses) possèdeune fleur jaune en houppe d'une odeur deviolette, très-fragrante, dont la parfumerie sesert avec beaucoup d'avantages, sous le nomde Cassie. En Provence, elle a été accli-matée, le cassie n'est qu'un petit arbuste; enEgypte et dans tout l'Orient, c'est un grandarbre. Ses fruits, appelés Balibabolahs, ressem-blent aux bablahs et ont les mômes emplois.

ACAJOU.

Deux végétaux de ce nom, mais de famillesdifférentes, fournissent des produits à la ma-tière médicale.

1° Acajou à bois, mahogon; Swieteniamalio-goni (méliacées) (Wohlriechendes Cedrela gum-mi, al.). Nous vient d'Haïti et de Honduras enpoutres équarries pour les besoins de l'ébénis-terie. En médecine, on l'a employé sous formede décoctô comme tonique et fébrifuge. Dansl'Inde, l'écorce amère de son congénère, leswieteuia febrifuga, est souvent employée àce dernier usage.

Le ca'd cidra ou quinquina du Sénégal estl'écorce du swietenia ou kaya senegalcnsisdont les noirs de la Gambie font grand usagecomme fébrifuge. M. Eug. Caventou, qui l'aanalysé, n'y a pas trouvé d'alcaloïde, mais unprincipe neutre, amer, qu'il a nommé cail-cédrin. Il a proposé des formules de sirop,teinture, vin, de caïl-cédra. (V. J.ph., 1858.)

Le juribali ou euribali paraît être l'écorced'un végétal du même genre. Elle passe pourun amer et un astringent puissant.

2° Acajou à pommes; Cassuvium occiden-tale (térébinthacées) (Kaschunussbaum. Al. ;Caskeiv nul , Ang. ; Acajaiba , Bres. ; Kajiu,Ch. ; Caisse appel, Hol. ; Caobo, Ind.), arbred'Asie et d'Amérique. On emploie le fruit,connu sous le nom de noix, de châtaigne d'a-cajou ou d'anacarde occidentale : il a tout àfait la forme d'un rein, ou encore celle d'unefollicule de séné qui serait arrondie au lieu

d'être plate. Le péricarpe est très-dur et sacouleur est grisâtre. Il renferme une amandeblanche , oléagineuse , douce. Le péricarpecontient un suc résineux, d'abord fluide, maisqui se concrète avec le temps ; il est excessi-vement caustique; on l'employait jadis pourdétruire les verrues, nettoyer les ulcères ma-lins, et comme vésicant. Cette matière se com-pose, selon Stœdeler, de deux corps, l'acideanacardique et le cardol auquel l'action vési-cante doit être rapportée.

La gomme d'acajou est fournie par l'acajouà pommes : elle a beaucoup de l'aspect dusuccin. Elle est inusitée comme le reste.

L'anacarde orientale ou fève de Malac estfournie par une autre térébinthacée, l'anacar-dium orientale ou officinarum (semecarpus ana-cardium L.), arbre des Indes cultivé aux An-tilles. Comme la noix d'acajou, le péricarpecontient un suc caustique et l'amande est co-mestible, aussibienquele pédoncule charnu.ACALYPHA INDICA (Euphorbiacées).

Plante 0 indigène de toutes les parties del'Inde et qui figure dans la pharmacopée dece pays ; le jus des feuilles est employé commesuccédané de l'ipécacuanha particulièrement,chez les enfants à la dose d'une cuiller à thé.

Les feuilles de VAcalypha hispida sont con-sidérées aux Indes comme un spécifique desaffections diarrhéiques.

ACANTHE.

Acanthe molle, Branc ou Branche-ursineAcanthus mollis (acanthacées).

Gemeine Baerenklaue, Baerenklauenkraut, al.; Bear'sfoot, ang.; Acanto, esp., it., por.; Beerenklaau,hol.; Biornkloe, su.; Ayou pentehesi, tur.

Les feuilles architecturales de cette plante %ont été employées en cataplasmes, en lave-ments et bains, comme érnoiliént. Dans quel-ques pays de l'Orient, c'est un vulnéraire ouplutôt une véritable panacée. Le thuongson, dont les feuilles sont employées, chez lesAnnamites, comme fébrifuge (J. Ph. 1862)paraît être de la même famille.

ACÉTANILIDE.( An (ifébrine, Phénylacétamidé)Poudre blanche, cristalline, inodore, à sa-veur légèrement piquante; sol. dans 100 p.d'eau, dans l'alcool, l'éther.

S'obtient par action de l'acide acétiquecrist. (240 p.) sur l'aniline pure (372 p.)Antipyrétique, antirhumatismal.Dose "; 0,20 à 0,50 p. 2i h.

ACÉTATES.

Kallat, ar.; Essigsaures, al; Acetato, esp.; Acetati,iT.Uksusnoskisloi, RDS.

Sels résultant de la combinaison de l'acideacétique avec les bases soit minérales, soitvégétales.