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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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OPÉRATIONS PHARMACEUTIQUES.

mités du seau dans lequel est contenu toutl'appareil. L'extrémité la plus élevée de cetube est bouc liée et sert seulement au net-toyage; par l'autre, sort le liquide distillé.Citons aussi un condensateur réfrigérant, deM. Vangindertalen, de Bruxelles ; il consisteessentiellement en deux marmites élamées,emboîtées l'une dans l'autre, et laissant entreelles une espac e circulaire très-mince (3 à kmillim.) dans lequel se fait la condensationdes vapeurs qui se meuvent en sens inverse,de deux lames minces d'eau, destinées à lescondenser. (V. Un. pharm., 1863.)

Quand on distille à l'alambic des liquidestrès-volatils, on emploie une cucurbile inter-médiaire en étain (seau ou bain-marie), quientre dans la cucurbile ordinaire préalable-ment remplie d'eau en quantité telle quel'introduction du bain-marie ne puisse la fairedéborder; le tout est recouvert du chapiteau.

Dans les localités isolées on peut construireun alambic peu coûteux avec trois estagnons,ainsi que l'a indiqué M. Elzière, pharmacienà Alais. L'un de ceux-ci forme la cucurbite, lesecond tient lieu de réfrigérant et enveloppele troisième estagnon, plus petit, soudé avec luiet qui sert de chapiteau. (V. Un.pharm., 1862).

Dans certains cas, les alambics, comme ceuxde Beindorff (V. Appendice. Economiepharm.) et de M. Nicklès, peuvent être à effetsmultiples, et fournir, outre l'eau distillée, desbains de vapeur, des bains-marie, des enton-noirs à filtration chaude, des bains de sable,offrant des températures de 15 à 100°; desétuves pour fermentation, dessiccation, etc.

La distillation à l'alambic se fait le plussouvent avec l'eau mise en vapeur dans l'appa-reil même. Mais elle se fait quelquefois, depréférence, par la vapeur venant d'un généra-teur (V. Eaux distillées). Dans l'industrie, onapplique la vapeur surchauffée, à la distillation,pour obtenir des acides gras, de la glycé-rine, etc.

Les anciens comparaient la distillation à unrhume de cerveau, ou, plus exactement celui-cià celle-: l'estomac était la cucurbite; la tête,le chapiteau ; et le nez, le serpentin.

La distillation à la cornue (distillation perlatus des anciens) ne diffère pas de la précé-dente ; la cornue (de verre, de terre, de por-celaine ou de métal) contenant les matières àdistiller, est munie d'une allonge et d'un réci-pient ou ballon de verre tubulé, recevant leproduit de la distillation et surmontéd'un long tube pour faciliter la condensationdes vapeurs et porter dans une cheminée lesgaz méphitiques, ou à odeur désagréable, quise dégagent dans le cours de certaines distil-lations.

Suivant la nature des matières sur lesquelles

on opère, le chauffage se fait à feu nu, ou aubain de sable, au bain de liquide ou bain-marie (des mots latins balneum maris, parcequ'autrefois on employait l'eau de mer), lors-que la substance à distiller est susceptible des'altérer par l'application directe de la chaleur,ou difficile à préserver d'une ébullition tumul-tueuse , comme les liqueurs alcooliques ouéthérées. Parce moyen, on a une températureconstante qui est de 100° si l'eau pure formele bain liquide, ou supérieure à 100°, si onemploie l'eau saturée de sels qui retardent sonpoint d'ébullition (Voyez le tableau, p. 48).Le mercure, l'huile, l'alliage de d'Arcet peuventaussi servir de bains pour des températuresencore plus élevées; ainsi le bain d'huile peutêtre échauffé jusqu'à 300° ; le bain d'alliage,jusqu'au rouge.

Dans la distillation à la cornue, la panse decelle-ci répond à la cucurbite, la voûte et lecol remplissent les fonctions du chapiteau del'alambic; la condensation des vapeurs com-mence dans le col, continue dans l'allonge et s'a-chève dans le récipient; ce dernier est entouréd'un linge mouillé ou arrosé constamment parun fdet d'eau froide ou fixé fortement par desficelles dans une terrine remplie d'eau qui estrenouvelée de la même manière que dans leréfrigérant à serpentin; lorsqu'on opère sur desliquides très-volatils, le récipient est entouréd'un mélange réfrigérant (V. le tabl., p.Zi9 et 50).

On peut aussi employer Je réfrigérant deLiebig (fia. 29), qui se compose d'un cylindreen fer-blanc servant d'enveloppe à un tube deverre fixé au moyen de bouchons, et portantdeux tubulures, l'une, inférieure, pour le pas-sage de l'eau froide qu'y amène un tube à en-tonnoir, l'autre, supérieure, pour la sortie del'eau chaude que déverse un siphon.

La distillation sert, en pharmacie, à la pré-paration des hydrolats ou eaux distillées, desalcoolats, des huiles essentielles.

La distillation à l'alambic est ce qu'on ap-pelait autrefois la distillation per ascensum,c'est-à-dire par ascension des vapeurs. Quantà la distillation per descensum qui avait pourbut de forcer les liquides à distiller de haut en.bas, c'est un mode \ icieux qui n'est plus guèreemployé que dans quelques pays, comme laRussie, pour la distillation de certains bois.

Une distillation réitérée prend, suivant lescas, les noms de rectification (s'appliquant plusspécialement aux liquides plus légers quel'eau, comme l'alcool, l'éther), cohobation- rcette dernière consiste à distiller la même eausur de nouvelles plantes, afin d'obtenir un pro-duit plus chargé.

Par extension, on nomme distillation sèche,la décomposition par la chaleur, dans des ap-pareils distillatoires, de matières solides sus-