100 SYNOPSIS
PÉRICOROLLIE.
Corolle insérée autour de Fovairë.
Nous décrivons, clans celte classe, les éricinées et les campannlacées, que l'on peut ainsidistinguer: les premières sont, en général, des plantes ligneuses, ayant 8 ou 10 étamines et unovaire supère (excepté dans le genre vaccinium), tandis que les dernières sont des plantes her-bacées, lactescentes, ayant 5 étamines et un ovaire infère. Ces deux familles sont particulière-ment remarquables en ce que les plantes gamopélales qu'elles renferment n'ont point les éta-mines insérées sur la corolle, contrairement à ce qui se voit ordinairement.
ti8. ÉRICINÉES.—PI. ligneusesà feuilles entières , ait. ou vertic.,souvent coriaces et persistantes ;cal. persistant à U ou 5 div. ; cor.quelquefois marcescente à k ou 5div.; étam. en général en nombredouble des div. de la cor.; anlh.quelquefois bicornes, s'ouvrant parun pore, au sommet ; ov. à i-5log. multiov; 1 styl.; 1 stig. à 4-5lob. ; caps, à plusieurs log. poty-spermes dont la déhiscence est sep-ticide ou loculicide; ou baie po-lysperme; périsperme charnu.
49. CAMPANULACÉES. — PI.
ordinairement herbacées, lactes-centes, à feuil. ait. ; cal. persistantà Zi-5-8 div. ; cor. régulière ou ir-rég., marcescente; ov. à plus. log.multiov.; 1 styl.; 1 stig. lobé;caps, à plus, loges polyspermes,s'ouvr., vers la partie supérieure,par des trous, ou, sur les côtés,par des valves ; graines très-petites;embryon ax'ile et droit; périsper-me charnu.
ovairesupère.
ovaire
infère.
Erica (bruyère, uwa ursi, Gaultherie, Winter
green). Déhisc. loculicide; 8 étam.Calluna (caliune). Déhisc. septicide; 8 étam.Rhododendron. Cor. en cloche, un peu ir-
régul., à 5 div., 10 étam.; caps, à 5 loges
et à 5 valves.
I Vaccinium (airelle). Cal. entier ou à !i dents ;
8 étamines ; fruit charnu, ombiliqué.( Pyrola (pyrole). Type très-voisin.
Corolle | Lobelia (lobélie). Cor. à 2 lèvres et résupinée ;[irrégulière. | capsule biloculaire.
Phyteuma (raiponce). Fleurs en épi serré ;
divisions de la corolle linéaires.Campanula ( campanule ). Cor. en cloche ;
caps, ovoïde, striée, à 3-5 loges.
Les Lobelias, constituent,pour certains botanistes, le type'des LOBELIACÉES;
Corolle lrégulière \ant. lib. (
EPICOROLL1E — SYAANTHÉRIE.
Corolle insérée au-dessus de l'ovaire; anthères soudées.
La famille des synanthérées est la plus nombreuse de toutes ; elle comprend environ la dou-zième partie des végétaux connus. Cette famille est du petil nombre de celles qui offrent tantde ressemblance dans tous les points de l'organisation des individus qui les composent, que detout temps on les a regardées comme des familles, maigre les classifications plus ou moinsarbitraires. La nature, en effet, semble avoir créé ces familles pour éclairer le bolaniste dansla recherche des affinités des productions végétales entre elles.
L'inflorescence des synanthérées est très-remarquable. Essayons ici de l'expliquer. Supposonsque des fleurs soient disposées en épi, sur un axe qui soit formé d'une matière très-compres-sible, par exemple, de moelle ; maintenant refoulons cet axe sur lui-même et nous aurons uneinflorescence en tête: celle des synanthérées; la partie sur laquelle ces fleurs naissent(réceptacle) sera alors évasée, elle sera ovoïde, plane, plus ou moins concave, suivant que l'axeaura été plus ou moins refoulé, plus ou moins comprimé. Les organes que l'on troine sur leréceptacle, à la base de chaque fleur, doivent être considérés comme des bractées qui, à causede la condensation des parties de la fleur, sont réduites en écailles ou paillettes; les pièces quiforment l'involucre sont également des bractées, mais qui, se trouvant placées dans la partieinférieure de l'axe, n'ont pas été aussi gênées dans leur développement.