96
SVNOPSIS
Fleurs
manies
d'un
éperon.
21. ORCHIDÉES.—PI. à raci-nes souvent munies de tubercu-les ovoïdes ou palmés ; fl. sou-vent enépis, munies de bractées;périanthe irrégulier, à G div. dis-pos, sur 2 rangs, dont 5, en gé-néral, supérieures, souvent rap-prochées, forment une espèc?de casque, et dont la 6% inté-rieure (labelle ou tablier), plusgrande, de forme variable, pré-sente quelquefois un éperon; sty-le soudé avec les filets stamin.,portant le stigmate et 1 à 2 an-thères qui renferment du pollenréuni en masse ; caps, à 1 loge .triv., souv. triang.; périsp. nul. /
22. AMOMACÉES. — Piaule, vïvaces à ra-cine charnue ; feuilles à nervures parallèles ;fleurs en grappes ou en panicules : périanthedouble; calice à 3 sépales colores; corolle à3 divisions, étamines fertiles ; ovaire à 3 logespluriovulôes ; style à stigmate scyathiforme ;capsule tricolaire; graines à embryon cylin-dracé dans un endosperme simple ou double.
Les Broméliacées (ananas) ; Musacées (bananier) ;voyageur) sont des lamilles voisines des amomées.
/ Or.cais. Pollen en masses naissant de deux ré-\ tinacles distincts, nus, ou renfermés dans
un seul sac. Racine tuberculeuse./ Yamlla. Sarmenteuse et parasite.' AngRjECUm (faham). Très-voisin de la vanille.
Ophris. Masses polliniques naissant de 2 réti-nacles enfermés dans 2 sacs distincts. —Hac. tuberc.
Epipactis. Pollen en masses, comme pultacéracine non tuberculeuse.
Malaxis. Pollen en masses solides comme dela cire ; fleur renversée, c'est-à-dire divi-sions irrégulières du périgone placées ducôté supérieur; racine tuberculeuse.
Canna (Arrow root de l'Inde); Marakta
(arrowroot des Antilles).Zinziber (gingembre); Curcuma; Elettaria;
Costus; Amomum (cardamomes); Koempferia
(zédoaire).
Streliztia; Ravenala (arbre du
DICOTYLÉDONES
Dans ces végétaux : 1° l'embryon présente 2 lobes distincts; ces lobes, opposés et placés àla même hauteur, sont deux cotylédons; ils oui d'autant plus d'épaisseur que l'endosperme estplus mince ou n'existe pas du tout. La gemmule est située entre les deux cotylédons qui larenferment en partie. La ligelle, ou rudiment de la tige, est plus ou moins développée; elle estla partie qui élève les cotylédons, quand ils se montrent hors de terre au moment de la germi-nation. La radicule est cylindrique et nue; elle s'allonge pendant la germination et devient laracine.
2° La racine dans les dicotylédones a toujours un pivot qui fait suite à la tige.
3° La tige, quand elle appartient aux arbres de nos forêts, est conique, allongée et terminéeà son sommet par des divisions de plus en plus petites. Coupée en travers, on voit qu'elle est for-mée de deux parties bien distinctes qui croissent en sens inverse : l'une interne est le bois,l'autre externe est l'écorce. La première offre au centre un canal rempli de tissu cellulaire,c'est la moelle; ce canal est entouré de couches concentriques emboîtées les unes dans les au-tres, et dont les plus intérieures plus foncées, plus compactes, constituent le bois proprementdit ; les couches extérieures, d'un tissu moins dense, moins serre et plus pale, forment l'aubier :ces couches sont traversées par des productions médullaires communiquant avec l'écorce.
La seconde partie de la tige (l'écorce) enveloppe la première : elle est formée d'abord de1'épiderme, membrane cellulaire qui recouvre la surface des plantes, puis des couches subé-reuse, herbacée et du liber. — Entre l'écorce et le bois se trouve une couche cellulaire ditezone d'accroissement.
W Les feuilles sont à nervures rameuses et anastomosées.
5° Les fleurs offrent dans les parties qui composent chaque verticille ordinairement le nombrecinq ou un de ses multiples. En général, la corolle et le calice existent. Les dicotyl. sont beau-coup plus nombreux que les acotyl. et les monocotyl. réunis. A cause de cela, ils ont dû exigerplus de classes : celles-ci ont été trouvées dans l'absence ou la présence de la corolle. Les di-cotyl. n'ont qu'une enveloppe florale, qui a été regardée par de Jussieu comme un calice, oubien ils en ont deux dont l'une porte le nom de calice et l'autre de corolle. La corolle est tantôtformée de pièces soudées, tantôt de pièces distinctes : de là, nous avons les dicotyl. apétales,les dicotyl. monopétales et les dicotyl. polypétales.