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OPÉRATIONS PHARMACEUTIQUES.
faciliter sa combinaison avec le mercure;liquéfaction du beurre de cacao ou du beurrede muscades pour le dépurer par le filtre; pré-paration des onguents, emplâtres.
Quant à la fusion proprement dite, on dis-tingue la fusion ignée, produite par l'actionimmédiate du l'eu sur le corps solide, commecela a lieu pour les métaux ; la fusion aqueuse,où la chaleur agit sur l'eau combinée à lasubstance du corps solide ; exemples : lessels cristallisés qui fondent, par l'applicationde la chaleur, dans leur eau de cristallisation;la préparation des pierres médicamenteuses{Pierre divine, Pierre de Knaup, etc., etc.).
Torréfaction. — Opération dans laquelleon soumet les matières organiques a l'actionimmédiate de la chaleur afin de leur enleverd'abord toute l'eau qu'elles contiennent, puis deleur faire éprouver un commencement de dé-composition qui les colore et donne naissanceà des produits variant avec les corps torréfiés,et qui en modifient les propriétés. .C'est ainsique, par la torréfaction, le café devient aromati-que, la rhubarbe perd de ses propriétés laxati-ves; l'opium, son principe vireux; la fécule de-vient soluble dans l'eau, etc. La torréfactions'opère soit au bain de sable dans des vases deterre (têts), de porcelaine (capsules) ou de mé-tal, comme pour les éponges, la rhubarbe; soitdans des cylindres de tôle horizontaux oubrûloirs tournant sur leur axe, au-dessus d'unfoyer, comme pour le café, le cacao. Ces brû-loirs sont munis, à leurs parois, d'une portepar laquelle on introduit les grains de cale oude cacao, et on surveille les diverses phasesde l'opération.
Il est un corps qui se retrouve toujours dansla torréfaction, c'est VAssamare (de assure, tor-réfier, et amortis, amer), ou amer du rôti, deM. de Reichenbach. Cette substance qui n'estqu'un mélange complexe (Gêlis), est amorphe,d'apparence gommeuse, d'un jaune d'ambre,d'une saveur franchement amère. très-solubledans l'eau, soluble dans l'alcool bouillant, inso-luble dans l'éther; c'est ellequi donne la saveuramère que le pain, le sucre, le café, les fruits,la viande, etc., acquièrent par un grillageplus ou moins prolongé.
Calcination, Grillage, Incinération.—Ap-plication de la chaleur à des substances so-lides pour leur conversion en chaux (Calx,d'où leur nom de calcination), comme cela alieu pour le carbonate de chaux (craie, mar-bre, etc.), pour le carbonate de magnésie; oupour leur faire perdre un ou plusieurs deleurs principes volatils; ex. : Valun, qui enperdant son eau de cristallisation est trans-formé en alun cideiné. Cette opération a pourcorollaires : la décrépitation, par laquelle onenlève l'eau d'interposition de certains sels
(sel marin, azotates de plomb, de baryte, etc.)qui produisent en même temps une sorte depétillement ; le grillage ou calcination à l'airlibre; ex. : sulfure d'antimoine converti enoxysidfure ; {'incinération ou conversion encendres {in cinerem vertere). Ces opérations selent à l'air libre dans des vases à large sur-face (têts, chaudières en fonte); en outre, onagite continuellement afin de multiplier et derenouveler constamment les surfaces en con-tact avec la partie chauffée du vase.
Quelquefois on facilite l'incinération parl'oxygène que fournissent certaines substancesen se décomposant, telles que l'azotate et h'chlorate de polasse, ou mieux le bioxyde demercure, l'azotate d'ammoniaque, qui ont l'a-vantage de ne laisser aucun résidu fixe, ou en-core par l'oxygène lui-même. (V. Un. Pli. 1868).M. Béchamp a proposé l'azotate de bismuthdissous et titré (V. .1. ph. 1871).
On nomme souvent nstion une espèce d'in-cinération en vases clos qui ne s'appliquequ'aux matières organiques (végétales ou ani-males). C'est une véritable distillation dont onne recueille pas les produits, et dont le résul-tat ultime est du charbon. Exemple : ustion! des os dans des creusets ou dans des cylindresen fonte, fermés, pour obtenir le noir animal.
Vaporisation ou Gazéification. — Conver-sion d'un solide ou liquide en vapeurs ou engaz avec ou sans l'application de la chaleur;dans cette opération^ on ne considère que lavapeur et ses eifets. Ex. : fumigations dechlore, cVac. azoteux ; fumig. aromatiques, etc.La manière de produire ces fumigations variesuivant la nature de la vapeur produite, suivantl'emploi auquel on la destine (X. Fumigations).
Evaporation. — Cette opération a pourbut de concentrer une solution ou d'en séparerla substance dissoute, en enlevant une partiedu dissolvant, soit par Y evaporation à l'airlibre ou spontanée, soit à l'aide de la chaleur(à feu nu, au B. M., au B. S., à la vapeur, àl'étuve), soit par l'évaporalion dans le vide.Ces différents procédés d'évaporation sontusités dans la fabrication des produits chi-miques , pour obtenir des solutions concen-trées, des cristallisations;'en pharmacie, dansla préparation des extraits, conserves, mellites,gelées, pâtes,
L'évaporation à l'air libre, à la températurede l'atmosphère, dépend de celle de l'air, deson état hygrométrique et de, la vitesse de sonmouvement. L'évaporation se"fait d'autant plusvite que l'air est plus chaud et plus sec etque sa marche est plus rapide. 11 peut arrivernéanmoins que l'évaporation se fasse mieuxdans un air froid que dans un air chaud, si lepremier est sec, et le second chargé d'humi-dité. L'évaporation, dans le vide, à la tempéra-