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5 (1792) (1792)
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566 ï A B L E GÉNÉRALE

remplie le verre à moitié d'une étoupe de moche <su decocon , qu'on fait tenir dans le fond avec de la cire oude la térébenthine. On commence par faire chauffer lé-gèrement le vaiffeau , s'il eft de verre, crainte qu'il necaffe , enfuite on met le feu à l'étoupe : on place aufii-tôcJa ventoufe fur la partie de la douleur , ou fur la partiequi en eft voilîne. La flamme s'éteint peu à peu : maisla chaleur qu'elle a communiquée, en raréfiant l'air con-tenu dans le vaiffeau , attire la peau du dedans au-de-riors : cette peau fe lève & forme une vefiîe : fi on fccontente de cette limpie veflîe , & il eft des cas où ellefunic , on appelle cette Vtntoufe sieht ( car on obfer-vera qu'on appelle également ventoufe l'effet de cetinf-trument ) : mais le plus fouvent on fait des ¡ncifions furc.ette veflîe avec une lancette; après quoi , on appliquede nouveau la ventoufe, avec les mêmes attentions, &elle attire abondamment le fang & les autres humeurs.On a donné, á ces incifions , le nom de fearifications , d'oùvient que cette ventoufe s'appelle Vtntoufe fearifiée.

Ce remède ne le cède point à la faignée pour les bonseffets : on l'eftime même plus utile : car la douleur quecaufe la ventoufe fearifiée , & que ne procure pas la fai-gnée, a cet avantage, qu'elle diffipe l'engourdiffemenr.des fens; ce quila rend très-importante dans l'apoplexie& les autres Maladies accompagnées d'affoupiffement;& il eft prouvé, par des obfervacions multipliées de Prati-ciens habiles, qu'elle procure fouvent le plus grand foula-gement dans la pleuréfie , furtout dans la fauffe pleurélîe ,quand elle eft appliquée près du liège de cette Maladie.Prefcrite, tome II , pages 91 , 100; tçtrte lli,fegcc<57, 83,173, 250, 389.

Ventouse fearifiée. (Voyez Ventouse.)

Ventouse, sèche. ( Voyez Ventouse.)

VENTRICULE , nom par lequel les Médecins défignentfouvent Yeiiomac. (Voyez ce mot.)

Ventricules ¿a caur. (Voyez ce que c'eft, tomt l f p.27 , note. ~)

VENTS. Combien eft funefte l'opinion prefque unîverfellcqui fait croire que les douleurs violentes de l'eftomac &des inteftins font toujours occafionnées par des vents ,tome 11, p. 368. Traitement des douleurs d'eftomaccaufées par des vents, tome III, f. 87 ; du hoquet,, ayant la même caufe, f. 334.