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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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PRÉFACE

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Trente mille indications, venons-nous de dire! Cette énonciation n'est-elle pas par elle-mêmetout un programme? ne donne-t-elle pas la mesure de l'extrême variété des matériaux dulivre? En effet, nous y avons rassemblé, de la manière la plus substantielle possible, tout cequi peut être utile, en quoi que ce soit, à l'exercice complet de la Pharmacie, depuis lesdocuments scientifiques les plus relevés jusqu'aux choses de l'économie industrielle etdomestique les plus vulgaires, mais étant encore du domaine du Pharmacien ou se rapportantà ses connaissances.

En résumé, nous croyons n'avoir rien négligé pour donner à notre livre ce cachet d'utilitégénérale, et atteindre le but que nous nous sommes proposé tout d'abord, savoir : faire deYOfficine un guide pratique de tous les instants, et qui fût entre les mains de tous les membresde la famille médicale.

Bien qu'on n'ait pas toujours usé du même procédé envers nous, rendant à chacun ce qui luiappartient, YOfficine abonde en citations d'Auteurs. Ce fait nous suscite une réflexion : cettecirconstance ne serait-elle pas l'origine d'une appréciation inexacte de notre livre? En effet,lors des premières éditions, quelques confrères, n'admettant pas qu'un jeune auteur pûtbeaucoup tirer de lui-même dans l'exécution d'un ouvrage de longue haleine et qui semblaitexiger une vieille expérience, ne voulaient considérer YOfficine que comme une œuvre decompilation, à laquelle ils reconnaissaient seulement le mérite d'une heureuse réussite. Notreesprit de justice à l'égard des autres avait rendu injuste envers nous ; on n'avait pas voulu voirqu'entre les nombreuses citations du bien d'autrui, nombreuses aussi étaient les parcelles denotre bien propre, considérable était notre apport. Mais aujourd'hui il n'est plus personne quine reconnaisse que, neuve dans sa conception, ce qui est déjà quelque chose, aucun traité depharmacie, aucune pharmacopée ne contient plus de documents et d'aperçus originaux queYOfficine; qu'aucun ne peut faire progresser davantage la pharmacie théorique et pratique;qu'aucun ne peut donner aux médecins des notions de pharmacologie proprement dite plusétendues et pouvant aider davantage au progrès de la thérapeutique.

Nous venons de faire ressortir les richesses et les avantages de notre livre, mais s'ensuit-il quenous le croyions à l'abri du blâme? Assurément non. Le Codes, qui seul serait autorisé à cetteprétention, à peine venait-il de paraître, que déjà il était l'objet de reproches : des erreurs, deslacunes, des inconséquences y ont été signalées. Loin donc d'ajouter à ces critiques, nous enprenons texte, au contraire, pour réclamer l'indulgence pour nous-même. En effet, YOfficinecontenant des matériaux en bien plus grande quantité, touchant à de nombreux sujets restésétrangers au livre officiel, bien plus grandes et nombreuses sont ses imperfections.

DORVAULT.