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ART DE FORMULER.
tive est appliquée à la confection de sparadrapspropres à rapprocher les bords des plaies ou àl'établissement d'appareils inamovibles pour letraitement de certaines fractures et de quel-ques maladies articulaires.
Espèces.
Caoutchouc.
Collodion.
Dextrine.Empois d'amidon.Gomme arabique.
Gutta-percha.
Plâtre.
Sparadr. et taffet.
Ordre VIII. — Odcojtalgiques. — Agentsdestinés à combattre les douleurs dentaires.
ESPÈCES.
Alcool.
Camphre.Chloroforme.
Cochléaria.Créosote.Cresson de p.
Dentelaire.
Ether.Girofle.Opium.Colorai.
Ordre IX. — Cosmétiques (xotu^'w, j'orne).— Agents destinés à conserver ou à restau-rer la beauté de la peau, des cheveux, desdents, etc.
1° Cosmétiques cutanés. — Leur objet estde rendre la peau plus blanche, plus diaphaneet plus souple.
Émulsions.
Fards.
Glyoérolés.
Huiles.
Laits.
Oxyde de bismuth.
Oxyde de zinc.
Espèces.
Alcalis.
Alcoolats et teint
Amandes.
Amidon.
Bains aromatiq.
Carmin.
Pâtes et farines.
Pommades.
Poudres.
Savons.Sels.
Vinaigres.Talc.
2° Cosmétiques capillaires. — Ils ont pourobjet de rendre les cheveux plus flexibles,plus brillants, de les teindre, de provoquerleur croisssance, d'en empêcher la chute ou,contrairement, de les détruire.
Pour leur donner de V éclat : des pommades,des huiles.
Pour les teindre : des poudres plombifères,des solutés de nitrate d'argent et de sulfuresalcalins (ces derniers suivis ou précédés deremploi d'un sel métallique en dissolution).
Pour les faire croître ou en empêcher lachute : des stimulants, des toniques et des as-tringents (alcool, borax, sulfate de quinine,rhum, tannin, pommades excitantes, etc.)
Pour dépiler (êpilatoires) : chaux, orpiment,sulfhydrate de soude, sulfure sulfuré de cal-cium.
3° Dentifrices.
Espèces. Cochléaria.
Alun. ^^^^^Bol d'Armén.Carb. de chaux.— de magn.Charbon.Chlorur. d'oxyd
Corail. ^^^^^Crème de tartre.Gayac.Laque, résine.
Magnésie.Mastic.
Os de seiche.
Pierre ponce.
Quinquina.
Batanhia.
Sang-dragon.
Suit', de quinine.
Tan.
(V. Art de formuler et Mémorial thérapeu-tique.)
ART DE FORMULER (1]
L'application des connaissances acquises enchimie, physique, pharmacie, histoire natu-relle et en thérapeutique, à l'emploi des médi-caments constitue Yœrt de formuler.
L'art de formuler, pour être pratiqué avecsuccès, exige donc des connaissances appro-fondies et variées, auxquelles il faut joindredes qualités qui ne s'enseignent pas, c'est-à-dire un tact parfait et un discernement à touteépreuve. Aussi ne craignons-nous pas de direque l'art de formuler est le critérium de lamédecine : ars medica est id quod est proptertherapeuticen. C'est, en effet, à la formule
(1) On nous accusera peut-être d'avoir empiété danscertains passages sur une science qui n'est pas la nôtrepropre; mais nous ferons remarquer qu'en composant cetarticle, nous avons cédé à la nécessité de compléter notrelivre sous le rapport médical, sur les observations quinous en ont été laites par des médecins mômes. Ce tra-vail, d'ailleurs, est le résultat de notre expérience phar-maceutique et des connaissances que nous avons acquisesdans nos relations journalières avec les médecins prati-ciens.
qu'aboutissent toutes les connaissances médi-cales ; c'est elle qui les couronne et qui faitfoi de l'habileté comme du vrai savoir du pra-ticien. Pour nous, un habile anatomiste, ungrand physiologiste, en un mot un hommeprofondément versé dans la plupart des con-naissances médicales, voire même dans cellede la pathologie, et qui ne saurait pas lesappliquer, est un savant, mais non pas unmédecin. On l'a dit il y a longtemps, le vraimédecin est celui qui guérit.
Une formule, ou, dans un sens plus étendu,une prescription magistrale est un écrit par le-quel le médecin indique les moyens de traiterune maladie. Ces moyens consistent le plussouvent en médicaments.
On nomme médicament toute substance ad-ministrée soit intérieurement, soit extérieure-ment, à l'homme malade, dans un but théra-peutique.
Le médicament est simple ou composé ; sim-ple, s'il est constitué par une seule substance :
V.